L'Hermitage-Lorge est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Plœuc-L'Hermitage.

Géographie

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme L'Ermitage en 1446.. La commune prend le nom de L’Hermitage-Lorge par décret officiel du . Cet ajout provient du château bâti entre 1721 et 1730 par Guy Nicolas de Durfort, duc de Quintin et comte de Lorges.

En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie L'Ermitage. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue les graphies Èrmitaj (L'), Èrmitaj Lorch (L'), Èrmitaj Lorj (L'), Èrmitèïj (L') et Lorj.

La forme bretonne normalisée préconisée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998., puis par l'Office public de la langue bretonne, est Peniti-Koedrac'hOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,7 % des toponymes de l'ancienne commune sont d'origine bretonneJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 358.

Histoire Ancienne trève de la paroisse d'Allineuc, L'Hermitage-Lorge est erigée en paroisse 1627, par décret épiscopal (de Mgr André Le Porc, évêque de Saint-Brieuc). La chapelle Notre-Dame de l'Ermitage en la paroisse d'Allineuc existe dès 1506.

Le François Baron du TayaFrançois Baron du Taya, né le à Quintin, maire de L'Hermitage, conseiller général des Côtrs-du-Nord, décédé le à Trégueux, régisseur des terres de Lorge, se lança dans une œuvre de rénovation et de modernisation de l'agriculture, prônant la suppression de la jachère, la fertilisation des sols, l'assolement, l'amélioration de l'élevage, etc.. Il créa en 1821 le Comice agricole du canton de Plœuc, le premier à être créé en Bretagne.

Le déclin de l'activité textile provoqua misère et émigration. Ce cycle de la misère commence en 1779 et s'est prolongé pendant plus de 80 ans, au fur et à mesure du dépérissement de l'activité textile. La région des manufactures des toiles « Bretagnes » connaît son pic démographique dans la décennie 1830 et a ensuite perdu de 50 à 60 % de sa population en un siècleJean Martin, La manufacture des toiles Bretagne du au , in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", Presses universitaires de Rennes, 2008, .

En 1841, on recense 389 indigents et 37 mendiants dans la commune de L'Hermitage qui a alors habitantsRoger Toinard, L'agonie de la manufacture et ses conséquences, in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", Presses universitaires de Rennes, 2008, .

Le comte de Choiseul, héritier des terres de Lorge en 1781, fit construire un haut-fourneau au Pas de Lanfains en 1827, afin d'exploiter le minerai de fer local. La famille Allenou le racheta en 1837. L'usine survécut jusque dans la décennie 1880, transformée en simple fonderie et employant une trentaine d'ouvriers fondeurs, mais procurant en tout de 300 à 400 emplois en comptant les mineurs, les bûcherons, les charbonniers, les transporteursRoger Toinard, L'agonie de la manufacture et ses conséquences, in "Du lin à la toile. La proto-industrie textile en Bretagne", sous la direction de Jean Martin et Yvon Pellerin, Presses universitaires de Rennes, 2008, .

La commune est agrandie trois fois: Par arrêté du 28 novembre 1827, trois enclaves d'Allineuc, au nord-ouest de Kerno, sont intégrées dans l'Hermitage en 1827 Par ordonnance du 3 janvier 1839, les villages de la Cave-aux-Loups et des Aulnais en Lanfains, sont annexées à l'Hermitage en 1839 Par ordonnance du 8 mars 1839, la lande des Aulnais de Kerfro (le Bodéo) est annexée à l'Hermitage en 1839.

Le Les guerres du Le monument aux morts porte les noms de 64 soldats morts pour la Patrie : 56 sont morts durant la Première Guerre mondiale ; 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ; 1 est mort durant la guerre d'Algérie.

L'Hermitage est un site qui abrita des activités de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

La forêt de Lorge fut pendant l'Occupation un centre de rassemblement pour les résistants et de caches d'armes pour les maquisAlain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la Résistance en Bretagne", éditions Ouest-France, 1991..

Le L'Hermitage-Lorge et Plœuc-sur-Lié ont fusionné le pour former la deuxième commune nouvelle du département des Côtes-d'Armor : Plœuc-L'Hermitage.

Héraldique

Politique et administration Liste des maires

Liste des maires délégués

Démographie

Lieux et monuments Église Notre-Dame (1506-1658-1720), possède un tableau : « L'Assomption » du peintre briochin Raphaël Donguy daté de 1851. Château de Lorge. Forêt de Lorge. Croix Saint-Lambert, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du .

Personnalités liées à la commune Mireille Chrisostome, héroïne de la Résistance, exécutée dans la forêt de Lorge.

Voir aussi Liste des communes des Côtes-d'Armor

Notes et références Notes

Références

Liens externes

L'Hermitage-Lorge sur le site de l'Institut géographique national

Catégorie:Ancienne commune dans les Côtes-d'Armor Catégorie:Commune déléguée dans les Côtes-d'Armor