Can, Cantien et Cantienne (en latin Cantius, Cantianus et Cantianilla) sont deux frères et une sœur (les Cantii) qui selon la tradition chrétienne furent martyrisés vers l'an 300 près d'AquiléeSaints Cant et ses frères martyrs en Vénétie (✝ v. 290). Les premiers témoignages écrits remontent au début du .

Hagiographie Leur Vita raconte qu'ils étaient des nobles romains de la gens consulaire AniciaHistoire ecclesiastique, Claude Fleury, 1740, peut-être parents de l'empereur CarinCan et Cantien, Cantienne.

Au début de la persécution de Dioclétien, ils s'enfuirent à Aquilée après avoir christianisé et relâché leurs esclaves et vendu toutes leurs propriétésLes Vies des Saints, ... , avec l'histoire de leur culte, selon qu'il est établi dans l'Église Catholique, et l'histoire des autres festes de l'année, volume II, Adrien Baillet, chez la Veuve Roulland, 1724. Mais la persécution se déroula aussi dans cette ville. Un mois avant leur arrivée, l'évêque Chrysogone d'Aquilée avait été exécuté à Aquae Gradatae, plus tard nommée San Canzian d'Isonzo. Les trois, ayant conforté les chrétiens opprimés d'Aquilée, se rendirent sur la tombe de Chrysogone où ils furent saisis par le gouverneur romain et, refusant le sacrifice païen, furent décapités avec leur gouverneur Protus (Prothus)Dom Basile Fleureau, Les Antiquitez de la Ville et du Duché d’Estampes, Paris, Coignard, 1683 Deuxième Partie, Chapitre VIII, pp. 354-363. Un prêtre, Zénon ou Zoîle, leur procura une tombe digne près de celle de l'évêque.

Vénération Des reliques de Can, Cantien et Cantienne sont vénérées à la basilique patriarcale d'Aquilée, à Grado et dans tout le Frioul, ainsi que dans les régions adjacentes, et aussi en Allemagne à la cathédrale de Hildesheim.

thumb|upright|Châsse reliquaire dans la Collégiale d'Étampes.

Le roi Robert II apporta vers l'an 1020 des reliques des trois martyrs de Milan à Étampes, et en dota sa fondation Notre-Dame-du-Fort, où elles furent vénérées avec grande solennité jusqu'à la RévolutionNotice historique sur le culte et les reliques des saint martyrs Cant, Cantien et Cantianille, patrons de la ville d’Étampes, abbé Bonvoisin, 1866.

En 1841, une châsse contenant de leurs ossements se trouvait en l'église priorale Sainte-Opportune de Moussy-le-NeufEssais historiques et statistiques sur le département de Seine et Marne, Volume 2, Louis Michelin, 1841.

Ils sont honorés le Les Césars du , tome troisième, comte de Champagny, 1878, date supposée de leur mortCatalogue alphabétique des saints, Edmond Dupont, 1860, et selon leur inscription dans le Martyrologe romain Martyrologe romain, 31 mai : Aquilejae sanctorum Martyrum fratrum Cantii, Cantiani et Cantianillae, qui, cum essent ex illustri Aniciorvim progenie, sub Diocletiano et Maximiano Imperatoribus, ob Christianae fidei constantiam, una cum paedagogo suo Proto, capite plexi sunt..

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Hagiographie des saints martyrs, Ireneo Daniele, Santi e Beati Différents textes sur la vie des Cantii, histoire de leurs reliques, historicité, éléments de bibliographie, Corpus historique étampois

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