Mons (Mouns en provençal) est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Géographie Localisation Village perché, construit sur un énorme rocher, village fortifié, le village de Mons offre un panorama sur la mer Méditerranée, les îles de Lérins, les Maures et par temps clair, la Corse.
Géologie et relief Le territoire, d'une superficie de ha, s'étage du confluent de la Siagne. et de la Siagnole à jusqu'au plus haut sommet du Var, la montagne de Lachens, à . Le village est à d'altitude. Il se trouve à la limite supérieure de culture des oliviers sur la moindre terrasse retenue par des restanques ou faïsses.
Les gorges de la Siagnole, avec leurs moulins et leurs grottes, sont chargées d'histoire.
Voies de communications et transports Voies routières Commune desservie par la départementale 563 depuis Fayence.
Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Mons bénéficie du réseau départemental Varlib.
Lignes SNCF La gare la plus proche de Mons se trouve à Grasse ().
Communes limitrophes
Hydrographie Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : La commune est arrosée par le Chautard, sous-affluent de la Siagne, long de Le Chautard, Siagne de Pare, vallons de Miron, des Mourlans, du Ray, de Barosse, des Travers, des Vennes, de Roque Abeillière, des Ambus, de Saint-Peire, ruisseaux la Camiole, le Chautard.
Sismicité Il existe trois zones de sismicité dans le Var : Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami lié à un séisme en mer ; Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel ; Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.
La commune de Mons est en zone sismique de très faible risque IaSismicité du Var sur le site de la préfecture..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St Cézaire sur Siagne », sur la commune de Saint-Cézaire-sur-Siagne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Mons est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7 %), cultures permanentes (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), zones urbanisées (1,5 %), prairies (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Mons s'écrit Mouns en provençal selon la norme mistralienne. et Mons selon la norme classique. La prononciation locale est /muŋs/.
Histoire
Préhistoire Les hommes sont présents à Mons depuis la Préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens ou autres formes de tombes. La première implantation connue s'appelait Avaye..
Antiquité Vers le milieu du , les Romains construisent un aqueduc de m qui permet de conduire l'eau des sources de la SiagnoleÉtienne M. : Les sources de la Siagnole de Mons, Thèse Doct. , 1987, Univ. Sc. et Tech. du Languedoc, Montpellier à Fréjus. Il est toujours en fonction dans son trajet sur la commune de Mons..
Moyen Âge La première mention de Mons se trouve dans le cartulaire de Lerins, qui mentionne un « Fulco de Mons » (1026-1066) qui paye l'albergue et la cavalcade (1249-1252). À la suite de plusieurs épidémies, surtout de peste, de catastrophes naturelles (hiver rigoureux), la population est décimée et, à plusieurs reprises, il faut faire appel à des étrangers de l'arrière-pays génois, les « Figouns », qui conservent leur dialecte le figoun. Ainsi, au milieu du , Antoine de Villeneuve doit à nouveau inviter une quarantaine de familles à venir à Mons. Escragnolles fait de même. 1227 : tremblement de terre de Provence (séisme douteux)..BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), Département Gestion des données Géologiques et Géophysiques. Sources : Risque et Génie Sismique (fichier Sirene) et LDG-CEA (catalogue microsismicité). Édition : LAMBERT (Jérôme), Directeur, Les tremblements de terre en France, Hier, Aujourd’hui, Demain... Éditions BRGM 1997. 1260 : premier acte d'habitation. 1348 : épidémie de peste : Avaye-Villevieille abandonné. 1364 : famine.
La mort de la reine Jeanne ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l'Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d'Anjou.. Le seigneur de Mons, Francisque de Bollière, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reineGeneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, 409 et 410 (note 42).. 1391 : sac de Callian par Raymond de Turenne (une des causes ayant concouru au dépeuplement de Mons). 1392-4 : épidémie de peste.
Le Figoun et les Figouns Les FigounsF. Toso F., Da Monaco a Gibralterra : storia, lingua e cultura di villagi e citta-satto génovesi verso occidente, Toso, Le Mani Ed., Genova, 2004, . de Mons furent accueillis (contre franchises à payer en retour) en deux périodes : 1260 et 1468. Ils provenaient principalement de la région de Vintimille (vallée de la Nervia, de Pigna). En bons maçons, ils participèrent largement à l'édification de la ville et de ses remparts. C'est à leur époque que l'olivier fut introduit dans la région. Ils sont souvent liés à la culture, au commerce et à la préparation des figues (frigoule ou frigoure), d'où leur appellation.
