La coalition internationale en Irak et en Syrie, aussi appelée coalition contre l'État islamique ou coalition anti-EI, est formée en 2014 lors de la seconde guerre civile irakienne et la guerre civile syrienne afin d'intervenir militairement contre l'État islamique et le Front al-Nosra en Irak et en Syrie. Elle intervient à partir d', et rassemble initialement vingt-deux pays.... Ces interventions militaires, principalement aériennes et américaines, s’inscrivent dans le contexte de la seconde guerre civile irakienne et de la guerre civile syrienne. Elles visent à contrer l'expansion des djihadistes salafistes de l'État islamique qui ont conquis durant l'année les villes de Raqqa, Falloujah, Mossoul, ou encore Tikrit.

La coalition dirigée par les États-Unis rassemble les principales armées européennes, l'Australie, le Canada, l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis. L'Iran intervient également pour soutenir les gouvernements irakiens et syriens mais indépendamment de la coalition..

Les premières frappes contre des positions de l'État islamique débutent le en Irak et le en Syrie. Au début d', l'armée américaine affirme être à l'origine de 90 % des menés depuis le début du conflit. La Russie mène parallèlement sa propre intervention (cantonnée à la Syrie), depuis .

Entre et , la coalition mène . Selon l'organisation indépendante Airwars, les actions de la coalition en Irak et en Syrie sont responsables de la mort de .. Pour sa part, la coalition reconnaît avoir . La France est le seul membre actif de la coalition à ne reconnaître aucune victime civile..

Origines de la coalition Le , l'ONU adopte la qui condamne les actes terroristes de l'EIIL violant les droits humains, condamne fortement divers tueries et massacres sauvages de civils, rappelle le concept de crime contre l'humanité, demande à l'EIIL et au Front el-Nosra de cesser immédiatement les violences et actes terroristes, presse tous les États à accomplir leurs obligations relatives à la (2001), pour trouver et juger les individus et groupes concernés, réitère son appel à chaque État pour contrer l'incitation à des actes terroristes motivés par l'extrémisme ou l'intolérance, et la subversion, condamne le recrutement de combattants terroristes étrangers, appelle les États membres à maîtriser les flux de combattants terroristes étrangers, encourage les États membres à décourager les voyages vers l'Irak ou la Syrie, réaffirme la décision visant à ce que chaque État contre le commerce d'armes avec ces individus et groupes.. La résolution traite aussi de la question du financement des sanctions et du reporting.

Le , la conférence internationale de Paris s'engage à fournir à l'Irak pour lutter contre l'État islamique...

Forces de la coalition vignette|upright=1.4|gauche|Carte de la lutte militaire contre l'État islamique en Irak et en Syrie.

Allemagne L'Allemagne envoie militaires en Irak.. Elle livre également aux peshmergas de missiles antichars, d'assaut et ..

Le , l'Allemagne annonce le déploiement de , six avions Tornado et une frégate ; elle précise cependant que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement et se cantonneront à des missions de reconnaissance..

Arabie saoudite L'Arabie saoudite prend part aux opérations aériennes en Syrie, elle engage , dont quatre F-15S Eagle, quatre Tornado, quatre Typhoon, un E-3 Sentry, un KE-3 et un .

Le , le poste-frontière saoudien de Souaïf, situé près de la ville d'Arar, est attaqué par quatre hommes armés. Trois assaillants sont tués lors de la fusillade et un autre est fait prisonnier, mais il actionne ensuite sa ceinture explosive et tue trois militaires, dont le général Oudah al Belaoui, commandant de la garde-frontière de la province de la frontière du Nord..

À partir de mi-, l'Arabie saoudite et les pays du Golfe cessent leurs opérations aériennes en Syrie et concentrent tous leurs moyens au Yémen, théâtre également d'une guerre civile.. Le royaume saoudien participe cependant à nouveau aux frappes aériennes en Syrie à partir de ..

