Anzême est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est limitrophe des communes de Champsanglard, Glénic, Saint-Fiel, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Bussière-Dunoise et le Bourg-d'Hem. Géographie Paysages Au-delà du modelé du relief, collines molles et vallées encaissées, le paysage d'Anzême reflète l'histoire des hommes qui y ont vécu, car nulle part ne subsiste la végétation climacique qu'ont pu connaître les premiers agriculteurs sédentarisés au Néolithique.

Les essences naturelles dans la région d'Anzême sont le chêne et quelques hêtres, le noisetier en sous-bois, des lianes comme le liseron des haies et la bryone, et des plantes acidophiles comme la fougère et la molinie. On trouve aussi des aulnes, des saules, des trembles, des ormes, des tilleuls comme celui qui se dresse, de nombreuses fois centenaire, devant l'église d'Anzême, et des frênes. Les châtaigniers ont été importés au Moyen Âge des montagnes méditerranéennes, de même que les arbres fruitiers dont les mirabelliers, par exemple, beaucoup plus récemment de Lorraine. On trouve encore de la bruyère sur les talus, mais les landes qui étaient leur demeure, ont disparu. Les achillées se balancent au gré du vent sur les chemins en été, à côté du séneçon, du plantain, des chardons et des pissenlits.

Les sous-bois se hérissent en automne de champignons, comme la coulemelle, les cèpes et les bolets bronzés, rudes ou tête de nègre, les girolles, les trompettes-des-morts ou craterelles, les mousserons, les oronges ; au printemps, les morilles, mais aussi des espèces non comestibles comme les bolets satans ou les amanites phalloïdes.

Le bocage, qui séparait pacages, prés et labours, et les vallées fauchées aux rives et aux côtes entre-tenues ont été abandonnés par l'exode rural et reboisés par des essences naturelles aux couleurs claires ou des forêts de résineux aux couleurs sombres. Le remembrement, commencé dans la commune dans les années 1960, a détruit beaucoup de haies et produit un open field, dont les dimensions restent cependant modestes. Seules demeurent aujourd'hui des prairies et quelques champs cultivés pour des plantes fourragères destinées au bétail et les vestiges des haies du bocage d'antan et de ses chemins creux.

Les rivières et ruisseaux sont peuplés de salmonidés, truites, saumons et ombres, et les étangs de cyprinidés, carpes, brochets, sandres, tanches, perches, ablettes, vandoises, gardons, chevesnes, brèmes et barbeaux.

Localisation

Géographie locale et origine des noms de villages

Anzême est située par 46,26619° de latitude nord et 1,86326° de longitude est (coordonnées UTM en mètres : et ), dans le canton de Saint-Vaury, le Pays de la Haute-Marche, le département de la Creuse ( h), et la région du Limousin (créée en 1950). Avant la Révolution française et la création des départements, dont celui de la Creuse, en 1790, la région fait partie de la province de la Marche, qui jouxte le Berry au nord, le Poitou à l'ouest, l'Auvergne au sud-est.

Le climat océanique est très arrosé : la région de Guéret est située sur l'isohyète de . Mais les longs hivers révèlent son caractère continental. La température moyenne annuelle est de 11 °C.

L'altitude d'Anzême est de au bourg même et de au Pont du Diable. La commune est située sur les replats qui dominent la vallée en gorges de la Creuse sur sa rive gauche, sauf pour le village de Jupille enclavé sur la rive droite entre les territoires du Bourg d'Hem et de Champsanglard. Elle s'étend sur un paysage de collines, qui mène en pente douce vers les monts de la Marche et les Puys qui dominent Guéret (le Maupuy, le Puy Gaudy) et Saint Vaury (le Puy des Trois Cornes). Le bourg est installé sur un éperon de confluence de la Siauve avec la Creuse.

La commune d'Anzême comporte, outre le bourg lui-même, des villages dispersés qui portent les noms d'Aube, Birat, Busseroles, Cherfoulaud, Chignaroche, Chignavieux, Clérat, Courtille, Les Forges, Fournouë, la Grande Breuille, Jupille, Le Theil, Le Vignaud, Montbut, Péchadoire, la Petite Breuille, Puy Barjon, Romeil, Soumandes et Ventenat.

Chacun de ces noms a une histoire qui le rattache au passé Villareix, Cassagne. Certains comme Birat, Clérat ou Ventenat proviennent du nom latin ou gallo-roman d'une personne, Birus, Clerus ou Ventinus avec une terminaison en « -at » (en « -ac » dans d'autres parties du département) caractéristique d'une dérivation par addition du suffixe -acum remontant à l'époque gauloise, à la Gaule romaine ou aux premières périodes franques. La Creuse et la Corrèze sont ainsi constellées de noms de lieux en « at » et en « ac », sans parler des noms propres, dont certains sont très célèbres. Chignavieux provient de la même façon de Chignac (Chinac, 1150-1184, Chignacum, 1447, Chignat Vieulx 1591) formé sur Canius. La même origine explique Chignaroche (Chignac-Roche, 1420).

D'autres noms font référence à la végétation et sont probablement d'origine romane et dialectale (la langue limousine ou nord-occitane) : Busseroles est un lieu qui était couvert de buis, le suffixe étant un diminutif. Au Vignaud poussaient des vignes, probablement au . Le Theil était dominé par un grand Tilleul (latin tilium et ancien occitan telh), certainement isolé comme en témoigne le singulier. La Petite Breuille provient de Breuil issu du bas latin brogilus d'origine gauloise, devenu en ancien occitan brolh, qui désigne un petit bois entouré de murets ou de haies, qui a pu devenir un enclos pour les chasses seigneuriales ou simplement un bosquet ou un fourré. Jupille provient du gaulois *juppo, le genévrier.

Courtille (Cortilla, 1031, 1033) est une petite cour (cortil), un jardinet, un enclos.

Fournouë (Fournoulx, 1536) et les Forges font référence à des activités artisanales de poterie (four) et de métallurgie du fer. La forge est au Moyen Âge un lieu intégré où on réduit dans un bas-fourneau le minerai de fer trouvé sur place à partir de charbon de bois provenant de la forêt dans laquelle l'atelier est installé ; les artisans affinent et préparent le fer en le battant au marteau.

Péchadoire (1448, Piscaturis), situé au-dessus de la vallée de la Creuse, abritait une pêcherie.

Chaque colline, plaine et vallon porte un nom, que le cadastre conserve : les Chassengros, Les Champs Blancs, le Puy Sylvain, les Lignes, Font Gouteix, Veyère, les Pelades, les Monts, les Gours, Terre Noire, la Chassignole, Bois Martin, les Bruyères, les Côtes, le Pré Maillet, les Bois Rameau, etc.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bonnat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Anzême est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guéret, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44 %), forêts (27,1 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,9 %), zones urbanisées (1 %), terres arables (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune d'Anzême est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Anzême. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 30,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 25 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques