Aphorismes sur la sagesse dans la vie (Aphorismen zur Lebensweisheit) est un essai publié par Arthur Schopenhauer en 1851, inclus dans son ouvrage Parerga et Paralipomena, dans la seconde moitié du premier volume. Souvent publié à part des Parerga, c'est celui des ouvrages de Schopenhauer qui a été le plus lu..  

La première traduction en français date de 1880, réalisée par Jean Alexandre Cantacuzène..

Schopenhauer introduit ainsi son essai :

Présentation Introduction Schopenhauer précise qu’il ne traite pas du sujet dans une perspective métaphysique comme il le fait dans son ouvrage Le Monde comme volonté et comme représentation (chap. XLIX, vol. II) :

Il considère en effet que le bonheur est inatteignable, et ces aphorismes sont conçus pour vivre de façon moins malheureuse, avec moins de souffrance..

Chapitre I — Division fondamentale Schopenhauer fait appel à Aristote qui dans Éthique à Nicomaque (I, 8) divise les biens de la vie humaine en trois catégories : les biens extérieurs, ceux de l’âme et ceux du corps :

Schopenhauer insiste sur la prépondérance de ce qu’on est :

La santé est également essentielle, et bien qu’elle ne dépende pas de nous (au sens stoïcienCf. Manuel d'Épictète, I.) elle fait partie de cette première catégorie :

La richesse, ce qu’on a, n’est pas essentielle :

Chapitre II — De ce que l’on est La santé de l’esprit et du corps Schopenhauer, bien qu'il n'y fasse pas référence, rejoint Épictète pour qui ce ne sont pas les choses qui affectent les hommes mais le jugement qu'ils portent sur ellesManuel d'Épictète, V. :

La bonne humeur, la gaieté, sont des qualités irremplaçables : Néanmoins,

Des conseils sur la conduite à tenir pour garder la santé du corps et de l'esprit :

La beauté .

La douleur et l’ennui. L’intelligence Selon Schopenhauer, la vie des hommes oscille entre la douleur et l'ennui : Ailleurs, il dit encore :

Il fait une distinction entre l’homme ordinaire qui ne se préoccupe que de , et l’homme de talent que de l’.. Cette distinction est basée sur le degré d'intelligence et fait que l'homme qui se distingue de la masse est porté à vivre dans la solitude : .

Il cite Aristote qui, dans son Éthique à Eudème (VII, 2), dit que , cela notamment car .

À la fin du chapitre, Schopenhauer précise :

Chapitre III — De ce que l’on a Schopenhauer se réfère à Épicure qui a divisé les besoins humains en trois classes : .

Dans cette troisième catégorie, La richesse n'est pas mauvaise en soi, mais elle doit être considérée

Schopenhauer conclut le chapitre en précisant :

Chapitre IV — De ce que l’on représente De l’opinion d’autrui La faiblesse de l'homme vient de ce qu'il donne de l'importance à l'opinion des autres. Lorsqu'il est complimenté, . Et inversement, il est attristé par le manque d'égards.

Attribuer une haute valeur à l’opinion des autres, c’est leur faire trop d’honneur, car ce qu'ils pensent ou disent de nous est biaisé par .

Schopenhauer cite l'historien Tacite selon qui « la passion de la gloire est la dernière dont les sages mêmes se dépouillentHistoriae, IV, 6.. » Il s’agit pourtant d’une

Le rang Le rang,

L’honneur Selon Schopenhauer,

Il distingue d'abord trois types d’honneur (à remettre dans le contexte de l’époque) : l’honneur bourgeois« L’honneur bourgeois tire, il est vrai, son nom de la classe bourgeoise, mais son autorité s’étend sur toutes les classes indistinctement, sans en excepter même les plus élevées : nul ne peut s’en passer » (). qui . l’honneur de la fonction qui . l’honneur sexuel qui

Puis, il aborde le sujet de lhonneur chevaleresque, ou point d'honneur, qui dans la haute société, ainsi que ses dérives comme le fait de devoir en appeler aux armes en duel quand on est l’objet de discrédit :

Un manuscrit de Schopenhauer, intitulé Adversaria, contient le premier projet de dissertation sur ce thème sous le titre Esquisse d’une dissertation sur l’honneur.

La gloire Comme il l'a fait auparavant, Schopenhauer revient sur la distinction entre honneur et gloire qui

Comme la gloire se fonde sur ce qu’un homme est en comparaison des autres,

Schopenhauer aborde également la notion de gloire, à travers la renommée, dans les domaines de la philosophie, des arts, et des sciences.

Chapitre V — Parénèses et maximes Lorsqu'il débute cette section Schopenhauer , pourtant, selon Marie-Michèle Blondin, .

Maximes générales

Concernant notre conduite envers nous-même

4° Introspection sur le sens de sa vie. L’homme, occupé à dévider un à un les jours et les heures de son existence, ne connaît pas le plan d’ensemble de sa vie et le caractère qu'elle a. . ,

5° Garder la juste mesure entre l'attention consacrée au présent et celle consacrée à l'avenir.

Concernant notre conduite envers les autres

Concernant notre conduite en face de la marche du monde et en face du sort

Chapitre VI — De la différence des âges de la vie Dans ce chapitre, Schopenhauer représente les différentes motivations, qui en général, animent l'humain en fonction de l'âge qu'il a. La jeunesse est l'âge des illusions, avec la vie en perspective, alors que la vieillesse est celui de la désillusion, du désenchantement, avec la mort qui approche. Pendant la jeunesse la vie est comme une décor de théâtre vu de loin, et le même décor est vu de près à la vieillesse.. Il cite Platon, et approuve un de ses écritsSon introduction de La République., dans lequel ce dernier déclarait que l'homme devient enfin libre, à un âge avancé, une fois qu'il est délivré de son instinct sexuel qui le troublait sans relâche jusqu'alors. La vieillesse est par contraste l'âge de la sérénité.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Édition .

Bibliographie .

En ligne .

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