Australie vignette|gauche|Un soldat australien supervise l'entraînement des forces irakiennes.

L'Australie prend part aux opérations aériennes en Irak, elle engage huit chasseurs F/A18F Super Hornet, un E-7A Wedgetail et un ravitailleur KC-30A, soit un contingent de de la Force aérienne royale australienne ainsi que des forces spéciales. Les forces australiennes sont basées aux Émirats arabes unis..

Le , l'Australie annonce avoir mené ses premières frappes aériennes en Syrie.. Elle suspend ses opérations aériennes en Syrie le ..

Le , après les défaites de l'État islamique, l'Australie annonce la fin de sa participation à la campagne de frappes aériennes en Irak et en Syrie et le retrait de ses six F/A-18 Hornet ; elle maintient cependant au service de la coalition un avion de surveillance aérienne E-7A Wedgetail et un avion de transport et de ravitaillement en vol KC-30A, ainsi que chargées de l'entraînement des forces irakiennes..

Bahreïn Bahreïn prend part aux opérations aériennes en Syrie, le pays engage quatre F-16 Fighting Falcon.

Belgique La Belgique prend part aux opérations aériennes en Irak, elle engage six F-16 Fighting Falcon. Les forces belges sont basées en Jordanie.

Le , le ministre belge de la Défense Pieter De Crem annonce le déploiement de six F-16 de la Composante Air.. Le contingent comprend stationnées sur la base aérienne d'Azraq en Jordanie.. Le , l'armée belge mène ses premières frappes, suivie le 7 par l'armée de l'air royale néerlandaise. Au , la Belgique indique avoir effectué .

En , la frégate est déployée en soutien du porte-avions français Charles de Gaulle.

Le , le Premier ministre Charles Michel annonce que la Belgique va étendre ses actions militaires à la Syrie..

La Belgique et les Pays-Bas se sont accordés pour organiser une rotation régulière de leurs appareils. Les avions belges engagés à l'automne 2014 sont relevés au bout de plusieurs mois par les F-16 néerlandais, avant que les appareils belges ne reprennent à nouveau le relais à l'été 2016..

Canada Le Canada prend part aux opérations aériennes en Irak, il engage six chasseurs de combat CF-18 Hornet, deux avions de patrouille maritime CP-140 Aurora, un avion ravitailleur CC-150 Polaris et navigants et non navigants. Les forces canadiennes sont basées au Koweït..

Le , le Canada effectue ses premières frappes près de Falloujah..

Le , l'état-major canadien annonce que les forces spéciales canadiennes ont eu un accrochage avec les troupes de l'EI en Irak les jours précédents. C'est le premier affrontement au sol opposant des soldats de la coalition à des djihadistes de l'État islamique en Irak..

Le , un soldat canadien des forces spéciales est tué par un tir fratricide des forces kurdes..

Le , le Canada décide de prolonger la mission canadienne d'un an et d'étendre celle-ci à la Syrie, ce qui en fait le premier pays à intervenir en Syrie après les États-Unis.. Les opérations en Syrie commencent le . Le , l'Aviation royale canadienne mène sa première frappe en Syrie.

Le Canada annonce cesser ses frappes aériennes en Syrie et en Irak le , il maintient cependant ses deux patrouilleurs Aurora, son ravitailleur Polaris et augmente ses forces spéciales de .. Le , des avions chasseurs F18 de l'aviation canadienne bombardent une position de combat de l'EI proche de Falloujah. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, annonce qu'il s'agissait des derniers bombardements canadiens effectués en Irak et en Syrie.. Cependant, il prévoit une grande augmentation des forces canadiennes directement déployées en Irak : triplement du contingent de forces spéciales canadiennes qui conseillent les combattants kurdes , déploiement de quatre hélicoptères de combat Griffon, maintien de deux avions de reconnaissance Aurora et d'un avion de ravitaillement en vol Polaris ainsi que de déployés en soutien à ces opérations aériennes non offensives.

