Les Chevaliers du ciel est un film d'action franco-allemand réalisé par Gérard Pirès, sorti en 2005.

Il est très librement inspiré de la bande dessinée Les Aventures de Tanguy et Laverdure de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo.

Le film suit deux pilotes qui sont engagés comme mercenaires pour le compte d'une agence française clandestine pour tenter de retrouver leurs galons.

Synopsis Lors du salon aéronautique de Farnborough au Royaume-Uni, un avion de chasse français, un prototype de Mirage 2000-10Modèle inventé pour le film., disparaît, volé par des terroristes, alors qu'il est en pleine démonstration aérienne. Deux pilotes de chasse en patrouille, les capitaines Marchelli et Vallois, sont immédiatement lancés à la poursuite du Mirage 2000. Le Mirage hostile est retrouvé quelques minutes plus tard en mer du nord, caché sous un Airbus A340. Agressif avec Vallois, le pilote de l'avion volé se met en position de combat et tire son missile ; Marchelli l'abat très vite en tir canon avant que le missile ne quitte son rail, faisant exploser le chasseur adverse, pour protéger son équipier.

À l’issue de cet affrontement, les deux pilotes sont convoqués à Paris par le général de l’armée de l’air. Ils y rencontrent "Bertrand" et Maëlle Coste, qui dirigent l’Escadre des Missions Spéciales (EMS). Ils leur révèlent que le vol du Mirage était une opération qu’ils avaient orchestrée et que le pilote était un allié, le commandant Barth.

Lors de l’enquête de l’EMS, Maëlle va supposer que le pilote du 2000 abattu n’était pas Barth mais un autre pilote, car Barth avait reçu l’ordre de cesser l’exercice en cas d’interception. Or, le pilote restait agressif et a même tenté d’abattre Vallois, avant d’être lui même détruit. La cinémitrailleuse de Marchelli confirme que le Mirage hostile a tenté d’abattre Vallois, mais que Marchelli l'a . Bertrand décide de faire effacer la flamme du missile sur la vidéo pour que Marchelli et Vallois soient radiés et viennent ainsi piloter dans son Escadre.

Marchelli, dans le but de défendre au mieux ses positions, montre à Maëlle Coste le stress et la tension d'un combat aérien en lui reconstituant la poursuite en vol avec la complicité de Vallois. Elle lui révèle que des terroristes ont pénétré les plus hautes sphères gouvernementales et qu'elle doit agir durement pour les démasquer.

La commission d'enquête, se basant sur la vidéo truquée, radie Marchelli du corps de l’armée de l’air, et Vallois démissionne par solidarité. Les deux amis se retrouvent à piloter des avions à hélice, car aucune compagnie aérienne civile ne veut les embaucher, malgré leur talent indéniable de pilote. Ils sont bien nostalgiques de l'époque où ils pouvaient piloter un avion à réaction. Marchelli se sent coupable, car la commission l’a convaincu qu’il a assassiné un pilote allié et non hostile. Vallois, ne pouvant tolérer qu'une telle situation perdure, contacte Maëlle Coste. Marchelli accepte de lui parler ; elle le convainc d'entrer dans l’EMS. Elle lui promet que lui et Vallois seront réintégrés dans l’armée dès que la mission sera finie.

Leur mission consiste à accomplir le plus rapidement possible un vol entre la France et la Corne de l'Afrique. Marchelli et Vallois seront accompagnés du commandant Kass et d’ "I-pod". Kass et Marchelli piloteront un Mirage 2000D (biplace) et Valois et "I-pod" des Mirage 2000C. Pendant le voyage au-dessus de l'Afrique, leurs avions ne sont pas ravitaillés, les pilotes du tanker ayant été assassinés sur la base aérienne de Djibouti, les obligeant à se poser sur une base de fortune contrôlée par des mercenaires travaillant pour le compte de terroristes. L'un des pilotes, "I-pod", est tué et Kass kidnappée. Prisonniers, Marchelli et Vallois parviennent à s'échapper à bord du Mirage 2000D, alors qu'un autre Mirage 2000C est convoyé vers une destination inconnue, le deuxième 2000C étant détruit par Marchelli lors de leur fuite. À l'issue de l'enquête, les deux officiers sont finalement réintégrés dans l'Armée de l'air et l'état-major leur présente ses excuses pour cette manipulation.

