Le Rayol-Canadel sur Mer est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune se compose de trois entités distinctes : d'ouest en est, Pramousquier (à cheval sur le Lavandou), le Canadel et le Rayol.
Le Rayol-Canadel fait partie de la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez.
Géographie Localisation Le Rayol-Canadel se situe en Provence-Alpes-Côte d'Azur, au sud du département du Var. La commune se trouve le long de la route départementale côtière 559, axe est-ouest entre Marseille et Roquebrune-Cap-Martin.
Communes limitrophes Le Rayol-Canadel est limitrophe de trois communes, toutes situées dans le département du Var. Ces localités sont réparties géographiquement de la manière suivante :
Face au Rayol-Canadel, au sud, se trouvent les Îles d'Or (île du Levant, île de Port-Cros, île de Bagaud) de la commune d'Hyères.
Géologie et relief vignette|redresse|Le Drapeau est le point culminant de la commune (). Le point culminant de la commune s'élève à et se nomme le « Drapeau », du fait de la présence d'un drapeau métallique faisant également office de girouette. Deux chemins permettent d'y accéder : des escaliers, les Degrés de la Mer, ou la piste forestière entre le col de l'Étoile et le col du Canadel.
Sismicité Commune située dans une zone de sismicité 2 faibleDidacticiel de la réglementation parasismiqueRisque sismique sur la commune.
Hydrographie Cours d'eau traversant la communeAgence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse : Ruisseaux de Carian, de Fenouillet, de Malatra et de Pramousquier.
Voies de communication et transports Voies routières L'ancienne route nationale 559 traverse la commune d'ouest en est, reliant les trois quartiers principaux, dont les deux villages du Canadel et du Rayol et permet aussi de relier la commune au Lavandou à l'ouest, et à Cavalaire à l'est.
La route départementale n° 27 s'en détache au Canadel pour aller serpenter sur ses hauteurs, rejoindre la route des crêtes au col du Canadel, point culminant de la route et limite nord de la commune, puis redescendre par une série de lacets étroits, rejoindre La Môle à la sortie est du village, rencontrant l'ancienne route nationale 98. C'est à cet endroit que se trouve d'ailleurs l'aéroport de La Môle - Saint-Tropez.
La route, étroite et sinueuse, présente un tracé difficile et est limitée aux véhicules de moins de 7,5 tonnes et 8 mètres de long, car les croisements sont difficiles et les ravins présents quasi tout le long entre le parc d'attractions Niagara et le col du Canadel.
Voie verte La plateforme de l'ancienne voie de chemins de fer de Provence (Train des Pignes) est en grande partie utilisée sur la commune comme piste cyclable en site propre. Elle constitue un tronçon de la voie cyclable de Toulon à Saint-Raphaël par le littoral.
Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou !. Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou !Réseau régional de transports en commun.
La commune est desservie par le réseau Varlib (lignes 746-7801-7803-7821-8814-8844-8730). Elle était auparavant desservie par la ligne 103 du réseau départemental avant 2009. Elle fut aussi desservie par la ligne des chemins de fer de Provence desservant le littoral varois entre Hyères et Saint-Raphaël, par les haltes du Canadel (à l'emplacement actuel de la chapelle) et du Rayol (un peu en contrebas de l'office de tourisme).
Transports aériens Une hélisurface d'urgence, uniquement à vocation sanitaire, existe près de l'antenne de retransmission télévisuelle près du cimetière. Aéroport du Golfe de Saint-Tropez - La Môle. Aéroport de Toulon-Hyères. Aéroport de Nice-Côte d'Azur.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cogolin_sapc », sur la commune de Cogolin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , Rayol-Canadel-sur-Mer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bormes-les-Mimosas-Le LavandouUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bormes-les-Mimosas-Le Lavandou comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bormes-les-Mimosas, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (55,4 %), zones urbanisées (36,6 %), forêts (6,3 %), eaux maritimes (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Étymologie L'origine toponymique de la commune se retrouve dans le provençal raiòu signifiant « ruisseau » et dans le préfixe pré-indoeuropéen can- évoquant l'idée de hauteur.
