est une publication périodique culturelle fondée à Madrid (Espagne) en 1857 par et Fernando Roig, puis s'est arrêté peu après la Révolution de 1868.
Traitant de sujets culturels et scientifiques, cette revue offrait une grande quantité de gravures.
Histoire thumb|left|La vitrine de la société Gaspar y Roig quand « » est exposé. thumb|Établissement typographique de Gaspar y Roig, . thumb|Inondations de Valence de 1864. Vue d'Alzira. thumb|Raffinerie de sucre de l'Escurial, . thumb|Convent de San Agustín de Salamanque, signé par « Urrabieta », gravé par Bernardo Rico y Ortega, .
La revue est créée en 1857 par les catalans , artiste graveur. et Fernando Roig., qui avaient déjà créé ensemble en 1845 Casa Editorial, l'une des maisons d'éditions madrilènes les plus avancées, et est diffusée pour la première fois le comme bimensuel. La revue deviendra hebdomadaire à partir de 1860.
Elle a comme sous-titre (« Périodique de sciences, littérature, arts, industries et autres connaissances utiles »)..
Elle est l'héritière de Semanario Pintoresco Español., qui avait cessé d'être publiée cette même année ; et La Ilustración Española y Americana deviendra son héritière à son tour, à sa fondation en 1869..
Son directeur principal est le journaliste républicain Nemesio Fernández Cuesta., à propos duquel Cecilio Alonso affirme qu'il a mené la revue à dépasser les limites de la neutralité politique au-delà de ce qui serait considéré comme normal pour une revue illustrée d'art, littérature et sciences..
En 1866, Gustavo Adolfo Bécquer, protégé de Luis González Bravo, prend la direction de la section littéraire. Il publiera dans la revue quelques poèmes et sera l'auteur de la section « », une chronique de l'actualité qui sera présente tout au long de la vie de la revue. lui succèdera assez rapidement, suivi de Francisco Giner de los Ríos, alors qu'éclate la « ».
Après environ treize ans d'existence, publie son dernier numéro le , après qu'Abelardo de Carlos l'a acheté puis lui a substitué , dont les premiers numéros évoquent « » dans son sous-titre.
Selon Charnon-Deutsch, l'arrivée de la revue — ainsi que son successeur, La Ilustración Española y Americana — a fait que . Selon Trancón Lagunas, il aurait fait partie, avec et Museo de las Familias de la , de même que l'hémérothèque de la Bibliothèque nationale d'Espagne, qui associe également (1849-1857) à cette sélection.
Collaborateurs À partir de 1865, la revue intègre un nouveau collaborateur de grande qualité, l'écrivain Gustavo Adolfo Bécquer., qui deviendra directeur littéraire l'année suivante. Nemesio Fernández Cuesta y Picatoste avait été le premier directeur, mais il a été relevé par León Galindo de Vera par suite de ses velléités politiques.
De nombreux écrivains et journalistes reconnus sont sollicités, dont Pedro de Alarcón, , José Zorrilla, , , Florencio Janer, Emilio Castelar y Ripoll, Francisco Pi i Margall, Gaspar Núñez de Arce.
La revue contient de nombreuses planches et gravures., et compte donc de nombreux artistes graphiques, tels que Valeriano Domínguez Bécquer, Bernardo Rico y Ortega — figure principale des graveurs de la revue, qui constituait alors une authentique école de graveurs—, Cecilio Pizarro., Enrique Laporta., Francisco Laporta Valor, Daniel Vierge, Francisco Ortego, Carlos Ribera, Martín Rico, , Tomás Carlos Capuz y Alonso. ou encore ..
Contenus La revue se veut encyclopédique, avec des articles aux thèmes variés, allant de l'histoire aux beaux-arts en passant le voyage et les mœurs. Elle offre également des contenus littéraires, dont des traductions de texte d'Heinrich Heine ou d'Edgar Allan Poe.
Toute la revue est illustrée de nombreuses gravures sur bois, aussi bien originales que reproduites à partir des principales revues étrangères. Pour Gómez Aparicio et Mari Cruz Seoane, l'image prend une telle importance qu'elle fait partie de l'information, et en fait une revue graphique plutôt qu'une revue illustrée. C'est ainsi que des dizaines de portraits, de paysages, de scènes de mœurs, de monuments, d'allégories y seront estampées. La revue était par ailleurs célèbre pour ses calendriers annuels, pleins d'illustrations et de textes des artistes de la revue.
Notes et références
Notes
Notes et références
Annexes Bibliographie
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Articles connexes Semanario Pintoresco Español Museo de las Familias La Ilustración Española y Americana
Liens externes
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