Pendant le défilé militaire du 14 juillet, moment fort d'un important sommet international, Vallois et Marchelli spéculent que le Mirage 2000 perdu se trouve près de Paris, et s'envolent l'intercepter. Il s'avère que Kass, alliée des terroristes, pilote le 2000 volé en Afrique et veut détruire l'avion ravitailleur afin de le faire s'écraser sur la capitale avec sa provision de carburant, ce qui tuerait bon nombre de chefs d’état et d'autres personnes haut placées. Marchelli parvient à dévier Kass d'un coup d'aile juste avant le tir. Kass, pour ne pas être arrêtée, s’éjecte. Marchelli abat le 2000 sans pilote au-dessus d'une zone inhabitée. Les deux pilotes mettent ainsi fin à l'attaque terroriste visant Paris et les notables rassemblés dans le cadre d'une rencontre internationale.

Fiche technique

Titre original et québécois : Les Chevaliers du ciel Titre allemand et anglophone : Réalisation : Gérard Pirès Scénario : Gilles Malençon, adapté par Gilles Malençon et Gérard Pirès, d'après la série de bande dessinée Les Aventures de Tanguy et Laverdure d'Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier Musique : Chris Corner Décors : Jean-Pierre Fouillet Costumes : Chattoune Photographie : Pascal Lebègue Son : Lucien Balibar, Marc Doisne, Ken Yasumoto Montage : Véronique Lange Production : Éric et Nicolas Altmayer et Laurent Brochand Production associée : Christopher Granier-Deferre et Christoph Hahnheiser Sociétés de production . : France : Mandarin Films et Outsider Productions., Canal+ et M6 Films Allemagne : Black Forest Films. et CMW Films. Sociétés de distribution. : Pathé Distribution (France) ; 3L Filmverleih (Allemagne) ; Alternative Films (Belgique) ; Equinoxe Films (Québec) ; Pathé Films AG (Suisse romande) Budget : . Pays de production : , Langue originale : français, anglais, arabe Format . : couleur - 35 mm - 2,35:1 (Cinémascope) - son Dolby Digital Genre : action, aventures, drame Durée : Dates de sortie . : France : (Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz) ; (sortie nationale) Belgique, Suisse romande : .. Allemagne : Québec : . Classification . : France : tous publics. Allemagne : interdit aux moins de (FSK 12) Belgique : tous publics () Québec : tous publics () Suisse romande : interdit aux moins de .

Distribution

Benoît Magimel : Capitaine Antoine « Walk'n » Marchelli Clovis Cornillac : Capitaine Sébastien « Fahrenheit » Vallois Géraldine Pailhas : Maëlle Coste Philippe Torreton : Bertrand Alice Taglioni : Capitaine Estelle « Pitbull » Kass Jean-Baptiste Puech : iPod Christophe Reymond : Stan Jean-Michel Tinivelli : Colonel Farje Pierre Poirot : De Sèze, représentant de Dassault Aviation Rey Reyes : Capitaine Leslie « Stardust » Hedget Frédéric van den Driessche : Général Hardouin, Chef d'Etat Major de l'Armée de l'air Olivier Rabourdin : Général Président de la Commission Florian Guerineau : Marco Joe Sheridan : Un visiteur étranger au salon aéronautique Fiona Curzon : Mrs. Redgrave Christophe Lavalle : Philippe Hérisson : Colonel Esbly Alexandre de Seze : Bunker Axel Kiener : L'Ankou Mathieu Delarive : Wanai ("One Eye") Simon Buret : Jackpot Maurice Chan : Tony Tony Amoni : Altikriti Frédéric Cherboeuf : Tala Julien Goetz : Sidney Wernicke : Fadila Belkebla (aka Zizek Belkebla) : Le contrôleur aérien libyen Yannick Laurent : Grizzly Vincent Cappello : Jeff Cédric Chevalme : Bandit Ivan Franek : Baraïev Oulage Abour : Nawaf Arben Bajraktaraj : Fredericks : Aziz Al Zawhari Jean-Yves Chilot : Houdon Guillaume R : Pilote de chasse aéroclub

Production Préproduction Gérard Pirès est un fanatique de vol, et possède d'ailleurs plusieurs brevets de piloteDans le making of du film, Benoît Magimel l'affirme.. Les producteurs et Pirès, après avoir lu des bandes dessinées publiées un peu partout sur la planète, décident de se baser sur les aventures de deux pilotes de chasse fictifs français : Tanguy et Laverdure, bande dessinée scénarisée par Jean-Michel Charlier et dessinée par Albert Uderzo puis par Jijé.

