Saint-Priest-la-Plaine est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Généralités vignette|gauche|La dans le nord-ouest de la commune.
Dans le quart nord-ouest du département de la Creuse, la commune de Saint-Priest-la-Plaine s'étend sur . Elle est arrosée par le Gôt et le ruisseau de Veau, deux petits affluents de la Gartempe.
L'altitude minimale avec se trouve localisée à l'ouest, en deux endroits distants d'une quarantaine de mètres, là où le Gôt et son affluent la Gane quittent le territoire communal et entrent sur celui de Lizières. L'altitude maximale avec est située au nord, au lieu-dit Puy de Geai..
À l'intersection des routes départementales , le petit bourg de Saint-Priest-la-Plaine est situé, en distances orthodromiques, dix-huit kilomètres à l'ouest du centre-ville de Guéret, la préfecture.
Le territoire communal est également desservi par les . La principale voie d'accès routière est au nord la route nationale 145 (2 x 2 voies), axe Guéret-Montluçon) par les échangeurs qui donnent sur les .
Communes limitrophes Saint-Priest-la-Plaine est limitrophe de cinq autres communes dont Le Grand-Bourg de l'est au sud-ouest en passant par le sud.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bénévent-l'Abbaye à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Priest-la-Plaine est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guéret, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|Paysage givré près du lieu-dit Bois Carmaud. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,6 %), prairies (42,1 %), forêts (9,8 %), zones urbanisées (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Priest-la-Plaine est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Priest-la-Plaine. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 47,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 43 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Priest-la-Plaine est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie Le nom de la commune se réfère à saint Priest, évêque d'Auvergne au .
Histoire Le patrimoine de la commune comprend des zones d'intérêt archéologique potentiel, notamment au lieu-dit du Chemin de Gargantua, où des opérations de diagnostic archéologique préventif ont été prescrites par les services de l'État pour évaluer les traces d'occupations anciennes dans ce secteur de la Creuse.
Dès l'Antiquité, le territoire de la commune s'inscrit dans l'activité minière de la région, favorisée par un contexte géologique propre à l'ouest du Limousin et caractérisé par la présence de filons de quartz aurifère dont l'exploitation a marqué l'histoire locale.
Au Moyen Âge, l'église paroissiale Saint-Priest dépendait directement de l'abbaye de Bénévent. L'édifice, dont les bases remontent au , a connu des remaniements importants au , époque à laquelle a été réalisée une fresque monumentale sur le mur nord du chœur, représentant des scènes religieuses et aujourd'hui classée au titre des monuments historiques, consultée le ..
Durant les Guerres de Religion, le territoire communal subit les affrontements qui ravagent la Marche : au cours de la seconde moitié du , l'église paroissiale, qui avait été fortifiée pour servir de refuge à la population, est prise d'assaut et saccagée lors du passage de troupes huguenotes, un événement qui entraîna la perte d'une grande partie des archives locales antérieures et nécessita d'importantes réparations au ..
Politique et administration Région La commune appartient à la région Nouvelle-Aquitaine depuis 2016 (région Limousin précédemment).
Circonscription Saint-Priest-la-Plaine appartenait à la circonscription composée des cantons de Bénévent-l'Abbaye, Bonnat, Bourganeuf, Dun-le-Palestel, Le Grand-Bourg, Guéret-Nord, Guéret-Sud-Est, Guéret-Sud-Ouest, Saint-Vaury et La Souterraine jusqu'aux élections de .
Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription.
Lors des élections législatives françaises de 2017, Jean-Baptiste Moreau (LREM) a été élu député de la Creuse face à Michel Vergnier, député sortant socialiste.
Département Le département de la Creuse a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois.
Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée six ans. Dans la Creuse, de 1973 à 2015, il y avait vingt-sept cantons et donc vngt-sept conseillers généraux. Ces derniers élisaient en leur sein le président du conseil général de la Creuse. Depuis 2015, il n'y a plus que quinze cantons avec un binôme mixte à sa tête, soit trente conseillers départementaux élisant le président du conseil départemental de la Creuse. Depuis 2015, c'est Valérie Simonet, conseillère départementale d'Auzances, qui en est la Présidente.
Les conseillers départementaux du canton du Grand-Bourg sont depuis 2021 Bertrand Labar et Delphine Richard, épouse Chartrain.
Intercommunalité Jusqu'en 2016, la commune faisait partie de la communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg. De 2017 à 2019, cette intercommunalité a été intégrée à Monts et Vallées Ouest Creuse avec deux autres communautés de communes, avant que cette fusion ne soit annulée par le tribunal administratif. Depuis 2020, Saint-Priest-la-Plaine est de nouveau rattachée à la communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg.
Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Priest-la-Plaine, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..