Esparron-de-Pallières, anciennement Esparron jusqu'au , est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie

Localisation

La commune d'Esparron-de-Pallières est située dans le Haut-Var, au nord-ouest du département, dans une région de collines s'étageant entre d'altitude.

Elle est distante de de Saint-Maximin-la-Sainte-BaumeItinéraire. et 39,4 de Brignoles.

Quatre Routes Départementales traversent la commune d'Esparron-de-Pallières : D561 (Rians - Varages) ; D70 (Ginasservis - Saint-Maximin-la-Sainte-Baume) ; D65 (Artigues - La Verdière) ; D470 (Saint-Martin-de-Pallières - La Verdière).

Géologie et relief

Environnement

Le village est accroché à un flanc de colline orienté vers le nord-ouest, donc mal protégé des intempéries.

Risques naturels

La commune est classée en zone de sismicité 1A (très faible mais non négligeable). Le risque naturel majeur est celui des feux de forêts. La plus récente catastrophe naturelle subie par la commune date du (inondations et coulées de boue).

Protection

La commune est partiellement concernée par trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type II : montagne d'Artigues ; bois de Mont Major ; plaine de la Verdière et de GinasservisFiche "Esparron" sur le site de la DIREN PACA..

La commune est aussi concernée par le classement au titre de Natura 2000 de : la montagne Sainte-Victoire comme zone de protection spéciale (ZPS)Fiche fr9310067 sur le site ministériel Natura 2000. ; la montagne d'Artigues comme « site d'importance communautaire » (SIC)Fiche fr9301605 sur le site ministériel Natura 2000..

Sismicité

Il existe trois zones de sismicités dans le Var : zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer ; zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la Montagne Sainte-Victoire, au Massif de l'Esterel ; zone Ib : risque faible. Ce risque le plus élevé du département (qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale), concerne vingt et une communes du nord du département.

La commune d'Esparron-de-Pallières est en zone sismique de très faible risque "Ia"sismicité du Var sur le site de la préfecture..

Hydrographie

Son centre se trouve sur un seuil géographique faisant communiquer le bassin de l'Abéou, affluent de la Durance, à l'ouest, et celui de l'Eau Salée, affluent de l'Argens, à l'est.

Cours d'eau traversant la commune : ruisseau de Malvallon.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Varages », sur la commune de Varages à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Voies de communications et transports

Voies routières

La commune est traversée par la route départementale 561, qui relie Peyrolles-en-Provence, sur la Durance, à Barjols, partie de la seule transversale ouest-est du haut-VarL'ancienne « ligne Central-Var » des chemins de fer de Provence empruntait d'ailleurs cet itinéraire.. Secondairement, la relie Esparron-de-Pallières à Ginasservis et Vinon-sur-Verdon au nord, et à Saint-Maximin au sud ; la relie Esparron-de-Pallières à la Verdière.

L'autoroute A8 (Aix-Nice) est située à au sud (échangeur n°34 de Saint-Maximin). L'autoroute A51 (Marseille-Gap) est située à au nord-ouest (échangeur n°17 de Cadarache).

Transports en commun La gare de Meyrargues (sur la voie ferrée Marseille-Gap), est à à l'ouest.

La Ligne de Bus ZOU! 814 (Vinon - Saint-Maximin) dessert la commune

La gare d'Aix-TGV est située à au sud ouest d'Esparron-de-Pallières.

Communes limitrophes

Urbanisme La commune dispose d'un plan local d'urbanismePLU, sur Géoportail de l'urbanisme..

Typologie Au , Esparron-de-Pallières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,9 %). Cette proportion est identique à celle de 1990 (76,9 %). La répartition détaillée, en 2018, est la suivante : forêts (55,5 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (13,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,6 %), terres arables (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Intercommunalité La commune est membre de la Communauté de communes Provence Verdon et du Pays de la Provence Verte.

Histoire Le développement d'Esparron suit un schéma classique que l'on retrouve dans de nombreux autres villages perchésLe village perché d'Esparron à Esparron de Pallières. de Provence.

