Giulio Cesare Gigli est un luthier romain, né en 1724 ou 1725 et mort en 1794Site web de la Médiathèque de la Cité de la Musique, rubrique Instruments de musique.

Neveu du luthier romain Michael - ou Michele - Platner, il entre en apprentissage chez son oncle dès 1738 et lui succède en 1753, peu après le décès de celui-ciMuziekinstrumentenfonds (nl).

Il se base quelques fois sur le modèle Amati mais plus souvent sur celui de Karel Jalovec, Italian violin makers, New York, Crown Publishers, 1958, (en). Bien qu’il travaille jusqu’à sa mortSite web Tarisio (en), ses [Instrument de musique|instruments] sont rares : ses violonsGiulio Cesare Gigli, fine 18th century Italian violin, approx. 1760 (certificate Etienne Vatelot sont plutôt larges, avec des coins saillants et un reste d’influence Stainer pour ce qui concerne la vouteSite web Amati (en), plus haute, plus prononcée que chez Walter Hamma, Fridolin Hamma, Josef-Stefan Blum, Meister italienischer Geigenbaukunst, Wilhelmshaven : Florian Noetzel, 1993, ; les ouïes sont minces et la tête est concentrique et très proprement sculptée; ses violoncelles sont, eux, typiques du style romain et particulièrement remarquablesWillibald Leo Freiherr von Lütgendorff, Die Geigen und Lautenmacher vom Mittelalter bis zur Gegenwart, Frankfurt am Main : Frankfurter Verlags-Anstalt a. g., 1922, (de).

Selon les instruments et les observateurs, la couleur du vernis est jugée parfois bistreFriedrich Niederheitmann, Cremona – Eine Charakteristik der Italienischen Geigenbauer und Ihrer Instrumente, Leipzig: Carl Merseburger, 1919, (de) mais plus souvent jaunâtreSite web House of violins (en), jaune ocré, jaune or, jaune vieil or, d’un bel éclatRené Vannes, Dictionnaire universel des luthiers, Spa (Belgique) : Les Amis de la musique, Troisième édition, 2003, Tome premier, ''' jaune-rougeMozart en ses cordes - Cordes et claviers à l’époque classique, Cahier documentaire du Musée Historique de Lausanne, ou rouge. Les meilleurs de ses violons et violoncelles sont les rouges.

Bien qu’il ne compte pas au nombre des plus grands luthiers, il produit quelques-uns des meilleurs violons d’après Amati et est donc considéré comme un digne héritier de la tradition et Platner et, avec eux, un des maîtres de l´école romaineDifférente, par exemple, de l´école de Crémone.

De ce luthier, la Cité de la musique (Paris) possède deux violoncelles datant, respectivement, de 1757 et 1774, et deux petits violons (« violinetto ») datant de 1762 ont été conservés, l'un au musée Kraus à FlorenceCatalogo della Collezione etnografico-musicale Kraus in Firenze: Sezione Istrumenti Musicali, Firenze, 1901, , (it) et l'autre au Musée Historique von Wilhelm Heyer à CologneGeorg Kinsky, Katalog des musikhistorischen Museums von Wilhelm Heyer in Köln, Kommissions-Verlag von Breitkopf & Hartel in Leipzig, 1912, Zweiter Band - Zupf- und Streichinstrumente, , (de).

Notes et références

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