est un aristocrate (kuge), courtisan et personnalité politique japonais de l'époque de NaraNussbaum, Tachibana no Naramaro at . Il est le fils du sadaijin Tachibana no Moroe et le deuxième chef du clan Tachibana. Il atteint le rang de cour de et la fonction de sangi et, à titre posthume, celles de et daijō-daijin.

Il est à la tête d'un complot pour remplacer Fujiwara no Nakamaro et renverser l'impératrice Kōken (« Conspiration de Tachibana no Naramaro ») mais sans succèsBender, Ross. (2009). The Suppression of the Tachibana Naramaro Conspiracy, Japanese Journal of Religious Studies 37/2:223–245; compare mirrored full-text; consulté le 23 octobre 2012..

Jeunesse Moroe, le père de Naramaro, est investi de la confiance de l'empereur Shōmu pour gouverner et en 743 est promu aux titres de et sadaijin.

En 740, Naramaro se voit conférer le rang de puis est promu . En 741, il est élevé au rang de daigaku-no-kami, à celui de en 743, en 745, en 746 et en 747.

En 749, l’empereur Shōmu se retire et l'impératrice Kōken monte sur le trône du chrysanthème. Fujiwara no Nakamaro, qui bénéficie des faveurs de Kōken et de la confiance de l'impératrice Kōmyō, épouse de Shōmu, accède rapidement au pouvoir et entre en conflit avec Moroe. Cette même année, Naramaro devient et est nommé chambellan et Sangi.

En 755, Moroe aurait calomnié la cour lors d'un banquet. Il démissionne l'année suivante et meurt déçu en 757.

En 756, l'ancien empereur meurt et, selon son testament, le est fait prince héritier. En 757 cependant, Kōken le démet de cette position pour des raisons d'immoralité et deux mois plus tard, le remplace par le candidat préféré de Nakamaroe, le prince Ōi, futur empereur Junnin.

Conspiration et capture Un autre mois plus tard, Naramaro est nommé au sein du Daijō-kan. Naramaro est extrêmement mécontent de la monopolisation du pouvoir par Nakamaro et avec un groupe comprenant et Ōno no Azumabito, complote en vue d'éliminer Nakamaro. Naramaro tient des réunions et cherche secrètement à recruter des sympathisants mais l'intrigue s'ébruite. informe Nakamaro que Naramaro et compagnie préparent des armes.

Le , révèle qu'Ōno no Azumabito l'a approché pour lui demander de participer au complot de Naramaro, à la suite de quoi Azumabito est arrêté et interrogé. Torturé par bastonnade, Azumabito avoue tout. Le plan consistait pour Naramaro à lever des troupes et à tuer Nakamaro puis à faire démissionner le prince héritier. Après s'être emparés du sceau et des cloches de station de l'empereur, ils auraient laissé Fujiwara no Toyonari à la tête du pays, contraint l'empereur à démissionner et choisi un prince plus favorable à leurs vues comme nouvel empereur. Les candidats pour ce faire étaient le prince Funado, le , le et le .

Les comploteurs nommés par Azumabito, dont Naramaro, Funado, le , et , sont simultanément arrêtés au début de l'année suivante. Interrogé par Fujiwara no Nagate, Naramaro dit que parce que le gouvernement est inique, il avait prévu de lever des troupes et de faire une pétition. Lorsque Nagate demande pourquoi le gouvernement est inique, Naramaro répond que le gouvernement construit des temples comme le Tōdai-ji tandis que le peuple souffre. Nagate répond que le Tōdai-ji a été construit à l'époque du propre père de Naramaro et Naramaro n'a rien à répondre à cela. Selon la confession de , Naramaro commence à préparer une rébellion lorsque l'empereur Shōmu effectue une visite impériale à Namba en 745 et invite Matanari à y participer à cette époque. Après son interrogatoire, Matanari se suicide.

Conséquences Bien que la punition pour les conspirateurs devrait normalement être la mort, l'impératrice Kōken décrète que la punition suprême doit leur être épargnée et qu'ils doivent exilés à la place. Cependant, Nakamaro veut établir une solide règle de droit et ne fléchit pas. Le lendemain, ceux qui sont impliqués dans la conspiration, dont le prince Funado, le prince Kibumi, Killomaro et Kōshikai, sont sans relâche battus avec des cannes sur tout le corps sous la supervision d'un groupe comprenant Nagate, et le . Azumabito, qui a déjà avoué, est traité de la même façon. Après des heures de cette torture, les victimes meurent en prison. Le sort de Naramaro n'est pas indiqué dans le Shoku Nihongi mais il est supposé être mort de la même manière. Le document peut avoir été effacé lorsque Tachibana no Kachiko, la petite-fille de Naramaro, devient l' de l'empereur Saga. Toutefois, le nom de Naramaro continue à figurer dans le Shoku Nihongi après que la conspiration a été dévoilée, aussi cette théorie est-elle également problématique.

Ironie du sort, son fils Kiyotomo naît après la mort de Naramaro et Kachiko, la fille de Kiyotomo, donne à l'empereur Saga le futur empereur Ninmyō. Pendant ce temps, Nakamaro, l'adversaire de Naramaro, se rebelle puis est vaincu. En 847, Naramaro est élevé à titre posthume, aux rangs de et daijō-daijin dont son vieil ennemi avait été démis.

Généalogie Père : Tachibana no Moroe Mère : , fille de Fujiwara no Fuhito Épouse : issue de la ? Fils ainé : Épouse : fille de Ōtomo no Koshibi Fils : Épouse : fille de Fujiwara no Umakai? Fils : Épouse : fille de Fils : Épouse inconnue : Fils :

Notes et références

Bibliographie Nussbaum, Louis Frédéric et Käthe Roth. (2005). Japan encyclopedia. Cambridge: Harvard University Press. ; OCLC 58053128

Source de la traduction

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