La présence humaine est attestée sur le site dès l'époque préhistoriqueHistoire et archéologie de la commune d’Esparron de Pallières., dans la vallée de Vances (qui relie Rians à Saint-Martin). Divers camps celto-ligures couronnaient alors les collines avoisinantes : à Montmajour, à Artigues ainsi que sur la commune de Saint-Martin. Vient, ensuite, la colonisation romaine. La vallée de Vances se trouve à proximité de la voie reliant Aix-en-Provence à Riez. Une villa s'installe alors aux abords du site actuel de la chapelle Notre-Dame du Revest. La chapelle renferme deux inscriptions des premiers siècles Ces inscriptions attestent d'une occupation gallo-romaine. Sur le site de la villa est créé un monastère. Ce monastère est dévasté par les païens disent les textes du . Il s'agit sans doute des invasions sarrasines. Autour de l'an mil, il est reconstruit, au moment de la libération de la Provence du joug maure. On assiste à cette époque à un profond mouvement de création de points forts, de refuges sur les hauteurs. La première mention du « castrum de Sparrone » date de 10251.2 Origine du nom d’Esparron.. Esparron est alors partagé en deux seigneuries : un fief ecclésiastique autour du monastère Notre-Dame, appartenant à Saint-Victor de Marseille, et une seigneurie laïque appartenant à Geoffroy de Rians et à son frère Hugues des Baux. Au cours du , le monastère reçoit un certain nombre de donations qui sont parfois des redditions. On a en effet bien du mal à libérer l'Église de la tutelle des laïcs. En 1177Acte comtale en faveur de Saint-Victor de Marseille d'après Yann Codou, Les églises médiévales du Var, Editions Les Alpes de lumière, 2009, 238 p. , ., pour conforter leur seigneurie qui représente environ le tiers des terres arables, les moines font venir les habitants du Revest, une villa située entre Esparron et Rians. Un bourg castral se développe ainsi sur les hauteurs de l'actuelle chapelle Notre-Dame du Revest au .. L'indication de la date de naissance de cet habitat parait dans une charte de 1177 par Alphonse II d'Aragon. Une seconde communauté d'habitants est de ce fait fondée à Esparron aux côtés du castrum. Les textes la mentionnent sous le nom de « Bastida Sparroni »Bourg castral du Revest-Notre-Dame.. C'est l'époque d'émergence des bastides, c'est-à-dire des habitats groupés intercalaires. De la même époque date la création de la bastide du Prévôt sur le territoire de Barjols et celle de la bastide de Pontevès sur celui de Pontevès. Au début du , la population d'Esparron peut être estimée, d'après des documents fiscaux, à 240 habitants. Celle du Revest est quant à elle estimée à environ 50 habitants. Cette région est très fortement atteinte par la Grande Peste de 1348 (Début de la deuxième pandémie : ). Le Val de Rians perd entre 50 et 30 % de sa population. Les chiffres avoisinent 40 % pour les petites unités humaines. Le Revest disparaît peu après. Dans le premier quart du , l'église est en ruine et désaffectée ; le lieu est depuis inhabité. Esparron a ressenti également durement le choc. En 1471, on ne comptait plus que 70 habitants. Mais la reprise démographique ne tarde pas à se faire jour. Celle-ci est fulgurante puisqu'on compte près de 400 habitants en 1518. Les transactions répétées entre seigneurs et communauté en attestent. Il faut régler les conflits d'utilisation de l'espace. Car, avec la dépopulation, les seigneurs ont développé considérablement l'élevage ovin, profitant des terres abandonnées. Esparron et les villages alentour sont dès lors des lieux d'hivernage d'importants troupeaux. On dénombre plus de 7000 têtes regroupées à Esparron en 14256.5 La population d’Esparron.. Avec le retour des hommes, les besoins en terre augmentent. Avec l'accroissement de la population du village, l’église paroissiale devient quant à elle trop petite. Elle est, de surcroit, en mauvais état. On pense, donc logiquement à l'agrandir en 1546.

La bataille d'Esparron (15 et 16 avril 1591) Bataille entre les forces royalistes commandées par Lesdiguières et La Valette et les troupes de la Ligue et du duc de Savoie.

Seigneurs d'Esparron Au début du , nous connaissons Geoffroy de Rians et Hugues des Baux. Puis le fief passe à la famille des vicomtes d'Esparron, alliée à celle des vicomtes de Marseille.