Le cimetière de Clamart est un ancien cimetière qui était bordé par la rue des Fossés-Saint-Marcel et la rue du Fer-à-Moulin dans l'actuel de Paris.

Il ne faut pas le confondre avec les cimetières de la ville de Clamart, dans les Hauts-de-Seine : le cimetière intercommunal de Clamart, également appelé Cimetière du Parc, ouvert en 1956 et situé rue de la Porte-de-Trivaux ; le cimetière communal de Clamart dit du Bois-Tardieu, situé entre l'avenue du Général-de-Gaulle et l'avenue du Bois-Tardieu, qui a remplacé le suivant ; l'ancien cimetière de Clamart, établi dans cette commune de 1793 à 1868 place Jules-Hunebelle, alors place Saint-PierreÉtat des communes à la fin du XIXe siècle. , Clamart : notice historique et renseignements administratifs / publié sous les auspices du Conseil général (par Fernand Bournon) ; Département de la Seine. Direction des affaires départementales, 1903.

Origine du nom Le nom de Clamart fut choisi en raison de la proximité de l'hôtel de Clamart qui était situé sur la partie Sud de la rue du Fer-à-Moulin ( 2 à 24). Il se trouvait à l'emplacement des anciens jardins de l'Hôtel de Clamart, propriété de certains seigneurs de Clamart ; ceux-ci avaient en outre fait élever une croix portant le nom de leur fief sur la place appelée ultérieurement Poliveau, et actuellement place de l’Émir-Abdelkader.

Situation Les à 17 de l'actuelle rue du Fer-à-Moulin, alors dénommée rue de la Muette, la rue Scipion alors dénommée rue de la Barre, la rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel qui a été supprimée lors du percement du boulevard Saint-Marcel et la rue des Fossés-Saint-Marcel ou s'effectuait l'entrée du cimetière Le cimetière de Clamart sur tombes-sepultures.com.

L'amphithéâtre d'anatomie des hôpitaux de Paris Règlement intérieur de l'Amphithéâtre d'anatomie, dont l'entrée se situe 7 rue du Fer-à-Moulin, occupe la majeure partie de l'emplacement du cimetière.

De la forme trapèze rectangle, il mesurait environ et de longueur et de la largeur.

Historique

En 1672, l'Hôtel-Dieu de Paris et l'hôpital de la Trinité achetèrent dans le faubourg Saint-Marcel une parcelle sur laquelle se trouvaient 3 maisons avec jardins et dépendances, afin d'ouvrir, après leur démolition, le cimetière de Clamart en raison de la fermeture du cimetière de la Trinité située rue Saint-Denis.

Le cimetière de Clamart, qui était beaucoup plus grand que le cimetière des Innocents, était à cette époque le plus grand de Paris. Comme le précédent il y reçoit les sépultures de l'Hôtel-Dieu de Paris dont les familles ne pouvaient assurer l'enterrement. Ce cimetière des pauvres, recevait environ 265 corps par an vers 1763, qui étaient enterrés dans des fosses communes et ne contenait aucun monument ni aucun tombeau.

À partir de 1780, en raison de la fermeture du cimetière des Innocents, l'Hôtel-Dieu de Paris autorise d'autres hôpitaux à utiliser ce cimetière. C'est ainsi que l'hôpital Sainte-Catherine (alors situé rue Saint-Denis, à l'actuel ) ouvre sur la limite Sud du cimetière de Clamart, le cimetière de Sainte-Catherine.

En 1783, l'élargissement de la rue du Fer-à-Moulin se fit sur le cimetière de Clamart, qui se trouva ainsi réduit sur la partie Nord mais il reçut une surface identique située en face de l'hôtel Scipion, qui servait alors d'entrepôt à l'hôpital général de Paris.

Après le transfert des dépouilles aux Catacombes de Paris, le cimetière de Clamart fut définitivement fermé en 1793 et remplacé par le cimetière Sainte-Catherine. L'amphithéâtre d'anatomie des hôpitaux de Paris, construit en 1833, occupe une grande partie de son emplacement.

Dans son tableau de Paris, écrit en 1782, Louis Sébastien Mercier en fait une descriptionLouis Sébastien Mercier : Tableau de Paris Tome 3, chapitre CCLXX, page 232 et suivantes : .

Il avait un renom assez sinistre dans la population parisienne, car longtemps on y porta le corps des suppliciésMaxime Du Camp Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle; Les charniers (135).

Personnalités inhumées Une partie des victimes des massacres de Septembre Le poète Nicolas Gilbert (1750-1780) Le révolutionnaire, écrivain, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791)

Notes, sources et bibliographie Les cimetières protestants Les 200 cimetières du vieux Paris par Jacques Hillairet Dictionnaire historique des rues de Paris par Jacques Hillairet

Catégorie:Ancien cimetière à Paris Catégorie:Cimetière sous la Révolution Catégorie:Bâtiment détruit à Paris Catégorie:5e arrondissement de Paris