Le figoun est un mélange non structuré de ligure et de provençal, comme on en retrouve à Escragnolles ou Biot. Les patronymes Bosio, Brosco, Bruzon, Canille, Chappory, Chiappe, Chichon, Durante, Galliano, Machiavello, Massa, Monteverde, Olivero, Parody, Passano, Pisarello, Poggio, Porro, Restano, Risso, Sanguinetti, Traverso, y sont très répandus. Certains Monsois se servent encore du figoun quand ils ne veulent pas être compris par les « estrangers » !
L'abbé Jean-Pierre PaponJ.-P. Papon (Abbé), Voyage littéraire en Provence, Lib. Barrois, Paris, 1780, . (1780) rapporte un des premiers témoignages de ce dialecte : « On croit que c'est l'idiome des Sarrasins : on se trompe, c'est l'ancien oasis de Gênes ». Il fut utilisé jusqu'à la fin du et a laissé très peu de traces écrites.
+i m'an pillàouGrigeur Guignon, a lagna,Ou dije che l'avea de lou ben à la campagna.I m'an pillaou ca' mea;I nous m'an lascaon pa un choun.Mi foun entra misero;Sa posso me sacateroLa ca, lou ben & la terro Grigneur guignon, est tristeil dit qu'il avait des biens à la Campagne:"on m' a pris ma maisonon n'y a pas laissé un clou, Je suis dans la misère, si je puis, je rachèterai le bien, et la maison et la Terre."ou dije En 2007, dans les archives du château de Beauregard, on retrouve une dizaine des feuillets manuscrits anciens, mais impossibles à dater, portant traduction de ce qui semble être des termes de figoun et identifiés par Fiorenzo TosoToso, Fiorenzo : Da Monaco a Gibralterra : storia e culture da villagi et città-statto genovesi verso occidente, Le Mani Ed., Genova, 2004, . comme ayant des similitudes avec un patois ancien de la région Nord de Gênes ().
Renaissance 1448 : tremblement de terre nord-méditerranéen. 1468 : acte d'habitation ou transaction entre Antoine de Villeneuve et ses villageois, leur accordant des droits nouveaux. 1481 : la Provence est rattachée à la France. 1532 : arrêté municipal interdisant aux hommes et aux femmes de s'embrasser en balant (dansant) ! 1572 : Massacre de la Saint-Barthélemy : le comte de Carcès refuse de l'exécuter, Mons se range derrière lui (carcistes) et les Razats (rasés) derrière les Arcs, d'où la suite : en 1590M. Germain M., Le siège de Mouns, Parpaillon Éd., Gonfaron, 2000, ., le , le duc Charles-Emmanuel de Savoie, bon catholique, briguant la Provence, poussé par vengeance par Henri de Villeneuve, dit le Cruel, réussit l'exploit de faire monter ses canons jusqu'à Mons, commence le siège du village fortifié, les femmes le défendent en envoyant des ruches (bruscs. Voir Miel de Provence) sur les assiégeants et, faute de terre, réparent les brèches avec des matelas de feuilles et de foin. Au les Savoyards pénètrent dans la cité... une vingtaine d'assiégés sont pendus et Mons est condamné à une amende de écus.
Période moderne 1613 : neige abondante. 1629 : peste. 1644 : tremblement de terre Nice-MarseilleLe séisme de 1644. 1685 : arrêté municipal interdisant l'achat d'olives (pour éviter les vols sur l'arbre). 1709 : hiver redoutable : les oliviers meurent. 1720 : peste de Marseille. 1744 : maladie du clou (chèvres). 1753 : (sécheresse) arrêté municipal interdisant de prendre de l'eau pour laver, pour bâtir ou fabriquer des chapeaux ! 1755 : froid intense. 1762 : grêle dévastatrice. 1767 : affermage des moulins communaux, épidémie de tuberculose. 1770 : plantation d'ormes sur la place Saint-Sébastien (voir Sébastien (saint)). 1788 : hiver rigoureux : les oliviers gèlent.
Période contemporaine 1813 : le préfet visite la grotte de la Combrière. 1835 : séparation Tanneron-Callian.