vignette|James Franck.

Le rapport Franck de est signé par d'importants physiciens nucléaires pour recommander que les États-Unis ne se servent pas de la bombe atomique comme arme pour précipiter la reddition du Japon.

Histoire Le rapport porte le nom de James Franck, le chef de la commission qui l'a produit. Le comité est nommé par Arthur Compton et se réunit en secret en sessions nocturnes dans un environnement hautement sécurisé. En grande partie rédigé par , le rapport évoque l'impossibilité de garder les découvertes atomiques des États-unis indéfiniment secrètes. Il prédit une course aux armements nucléaires, forçant les États-Unis à développer les armes nucléaires à un rythme tel qu'aucun autre pays ne songerait à attaquer d'abord par crainte de représailles écrasantes. De fait, c'est ce qui s'est produit. Le rapport recommande que la bombe nucléaire ne soit pas utilisée et propose qu'une démonstration de la « nouvelle arme » soit faite en présence des représentants de toutes les Nations unies, sur une île inhabitée ou dans le désert, ou d'essayer de garder l'existence de la bombe nucléaire secrète aussi longtemps que possible.

Dans le premier cas, la communauté internationale serait avertie des dangers et encouragée à développer un contrôle international efficace sur ces armes. Dans le dernier cas, les États-Unis gagneraient plusieurs années pour développer leur armement nucléaire avant que d'autres pays puissent lancer leur propre production. Le rapport Franck est signé par James Franck (président), , , , Glenn T. Seaborg, J. C. Stearns et Leó SzilárdHoward Gest, The July 1945 Szilard Petition on the Atomic Bomb: Memoir by a signer in Oak Ridge.

Franck emporte le rapport à Washington le où le comité intérimaire, nommé par le Président pour le conseiller sur l'utilisation de la bombe atomique, se réunit le pour réexaminer ses conclusions antérieures. Cependant, ce comité réaffirme qu'il n'y a pas d'alternative à l'utilisation de la bombe et les 6 et , les Américains procèdent aux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

Le rapport est déclassifié et rendu public au début de 1946, mais les responsables du projet Manhattan requièrent la censure de certains passages.

Voir aussi Pétition Szilárd - pétition sans succès contre l'utilisation de la bombe atomique, signée par 70 scientifiques du Projet Manhattan en . - contenant la description de la note par le sous-secrétaire de la Marine Ralph A. Bard exhortant à un avertissement du Japon avant d'utiliser la bombe atomique.

Notes et références

Liens externes Le texte du rapport Franck est disponible sur ces différents sites : Federation of American Scientists Nuclearfiles.org Atomicarchive.com Dannen.com

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