Dis-moi comment tu vis () est une autobiographie d'Agatha Christie publiée en 1946 au Royaume-Uni sous le nom complet d'Agatha Christie Mallowan. En France, elle n'est publiée qu'en 1978, traduite par Thérèse Lauriol.

Elle est rééditée sous le nouveau titre La Romancière et l'Archéologue : Mes aventures au Moyen-Orient en 2005 chez Payot dans une nouvelle traduction de Jean-Noël Liaut.().

Christie y raconte ses aventures en Syrie et en Irak dans les années 1930, accompagnée de son mari, l’archéologue Max Mallowan.

Genèse Agatha Christie a pensé à écrire ce livre pour la première fois en 1938. Elle a écrit à son agent littéraire, Edmund Cork, en juillet de la même année, afin de lui suggérer le projet, tout en lui disant que ce ne serait « pas du tout sérieux ou archéologique » Morgan, Janet. Agatha Christie, A Biography (Agatha Christie : Biographie). (p. 216) Collins, 1984 . Elle a commencé à écrire le livre lors de la Seconde Guerre mondiale Christie, Agatha. An Autobiography (Une autobiographie). (p. 466). Collins, 1977. , alors que son mari, Max Mallowan, était en poste en Égypte avec le British Council en février 1942 Morgan. (p. 235). et qu’elle vivait seule à Londres. Elle occupait ses heures en travaillant dans le dispensaire d’un hôpital, utilisant les connaissances qu’elle avait apprises dans le même type de travail lors de la Première Guerre mondiale. Elle travaillait deux journées complètes, trois demi-journées et quelques samedis. « Le reste du temps, j’écrivais. » Christie. An Autobiography (Une autobiographie). (p. 489).

Elle a ajouté : « C’est seulement maintenant que je réalise, en regardant mon travail du temps de la guerre, à quel point j’ai produit un incroyable volume d’œuvres, ces années-là. » Christie. An Autobiography (Une autobiographie). (p. 509). Un de ces livres était La Romancière et l’archéologue. Elle a écrit ce livre « empreinte de nostalgie », triste de son éloignement de Max et voulant recapturer les « souvenirs poignants de nos jours à Arpachiyah et en Syrie. » Elle a admis elle-même qu’elle était « empreinte de légèreté et frivole », mais que cela était l’atmosphère de l’époque et des événements qu’elle peignaient Christie. An Autobiography (Une autobiographie). (p. 500).. L’autrice a fini le livre en juin 1945, un mois après ses retrouvailles heureuses avec son mari, et l’a distribué à ses connaissances afin de recevoir des commentaires et des opinions à propos d’une éventuelle publication. Stephen Glanville, qui l’avait aidée avec sa pièce de théâtre, Akhénaton, et poussée à écrire La mort n'est pas une fin, était enthousiaste quant à cette nouvelle œuvre. Edmund Cork et Max lui-même, qui l’avait reçu en tant que cadeau de retour, l’étaient également. Sidney Smith, Conservateur en chef du département des Antiquités égyptiennes et assyriennes du British Museum, était moins enthousiaste. Un ami de la famille, il l’a prévenue que « bien que le tout soit bien amusant à lire, je ne suis pas sûr qu’il serait sage d’imprimer cela du tout. » Morgan. (p. 252).

Un autre moins enthousiaste était son éditeur, William Collins and Sons, qui était « suspicieux et désapprobateur », mais « le livre fut un succès, et je crois qu’ils ont regretté que le papier soit si rare. » Christie. An Autobiography (Une autobiographie). (p. 501).

Résumé

Commentaires En réponse aux interrogations d'un ami, Agatha Christie écrit un livre sur ses aventures au Moyen-Orient avec son mari, l’archéologue Max Mallowan. Elle veut publier le livre contre l'avis de ses éditeurs, qui pensent que c'est un risque qu'elle se détourne du roman policier. Elle exige également qu'il soit publié sous son nom complet « Agatha Christie Mallowan ». Ils finissent par céder et le livre est un succès.

Le titre est tiré du poème du Chevalier Blanc dans le roman De l'autre côté du miroir (, 1871) de Lewis Carroll. C'est également le titre d'un poème qu'a écrit Agatha à son mari.

Éditions

Notes et références

Liens externes

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