Tanneron est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie Localisation La commune de Tanneron est située à l'extrémité est du département du Var, au nord du massif de l'Esterel, au cœur d'un ensemble collinaire fortement accidenté dit massif du Tanneron. Le village est situé à 400 mètres d'altitude.

Côté Var, l'agglomération la plus proche est Fréjus - Saint-Raphaël (), à 20 kilomètres à vol d'oiseau (35 par la route), donc plus éloignée que les villes de Mandelieu-la-Napoule, Cannes, le Cannet ou Grasse, situées dans les Alpes-Maritimes.

Communes limitrophes

Voies de communications et transports Voies routières Tanneron est accessible par les routes départementales RD 38, qui relie Pégomas au Lac de Saint-Cassien, RD 138 qui relie Tanneron à Mandelieu, RD 37 qui relie les Adrets de l'Esterel à Tanneron et RD 94, vers Tournon, hameau de Montauroux.

L'autoroute A8 traverse l'extrême sud du territoire de la commune et dessert le village par la sortie (Les Adrets).

Transports en commun La seule ligne de transport en commun desservant la commune est la ligne scolaire Zou ! 3345 qui relie les différents hameaux de la commune à Mandelieu-la-NapouleZou83 sur le Site régional Zou !.

L'ancienne gare de Tanneron - Saint-Cassien de la Ligne Central-Var, située sur la commune de Montauroux, est fermée depuis 1950.

Géologie La commune donne son nom au massif de Tanneron, situé au nord du massif de l'Esterel. Ce massif primaire, de type granitique, recèle de nombreuses espèces minérales, comme le quartz, la galène, la calcite, la barytine, et surtout de nombreux filons de fluorite. Ces gisements ont été exploités jusqu'en 1986 par la mine de Fontsante, au sud-ouest de la commune, qui a notamment produit des spécimens de fluorite de toutes les couleurs..

Hydrographie Cours d'eau sur la commune : la Siagne, fleuve côtier, borde la commune au nord et sert de limite communale avec Peymeinade et Auribeau-sur-Siagne ; le Biançon, d'abord noyé dans le lac de Saint-Cassien, reprend son cours en aval du barrage, et va se jeter sans la Siagne au nord-ouest de la commune ; le Vallon gros de la Verrerie, affluent du Biançon, traverse la commune du sud-est au nord-ouest ; il a lui-même comme affluents le Vallon de l'Aubane et le Vallon des PeyrinesVallon gros de la Verrerie sur le site du SANDRE (consulté le 10 février 2022) ; le Riou Fer descend du bois de Callian jusqu'au barrage de Saint-Cassien où il se jette dans le Biançon ; il a lui-même pour affluents le Vallon de la Font de Couscou et le Vallon de RompecambeRiou Fer sur le site du SANDRE (consulté le 10 février 2022) ; le Vallon du Chemin charretier, en limite sud de la commune, se jette dans la branche sud du lac de Saint-Cassien ; le Vallon des Vaux est entièrement noyé dans le lac au sud-ouest de la commune. La plupart de ces cours d'eau, exception faite de la Siagne et du Biançon, sont des ruisseaux épisodiques à sec en été.

Plans d'eau : à l'ouest, le lac de Saint-Cassien, dont la presque totalité de la rive orientale se trouve sur la commune, au nord, la petite retenue de Tanneron, sur la Siagne.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pegomas », sur la commune de Pégomas à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Sismicité Tanneron est l'une des 38 communes du département du Var classées en zone de sismicité 3 (modérée)Carte "zones de sismicité dans le Var" annexée à l'arrêté préfectoral du 2 novembre 2017, dans la classification nationale en 5 zones (de 1-très faible à 5-forte)Le risque sismique, sur le site de la Préfecture du Var.

Urbanisme Typologie Au , Tanneron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cannes - Antibes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones urbanisées (3,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,3 %), cultures permanentes (1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Plan local d'urbanisme La commune a entrepris en 2015 d'élaborer un plan local d'urbanisme substituable au plan d'occupation des sols antérieurement en vigueurPlan local d'urbanisme sur le site de la commune (consulté le 10 février 2022). Dans l'attente de son achèvement, le Règlement national d'urbanisme est applicable sur la commune..