Lors de la préparation, Pirès et le scénariste réalisent que le projet n'est pas viable dans sa forme initiale : les problèmes géopolitiques ont changé et la part donnée aux femmes est trop mince. C'est pourquoi ils décident d'adapter très librement les aventures de la bande dessinéePirès l'affirme dans le making of du film..

Attribution des rôles Pirès souhaite diriger des acteurs à même de comprendre le jargon des pilotes de chasse. Il choisit Benoît Magimel, habitué des films d'aventures avec mécaniques. Comme coéquipier, il choisit Clovis Cornillac, plus costaud que Magimel, tout en ayant un visage moins tranché au couteau.

Pour assurer le réalisme des scènes, trois acteurs ont accès à la technologie française en matière de simulateur de vol (simulateur de vol Dassault Aviation à Istres) : Magimel, Cornillac et Alice Taglioni. Le ministère de la Défense a dû déroger au secret militaire pour autoriser cet accèsDans le making of du film, le responsable aux relations extérieures de la société de production l'affirme.. L'Armée de l'air française affecte également à l'équipe de tournage un pilote de chasse, le commandant Stéphane Garnier.

Tournage Dès le départ, le film reçoit le soutien du ministère de la Défense et de l'Armée de l'air. En effet, il s'agit d'une vitrine remarquable pour attirer les jeunes vers le métier de pilote de chasse. Cet appui permet, durant 12 semaines, le tournage aérien en compagnie des pilotes de chasse français des bases d'Orange et de Djibouti. D'autres bases aériennes sont également utilisées, comme la base aérienne 279 Châteaudun ou l'ancienne base aérienne de Dreux-LouvilliersAeromovies http://www.aeromovies.fr/articles.php?pg=457&lng=en.

Au contraire de Top Gun, la plupart des scènes de combats aériens ont été créées à partir d'images prises en vol, mais également en rase-motteDans le making of du film, l'un des producteurs affirme que près de 75 % des images d'avions en vol sont construites à partir d'images captées lors de vraies missions de vol. Pour Top Gun, c'est 25 %.. Ces prises de vue ont été effectuées pendant une période de trois mois à l'aide d'un bidon à carburant spécialement conçu par Dassault Aviation. Ce bidon, embarqué sur différents avions de chasse, comportait jusqu'à cinq caméras commandées à distance par radio. Un avion d'affaires Aérospatiale Corvette est également utilisé pour les prises de vues aériennes.

Pour la scène se déroulant au-dessus de Paris, Pirès profite du défilé national du . Il a fait appel au concours de l'Armée de l'air, seules les forces armées étant autorisées à circuler au-dessus de Paris lors de cette fête.

La France possédant une base militaire à Djibouti, c'est sur elle et ses environs que le tournage se fait pour la partie du film se déroulant en Afrique. Avant le départ, les soldats français affirment à l'équipe de tournage que le pays est dur à vivre, avec une température d'au moins . Cependant, arrivée sur place, l'équipe se rend compte qu'il fait plutôt Alice Taglioni le mentionne pendant le making of., à son grand soulagement.

Postproduction La postproduction est une étape cruciale pour un tel film. Souvent, elle commence pendant le tournage et se termine plusieurs mois après. Pendant que Pirès est en tournage, tant à Djibouti qu'en France, il reçoit les épreuves envoyées par La Maison, agence spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma. Il doit non seulement diriger les acteurs, mais aussi se concentrer sur le produit final, tâches qu'il mènera à bien. Pour les besoins du film, ce sera sept mois de postproduction, une longue période selon la responsable de La Maison.