Chénérailles est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 2014, elle a été le chef-lieu du canton de Chénérailles et, de 2001 à 2016, elle a été le siège social de la communauté de communes de Chénérailles.

Géographie Généralités vignette|gauche|Le bourg de Chénérailles vu depuis la .

Dans le centre du département de la Creuse, la commune de Chénérailles s'étend sur . Elle est arrosée par un affluent de la Voueize, le ruisseau des Planches de Mollas, consulté le 28 décembre 2017. qui prend sa source sur le territoire communal, sur une colline dominant un chapelet d'étangs.

L'altitude minimale, 482 ou Deux valeurs différentes pour l'IGN, 482 mètres sur la carte et 487 sur son ancien site., se trouve localisée à l'extrême nord-est, au bord de l'étang de Malleret, en limite de la commune de Saint-Chabrais. L'altitude maximale avec 551 ou Deux valeurs différentes pour l'IGN, 551 mètres sur la carte et 553 sur son ancien site. est située dans le sud-ouest, en forêt communale de Chénérailles..

Implanté à l'intersection des routes départementales (RD) 4, 55, 990 et 997, le bourg de Chénérailles est situé, en distances orthodromiques, dix-huit kilomètres au nord de la sous-préfecture, Aubusson, et vingt-quatre kilomètres à l'est-sud-est de la préfecture Guéret.

La commune est également desservie par la RD 7.

Communes limitrophes Chénérailles est limitrophe de quatre autres communes.

Hydrographie La commune est située dans le sous-bassin de la Loire moyenne à l'intérieur du bassin Loire-Bretagne. Elle est arrosée par le ruisseau des Planches de Mollas, un affluent de la Voueize, elle-même affluent du Cher. Le ruisseau alimente un chapelet d'étangs, dont l'étang des Brochets, puis l'étang Pompeix.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aubusson à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Chénérailles est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,8 %), forêts (17,1 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), zones urbanisées (8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (6,7 %), terres arables (4,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Villages, hameaux et lieux-dits Outre le bourg de Chénérailles proprement dit, le territoire communal se compose de villages ou de hameaux, ainsi que de lieux-dits :

Transports en commun Réseau TransCreuse

Risques majeurs Le territoire de la commune de Chénérailles est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chénérailles. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 37 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 20 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Chénérailles est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Toponymie La première mention historique connue du lieu date de la période 1154-1158 où sont évoqués des burgenses de Chanalelis et un rector Ecclesiae Chanalelis* Henri Hugon, Chénérailles (Excursion archéologique du 6 Juillet 1924), Extrait des Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, , Imprimerie Betoulle, J. Lecante, Guéret, 1926, .. Le cartulaire de l'abbaye de Bonlieu mentionne entre 1214 et 1222 les formes Chanalelhas et Chanarelas. Ces graphies ont été rapprochées de canaliculas représentant un diminutif de canalis, signifiant donc « petit canal » ou « petit chenal », en référence possible à des canaux qui auraient alimenté en eau les fossés entourant partiellement la bourgade.

En est issu le nom occitan Chanalhashttp://www.bn-limousin.fr/archive/files/095c25361f3aa9583c3280ce8d85df3d.pdf

Histoire L'origine de Chénérailles (Canalis) est fort ancienne. Elle remonte certainement à l'époque romaine, ainsi que le prouvent plusieurs urnes pleines de cendres, mêlées à des médailles des empereurs Maximien, Gallien, , Licinius, etc. qu'on y a trouvées. C'était autrefois une ville forte, au milieu de laquelle il y avait une roche élevée dont le sommet était couronné par un château détruit depuis longtemps et dont l'emplacement est de nos jours occupé par l'église paroissiale Saint-Barthélémy () qui abrite un haut-relief dédié à Barthélémy de la Place, prêtre mort en 1300 et considéré comme le fondateur de cette églisePlaque funéraire de Barthélémy de la Place, document disposé à côté de la plaque funéraire, consulté le 2 janvier 2018..

Chénérailles a beaucoup souffert de la guerre contre les Anglais au début du . Elle fut même presque entièrement détruite, mais Jacques et son père Bernard d'Armagnac, comtes de la Marche, la firent reconstruire de 1430 à 1440. Le premier de ces comtes confirma plusieurs privilèges qui avaient été accordés à Chénérailles, en 1265, par Hugues XII de Lusignan.

En 1592, cette ville soutint un siège pour la Ligue. Elle opposa aux royalistes une vigoureuse résistance, et ne se rendit qu'après un blocus de huit mois, lorsque la garnison et les habitants eurent épuisé tous leurs moyens de subsistanceExtraits de la revue Creuse - Géographie-Histoire-Statistique-Administration par V.A. Malte-Brun aux éditions du Bastion, réédition de l'ouvrage de 1882..

La localité a été siège d'un arrondissement du département de Guéret lors de la création des assemblées provinciales. De 1790 à 2015, Chénérailles a été le chef-lieu d'un canton de la Creuse.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Dès 1790, la commune de Chénérailles est rattachée au canton de Chénérailles qui dépend du district d'Aubusson jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement d'Aubusson.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015.. La commune est alors rattachée électoralement au canton de Gouzon pour l'élection des conseillers départementaux à partir de 2015.

Pour les élections législatives, la commune fait partie depuis 2012 de la circonscription unique.

Intercommunalité Chénérailles a d'abord fait partie de la communauté de communes de Chénérailles qui, au , fusionne avec deux autres intercommunalités pour former la communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine dont le siège est à Auzances.

Administration municipale La population de la commune étant comprise entre 500 et au recensement de 2017, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2020Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le .Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le ..

Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Chénérailles, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..