Histoire Antiquité Les habitants de cette contrée était des nomades voyageant selon les saisons. Au avant J.-C, de nombreuses tribus s'étaient constituées mais furent soumises par les légions romaines. Jusqu'à la fin du de notre ère, la sédentarisation et la paix romaine assuraient une parfaite sécurité aux habitants. Puis, la christianisation remplace la civilisation romaine et, dans la région, on note la présence de communautés religieuses autour de Callian. Tanneron était depuis l'origine une seigneurie appartenant à la famille de "Grasse", à la branche des Grasse-Cabris et faisait partie de l'immense territoire de Callian. C'est en épousant Hermangarde (fille de Guillaume Gruette) qu'Hugues de Marseille devient « princeps » (premier seigneur de la région).

Il prit le nom du domaine qui faisait la liaison entre ses biens et ceux de son épouse et se fit appeler Hugues de Callian. La communauté de Callian, au haut Moyen Âge, s'étendait dans tout le territoire de la Colle-Narbonne (Montauroux) y compris le Tanneron.

Moyen Âge Après le départ des bandes sarrasines et trois siècles d'anarchie, un mouvement de reprise économique se manifeste en Provence à la fin du et la féodalité s'installe petit à petit.

L'Estérel resté sauvage, servait de refuge aux brigands et pillards grâce au maquis et aux nombreuses grottes du massif. La Provence et l'Europe furent touchées au milieu du par la « grand peste ». Au début du siècle suivant, le comté ordonne la construction de murailles et de forteresses dans chaque village afin de se préserver des épidémies et de défendre les populations. En raison de l'appauvrissement, des villages entiers de la région de Grasse et de Draguignan sont repeuplés d'habitants de la Ligurie (Italie).

La seigneurie de Tanneron est toujours fief de la famille des "Grasse" au et les guerres de religion secouent le pays des SiagnesGrasse, ses seigneurs et la religion prétendue réformée au . Le massif du Tanneron était à cette époque, couvert d'une magnifique pinède. Certains arbres atteignaient de hauteur et de circonférence. De ce fait, de nombreuses verreries voient le jour, les forêts alentour contribuant à alimenter leurs fours. Ceux-ci deviennent itinérants suivant les coupes de bois réglementées par la Marine Royale , forte consommatrice de bois de charpente pour ses navires. Tout cela, non sans graves dommages pour ces forêts.

Temps Modernes Mais, c'est à la fin du , qu'un violent incendie ravage la majeure partie des forêts de Tanneron. En 1654 la ville est devenue une vicomté voulue par pour la famille Tanneron (la ville tire son nom de la famille), et la vicomté devient indépendante de Fayence. Le vicomte est resté jusqu'en 1712 lorsque le titre a été vendu par la famille au roi ainsi que de nombreux actifs pour rembourser les dettes de jeu contractées à Versailles.

Révolution française et Lors de la Révolution, on pille et brûle quelques châteaux. L'Estérel devient alors un centre de brigandage. La Provence est morcelée en plusieurs circonscriptions territoriales et Callian et Montauroux forment un canton tandis que Mons, Seillans et Tourrettes forment celui de Fayence. Les conditions de vie s'améliorent et la population augmente, s'entassant surtout sur les villages perchés. Et Tanneron se détache définitivement de Callian en 1835Détachement et suppression de communes, sur archives.var.fr/.

En 1886, il existe trois mines de houille à Callian, Montauroux et Tanneron. De nouvelles cultures spéculatives liées aux parfumeries grassoisses apparaissent aussi. Quelques années plus tard est inaugurée la gare ferroviaire du "Central Var".

L'agriculture est peu développée et le pays produit l'olivier, le figuier, le blé et le châtaignier mais surtout, le fraisier et le griottier.

L'industrie est représentée par le moulin à farine à Saint-Cassien-Des-BoisAncien moulin à farine (Il est restauré chaque été par des associations de jeunes). Mais aussi par la charbonnière, quelques scieries et une mine d'anthracite.

Les Tanneronnais ne sont plus que 600 en 1905 pour voir arriver l'électricité dans leur commune. En parallèle, la culture du mimosa se développe. Importé sur la Côte d'Azur au milieu du par les riches aristocrates anglais, l'arbre s'est très bien acclimaté à l'atmosphère douce de l'hiver azuréen et déjà cultivé à Mandelieu depuis les années 1880. Les bouquets de mimosa sont appréciés des fleuristes parisiens et les agriculteurs y voient une opportunité économique. Un « triangle d'or » est formé par les villes de Mandelieu, Pégomas et Tanneron, où la culture du mimosa est florissante durant tout le .