Le Courrier des Pays-Bas est un journal libéral édité à Bruxelles qui était la voix principale de l'opposition de la partie sud du royaume uni des Pays-Bas. Il tient, à ce titre, un rôle considérable dans la diffusion de l'information pendant la révolution belge.
Son premier numéro date du mois d'.
Historique Le Courrier des Pays-Bas succède le au journal le Vrai Libéral, communément appelé le Libéral, dont le dernier numéro (le n° 200) est daté du Messager des sciences historiques de Belgique 1839-96, p.261-262.
En 1828, le rédacteur en chef Louis de Potter est condamné à dix-huit mois de prison et à une amende de mille florins, en raison de vives critiques envers le gouvernement du roi Guillaume . Ce procès politique est l'affrontement le plus spectaculaire qui se soit produit entre l'opposition libérale et le gouvernement autoritaire. Immédiatement après sa libération, en raison des écrits révolutionnaires qu'il continuait à rédiger depuis sa cellule, De Potter, ainsi que d'autres opposants, est condamné le par la cour d'assises de Bruxelles à un exil d'une durée de huit ans.
En 1830, le Courrier, avec abonnés, est le plus grand important des journaux néerlandais. En plus de Louis de Potter, plusieurs protagonistes pro-français collaborent au journal, en particulier Alexandre Gendebien, Jean-Baptiste Nothomb, Lucien Jottrand et Sylvain Van de Weyer, ces deux derniers membres de la Société des Douze tout comme Philippe Lesbroussart ou Auguste Baron qui collaborent également à la rédaction de la Gazette des Pays-Bas. Édouard Ducpétiaux, qui fit confectionner le premier drapeau tricolore « belge » aux couleurs brabançonne par Marie Abts, pour s'opposer à l'apparition spontanée des drapeaux français, fait également partie de la rédaction.
Les journalistes du journal sont parmi les instigateurs des émeutes d'août 1830 à Bruxelles qui ont conduisent à la révolution belge.
En 1832, Lucien Jottrand prend la direction du journal, renommé dorénavant Courrier Belge, et en devient également rédacteur en chef.
Le , le journal devient la propriété du lithographe Marcellin JobardDe son prénom complet, Jean-Baptiste-Ambroise-Marcellin et connu sous le patronyme de Marcellin Jobard « Nieuwe aanwinsten: Kranten » dans Nieuwsbrief site "Liberaal archief". Les "Liberaal archief", le qualifient erronément de "notaire" et lui donnent comme prénom usuel son premier prénom Jean au lieu de Marcellin..
Critiques Dans son livre La ville rebelle de , Georges Libri-Bagnano, journaliste et orangiste dont la maison d'édition et la résidence sont pillés lors des émeutes d'aout 1830 à Bruxelles, fustige Le Courrier des Pays-Bas en disant :
Articles connexes Révolution belge Société des douze
Liens externes La Brabançonne Texte original de l'hymne national belge, publié le dans le « Courrier des Pays-Bas », quelques jours après la représentation de La Muette de Portici et quelques jours avant la première exécution de l'hymne à le Monnaie, sur l'Air des Lanciers polonais.
Notes et références
Catégorie:Titre de presse créé en 1821 Catégorie:Presse écrite disparue en Belgique Catégorie:Presse écrite en français Catégorie:Histoire de la Belgique Catégorie:Histoire de Bruxelles Catégorie:Média de la révolution belge