Danemark Le Danemark prend part aux opérations aériennes en Irak, il engage sept avions F-16., un avion de transport C-130J Super Hercules, ainsi que , dont 60 des forces spéciales. Les forces aériennes danoises sont basées au Koweït.

En , le Parlement danois avait également envoyé en Irak un avion de transport C-130J Hercules ainsi que pour le garder et le charger.

Les avions danois sont retirés du théâtre irakien en , puis redéployés à l'été 2016.

Le , le Danemark mène ses premières frappes aériennes en Syrie..

Le , le Danemark annonce le retrait de ses avions mais maintient ses forces spéciales, pour les opérations de déminage et des missions de formation. Le , il donne également l'autorisation à ses forces spéciales au sol en Irak d'effectuer des incursions en Syrie.. Le Danemark annonce le retrait en Irak de ses forces spéciales le ..

Émirats arabes unis Les Émirats arabes unis prennent part aux opérations aériennes en Syrie, ils engagent douze avions, dont six F-16 Fighting Falcon et six .

En , les Émirats arabes unis suspendent leur participation aux raids aériens à la suite de la capture d'un pilote jordanien. Les Émirats avaient alors mené plus de missions aériennes que tous les autres pays de la coalition à l'exception des États-Unis.. Les Émirats reprennent les frappes le ..

Espagne L'Espagne envoie militaires en Irak à partir d'..

Estonie L'Estonie déploie à partir d' une unité de dix instructeurs opérant au sein du contingent danois..

États-Unis

vignette|gauche|upright=1.4|Le porte-avion , escorté par le , le .

À partir de , plusieurs centaines de soldats américains sont déployés en Irak afin de sécuriser des sites tels que l'ambassade des États-Unis en Irak ou le consulat général d'Erbil, la capitale kurde...

Des commandos Delta Force tentent sans succès de secourir l'otage américain James Foley, qui sera exécuté le par l'État islamique..

Depuis le début de l'été 2014, les forces américaines mènent des missions de reconnaissance dans le Nord de l'Irak par drones, et chasseurs McDonnell Douglas F/A-18 Hornet.

Le , devant la progression des djihadistes de l'EI au Kurdistan, les États-Unis lancent des frappes aériennes en Irak, trois ans après leur retrait du pays. Les opérations sont dirigées par un état-major de coalition, situé sur la base aérienne Al Udeid au Qatar, servi par le aérien expéditionnaire ().. Cependant, l'armée américaine ne donne initialement aucun nom à son opération, les documents du Pentagone ayant pour titre « Opération en Irak et en Syrie ».. Ce n'est que le , que le Pentagone baptiste l'intervention Détermination absolue (Inherent Resolve)..

Le , les États-Unis lancent des surveillances aériennes par drones en Syrie, afin de collecter de plus amples informations sur les cibles à frapper..

Cependant le , le président américain Barack Obama reconnaît que les États-Unis n'ont en Irak et en Syrie..

La nuit du 22 au , l'aviation et les missiles de croisière des forces armées des États-Unis soutenus par l'Arabie saoudite, la Jordanie et les Émirats arabes unis, intervient pour la première fois en Syrie en bombardant une vingtaine de sites, principalement dans le gouvernorat de Raqqa ainsi que ceux de Hassaké et de Deir ez-Zor..

Le , des hélicoptères d'attaque Boeing AH-64 Apache de l'US Army sont engagés de nouveau en Irak tandis que des éléments de l'état-major de d'infanterie américaine sont en cours de déploiement pour coordonner les forces américaines en Irak qui passeront de ..

Le , les États-Unis annoncent l'envoi de militaires en Irak.. Le , les États-Unis annoncent encore en renfort, montant les forces américaines en Irak à ..

vignette|upright=1.3|Tir d'obusier M777 howitzer effectué par des soldats américains du Marine Expeditionary Unit en soutien aux Forces démocratiques syriennes lors de l'offensive de Raqqa, le 25 mars 2017.