Usage du déterminant La situation de la commune est curieuse, car très officiellement, le nom est Rayol-Canadel sur Mer, or dans les faits, et avant même la création de la commune en 1949, l'usage a toujours été de dire Le Rayol-Canadel sur Mer. La mairie elle-même emploie le déterminant dans son courrier officiel ou lors de diverses manifestations.
Ainsi, comme de nombreuses communes dotées d'un déterminant masculin dans leur nom (Le Cannet, Le Lavandou, , etc.), l'usage consiste à considérer ce premier comme tel grammaticalement et non comme une partie intangible du nom. De ce fait, il est correct de parler de la plage « du Rayol », et non de la plage « de Rayol ». De même pour le fait de se rendre « au Rayol » plutôt que « à Rayol » ou « à Le Rayol ».
Histoire vignette|redresse|Entrée, côté Rayol, de l'ancien tunnel ferroviaire de Malpagne entre le Rayol et le Canadel. vignette|redresse|Stèle des Commandos d'Afrique, plage du Canadel. Sur le cadastre de 1808, consultable auprès des archives du conseil général du Var, le territoire du Rayol-Canadel est une forêt de chênes-lièges et de bruyères, ne comportant que quelques cabanes de bergers ou d'exploitants de liège (démasclage). Ce n'est que vers 1925 que fut créée la station balnéaire et climatique du Rayol-Canadel par la « Compagnie d'entreprises immobilières pour l'aménagement et l'extension des villes » sur des versants sud des collines de front de mer de la commune de La Môle.
Cette création a été facilitée par la ligne des Chemins de fer de Provence créée en 1889 et reliant Saint-Raphaël à Hyères. D'importants travaux d'aménagement furent entrepris : de voies, des escaliers, des jardins publics, plusieurs hôtels, la pergola du Patec, une jetée de la plage, le tout organisé autour d'un « village provençal ». La commune du Rayol-Canadel a été finalement constituée le par une scission de la commune de La Môle, prenant acte des divergences d'intérêts entre la commune de La Môle, à tradition plutôt agricole à l'époque, et ceux du Rayol-Canadel résolument orientés vers le tourisme.
Le 14-, les plages de la commune servirent à l'opération Anvil Dragoon lors du débarquement de Provence. La première vague de Commandos d'Afrique devait débarquer sur la plage du Rayol (facilement repérable grâce au grand escalier qui dessert la plage est) mais débarqua finalement, à la suite d'une erreur de navigation, sur la plage du Canadel. Deux stèles commémoratives ont été érigées au Canadel : la « Borne » et la « Stèle des Commandos d'Afrique ». Plusieurs rues de la commune portent le nom de militaires ou de corps ayant participé à la libération (Colonel-Bouvet, Commandant-Rigaud, Capitaine-Thorel, Commandos-d'Afrique, des Américains). La journée de commémoration du est souvent l'occasion de défilés de véhicules militaires d'époque.
La station prend finalement son plein essor dans les années d'après-guerre. Son caractère calme et familial en fait une destination de vacances très appréciée. Dans les années 1970-1980, les plages, le club de tennis tenu par la famille Auray sont des lieux où les vacanciers se retrouvent. Des personnalités peuvent y passer leurs vacances loin de l'agitation des médias, comme Sacha Distel, Christian Lopez ou Jacques Loussier, tout en appréciant néanmoins sa proximité avec Saint-Tropez.
Grâce au respect du plan d'origine du lotissement des années 1920 et aux règles d'urbanisme de l'époque, et malgré quelques excès, la commune du Rayol-Canadel est aujourd'hui une des zones du littoral méditerranéen français les plus préservées. Le grand domaine Courmes, puis Potez est devenu depuis le début des années 1990 propriété du Conservatoire du littoral. Il est aujourd'hui connu sous le nom de Domaine du Rayol.