Anicet-Georges Dologuélé est un homme politique et économiste centrafricain né le à Bozoum (Ouham-Pendé). Il est Premier ministre de 1999 à 2001.

Jeunesse et formation Ancien élève du petit séminaire de Berberati et du lycée Jean-Bédel-Bokassa de Bangui (République centrafricaine), il étudie successivement à l'université de Bangui, puis à l'université Bordeaux-I (France) et obtient un DESS en gestion des entreprises en 1981 et un DEA en économie en 1982.

Carrière politique En 1997, il est ministre des Finances et du Budget du gouvernement d'action pour la défense de la démocratie (GADD) dirigé par Michel Gbézéra-Bria. Il lui succède au poste de Premier ministre en tout en conservant les fonctions de ministre de l'Économie, des Finances, du Plan et de la Coopération internationale. Il est reconduit au poste de Premier ministre en , après les élections présidentielles qu'il organise avec succès. il quitte le gouvernement le .

Le , à l’issue d’une assemblée générale constitutive réunie à Bangui, il fonde un nouveau parti politique : l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont il est le président. Il se présente à l'élection présidentielle de 2015RJDA, 25 octobre 2013 et arrive en tête du premier tour sur trente candidats avec plus de 23 % des voix. Il est finalement battu au deuxième tour, avec 37,3 % des suffrages contre 62,7 % à Faustin-Archange TouadéraCentrafrique : Touadéra élu président, Le Figaro, 20-02-16.. Tout en dénonçant les fraudes massives organisées par le Gouvernement de Transition en faveur de son concurrent et qui risquaient de provoquer une recrudescence de la violence, il renonce à déposer un recours auprès de la Cour Constitutionnelle de Transition et appelle tous ses partisans à collaborer avec le nouveau Président. Il est brillamment élu député, avec 75,32 % des suffrages, dans la première circonscription de Bocaranga, ville située dans la préfecture de l'Ouham-Pendé au Nord Ouest de la RCA.

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2020.

En , il est interdit de sortie du territoire centrafricain.

Afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle de 2025, Anicet-George Dologuélé renonce à sa nationalité française (acquise en 1994). Par décret du , il est libéré de son allégeance à l'égard de la FranceJ. O. du 27 août 2025, texte 74, article 2. En octobre, il est investi candidat par son parti, l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). Son parti, membre de la coalition d'opposition Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), choisit de participer à l'élection présidentielle alors que le BRDC la boycotte. En conséquence, le BRDC exclut l'URCA de la coalition.. Le gouvernement estime que Dologuélé a perdu la nationalité centrafricaine en obtenant la nationalité française et ne pourrait le redevenir que par un décret présidentiel, ce qui le rend apatride.. Sa candidature est toutefois acceptée le par le Conseil constitutionnel. Cette acceptation est toutefois critiquée car la constitution laisse peu de place à l'interprétation juridique et l'inclusion de Dologuélé parmi les candidats est considérée comme un acte politique.. Le , avant la publication des résultats, Anicet-Georges Dologuélé accuse le gouvernement et l'Autorité nationale des élections de fraudes « massives » et revendique la victoire.. Les résultats officiels donnent la victoire à Faustin-Archange Touadéra avec 77,9 % des voix, Dologuélé arrive en deuxième position avec 13,5 % des voix. La participation est de 52,4 %. Le recours déposé par Dologuélé devant la Cour suprême est rejeté par celle-ci...

Carrière professionnelle Après des études d'économie et de gestion à l'université de Bordeaux, il passe le concours de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) et intègre son centre de formation à Yaoundé. Il est admis dans les effectifs de la BEAC en et occupe les fonctions d'Inspecteur, chef de mission. En 1991, il est nommé délégué du gouverneur et représentant de la BEAC auprès de la France et de l’Union européenne. Il repart au siège en comme directeur des relations financières extérieures, puis en 1995 directeur de l'organisation et de l'informatique.

Après avoir dirigé le gouvernement centrafricain, il est réintégré dans les effectifs de la BEAC et se voit confier les responsabilités de directeur national pour la République centrafricaine. En , les chefs d'État de la CEMAC, le nomment président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), fonctions qu’il occupera jusqu'en World Policy Conférence, Monte-Carlo, 2013.

Voir aussi Articles connexes Politique en République centrafricaine Gouvernement Dologuélé 1

Notes et références

Catégorie:Naissance en avril 1957 Catégorie:Étudiant de l'université Bordeaux-I Catégorie:Premier ministre de la République centrafricaine Catégorie:Candidat à une élection présidentielle en République centrafricaine Catégorie:Ministre centrafricain des Finances Catégorie:Ministre centrafricain du Budget Catégorie:Personnalité centrafricaine du XXe siècle Catégorie:Personnalité centrafricaine du XXIe siècle Catégorie:Économiste centrafricain