L'ordonnance royale du , réorganise les corps de l'Armée française en transformant les légions départementales en 60 régiments d'infanterie de ligne et 20 régiment d'infanterie légère. Il est signé de Louis XVIII Roi de France. La Gendarmerie est réorganisée par l'ordonnance du .. Cette page comporte également les régiments d'infanterie créés par l'ordonnance du (du au ) l'ordonnance du (du et ) l'ordonnance du (le ) l'ordonnance du (le de ligne) l'ordonnance du (du et de ligne et du au )

Sommaire Historique L'ordonnance du Roi, du 23 octobre 1820 – L'amalgame de 1820 Régiments d'infanterie de ligne 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 – 11 – 12 – 13 – 14 – 15 – 16 – 17 – 18 – 19 – 20 – 21 – 22 – 23 – 24 – 25 – 26 – 27 – 28 – 29 – 30 – 31 – 32 – 33 – 34 – 35 – 36 – 37 – 38 – 39 – 40 – 41 – 42 – 43 – 44 – 45 – 46 – 47 – 48 – 49 – 50 – 51 – 52 – 53 – 54 – 55 – 56 – 57 – 58 – 59 – 60 – 61 – 62 – 63 – 64 – 65 – 66 – 67 – 68 – 69 – 70 – 71 – 72 – 73 – 74 – 75. Régiments d'infanterie légère léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger – léger Cavalerie Articles connexes – Bibliographie – Notes et références

Historique En 1820, l'armée française étaient composée de 94 légions départementales formées à 4, 3, 2 voire 1 seul bataillon.

Dans un rapport au roi, le ministre exposait que l'organisation légionnaire avait rempli son but en facilitant la réorganisation de l'armée, mais que son maintien présentait de nombreux inconvénients. Le recrutement régional nuisait à la bonne constitution uniforme des corps d'infanterie, parce que les contingents des départements étaient inégaux en taille et force physique des jeunes soldats; que certaines légions manquaient totalement de sujets capables de recruter les cadres, tandis que d'autres en avaient en trop grand nombre; enfin, que la différence du langage et celle des habitudes physiques et morales de certains départements établissaient de grandes différences entre les corps. Il faut remarquer qu'à cette époque, le plus grand nombre des conscrits ne parlaient pas le français, mais seulement la langue en usage dans leur département : breton, basque, flamand, picard, patois allemand, patois alsacien, limousin et les divers patois du midi, provençal, normand.

Ces causes tendaient à créer des corps provinciaux et non pas une infanterie homogène et nationale. En cas de guerre ou dans le cas d'une expédition lointaine, un événement malheureux pouvait peser plus particulièrement sur la population militaire que quelques départements. Dans ces circonstances, la réorganisation de corps d'infanterie dans ces départements deviendrait plus difficile.

L'organisation en légions départementales obligeait également à entretenir un très grand nombre d'états-majors de légion dont certains ne se composaient que d'un seul bataillon. Ainsi les 94 légions départementales exigeaient plus de officiers.

Le rapport indiquait clairement que l'institution des légions départementales ne présentant pas les avantages d'une infanterie homogène, il fallait revenir au système régimentaire. Il proposait que l'infanterie soit composée de 80 régiments dont 60 de ligne et 20 d'infanterie légère tous formés à 3 bataillons.

Le parut l'ordonnance qui transformait les légions départementales en régiments.

De nouveaux régiments furent créés par ordonnances des (61, 62, 63 et de ligne) (65 et de ligne) ( léger) ( de ligne) (68, 69, 70, 71, 72, 73, 74 et de ligne, 22, 23, 24 et léger) )

De 1823 à 1840 ce sont donc 15 nouveaux régiments d'infanterie de ligne (du 61 au 75) et 5 nouveaux régiments d'infanterie légère (du 21 au 25) qui furent créés.

L'ordonnance

Amalgame de 1820 L'institution des légions départementales, visant à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire, ne présentant pas les avantages d'une infanterie homogène, on revint bientôt au système régimentaire. L'ordonnance du prescrivit la formation de 80 régiments de cette arme, dont 60 d'infanterie de ligne et 20 d'infanterie légère. Provisoirement, les 40 premiers régiments de ligne étaient seuls organisés à 3 bataillons. Les régiments de ligne de 41 à 60 et les 20 régiments légers n'avaient chacun que 2 bataillons.

Une première phase de création de 7 nouveaux régiments ligne et de 1 régiment léger eut lieu en 1823, 1830 et 1831. Ainsi les 61, 62, 63, 64, 65, 66 et d'infanterie de ligne furent créés ainsi que le d'infanterie légère. Une seconde phase eut lieu en 1840 qui voit la création de 8 régiments de ligne et 4 régiments légers. Ces régiments sont les 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74 et d'infanterie de ligne et les 22, 23, 24 et d'infanterie légère.

L'amalgame se fit de la manière suivante.Histoire de l'armée et de tous les régiments par Adrien Pascal et Jules du Camp T4 page LV du chapitre tableaux :

Infanterie de ligne 1er régiment Le d'infanterie de ligne est formé, avec les 3 bataillons de la légion de l'Ain ()

Historique Formé à Strasbourg, le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue, le , au combat de Campillo de Arenas puis à l'affaire de Jaën le suivant. Durant les campagnes de 1824, 1825 et 1826, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne. Le régiment participe aux campagnes de 1837 à 1842 à l'armée d'Afrique et se distingue aux combats de Mizerghin (), de Tem-Salmet (), de l'Oued-el-Haehem () et du camp de Bridia () aux combats sous les murs de Mostaganem (nuit du 4 au ) aux combats contre les Beni-Menacer (6 et ) et aux affaires des et .

2e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons la légion de l'Aisne ()

Historique Formé à Calais, le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue, le , au combat du bois de Pallau. Durant les campagnes de 1824 et 1825, il est au corps de réserve de Perpignan. Le régiment participe aux campagnes de 1842 à 1847 à l'armée d'Afrique et se distingue au combat de Bar-T'outa les 15 et .

3e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Allier () et les 2 bataillons de la légion de la Nièvre ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue, le , aux combats de Martorel et de Molins del Rey. Durant les campagnes de 1824 et 1825 il est au corps de réserve de Perpignan. Rattaché à l'armée d'Afrique, il fait partie du corps expéditionnaire contre la régence d'Alger et participe à la campagne de 1830 et se distingue lors de la prise de la position de Sidi-Ferruch le , à la bataille de Staoueli 5 jours plus tard puis aux combats de Dely-Ibrahim le 24 du même mois et de Sidi Khalef le . Il est ensuite au siège et à la prise d'Alger du au . En 1849, il est à l'armée des Alpes.

4e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Aube () et les 2 bataillons de la légion des Deux-Sèvres ()

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue, les et , aux combats d'Alcira et de Molins del Rey. En 1832, durant la campagne des Dix-Jours, il est à l'armée du Nord et participe au siège et la prise de la citadelle d'Anvers le . Le régiment participe aux campagnes de 1833 à 1834 à l'armée d'Afrique et se distingue lors de l'attaque du marabout entre Gouraya et Bougie, le puis lors de la défense des avant-postes de Bougie les 24 et 25 du même mois puis lors de l'expédition contre les Hadjoutes, du 19 au . Le le régiment quitte Versailles et arrive en renfort à Paris et prend part aux journées des 24, 25 et 26 contre les insurgés.

5e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Aveyron () et les 2 bataillons de la légion de la Drôme ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue, le , lors du blocus de Figuières puis aux combats sous Pampelune (), de Llado et de Llers les 15 et . Il prend part à la révolution de Juillet 1830 contre les insurgés. En 1832, durant la campagne des Dix-Jours, il est à l'armée du Nord et participe au siège et la prise de la citadelle d'Anvers le .

6e régiment Le d'infanterie de ligne est formé, à Schlestadt, avec les 3 bataillons de la légion des Bouches-du-Rhône ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne. De 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne. En 1830, rattaché à l'armée d'Afrique, il fait partie du corps expéditionnaire contre la régence d'Alger et participe à la campagne de 1830, ou il est fortement engagé et se distingue à la bataille de Staoueli () aux combats de Dely Ibrahim et de Sidi-Kalef (24 et ), à la défense des redoutes de Bône (du 6 au ) et combats devant Blida et du col de Mouzaïa (18 et ). De 1848 et 1849, il est affecté à l'armée des Alpes.

7e régiment Le d'infanterie de ligne est formé, à Tours, avec les 3 bataillons de la légion du Calvados ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue lors du combat de Mataro le , lors des combats sous Barcelone, les 9, et suivant puis au combat de Puerto de Miravete, le . De 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne. En 1832, il est à l'armée du Nord, lors de la révolution belge puis il participe, en 1832, durant la campagne des Dix-Jours, au siège et la prise de la citadelle d'Anvers le . En 1848 et 1849, il est affecté à l'armée des Alpes.

8e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion du Cantal () et les 2 bataillons de la légion de la Vendée ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue lors des combats de Vich le , lors des combats sous Tarragone, le et de Llado et de Llers les 15 et . En 1828 et 1829, pendant la guerre d'indépendance grecque, il fait partie du corps de l'expédition de Morée ou il occupe et défend la ville et la citadelle de Navarin, le , contre les troupes turques. En 1832, il est à l'armée du Nord, lors de la révolution belge et participe au siège et la prise de la citadelle d'Anvers le . Rattaché à l'armée d'Afrique, le régiment participe aux campagnes de 1847 à 1850, en Algérie et se distingue particulièrement lors du siège et de la prise de Zaatcha entre le et le après 51 jours de tranchées ouvertes et 2 assauts meurtriers.

9e régiment Le d'infanterie de ligne est formé, à Toulouse, avec les 2 bataillons de la légion du Cher () et les 2 bataillons de la légion de l'Indre ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et se distingue lors des combats sous Pampelune ( et ) et lors de l'attaque et de la prise du Trocadéro le . De 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne. En 1833 et 1834, le régiment est affecté à la division des Pyrénées-Occidentales. Le régiment participe aux campagnes de 1847 à 1850 à l'armée d'Afrique.

10e régiment Le d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de la Corrèze () et les 2 bataillons de la légion de la Lozère ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne. Durant les campagnes de 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne.

11e régiment Le d'infanterie de ligne est formé, à Paris, avec les 3 bataillons de la légion de la Côte-d'Or ().

Historique Le d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au de l'armée d'Espagne et s'illustre lors du combat de Campillo de Arenas, le . En 1824 et 1825, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne. En 1833 et 1834, le régiment est affecté à la division des Pyrénées-Occidentales.