Merdrignac est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Le , elle devient une commune nouvelle en intégrant Saint-Launeuc qui devient une commune déléguée. Géographie Localisation

En plein cœur de l'Argoat, Merdrignac est située dans le canton de Broons et dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc depuis le Arrêté modificatif en date du 8 décembre 2016 du Préfet de la région Bretagne, Préfet d’Ille-et-Vilaine portant modification des limites territoriales des arrondissements des Côtes-d’Armor. Elle fait partie de Loudéac Communauté − Bretagne Centre et se trouve à environ de Rennes et de Paris.

Par ailleurs, Merdrignac se trouve à proximité de deux axes routiers majeurs : la RN 164, future artère autoroutière du Centre Bretagne (axe Montauban-de-Bretagne, Loudéac, Carhaix, Châteaulin), qui traverse la communauté de communes ; la RN 12, qui relie Rennes à Brest, en passant par Saint-Brieuc. Pour rejoindre l'échangeur, situé à Montauban-de-Bretagne, il faut compter 20 minutes, sur un trajet à 75 % en 2x2 voies.

Merdrignac est située au cœur du plateau de Rohan (appellation discutable car la topographie est marquée par des collines désordonnées où ne se discerne aucune direction nette, et non par une surface plane), topographie en pente vers le sud.. Ce plateau de Rohan qui s'étend de la baie de Douarnenez à la Sarthe est .

Merdrignac appartient à une unité paysagère appelée plateau de Pontivy-Loudéac, plus précisément le plateau de l'Yvel qui montre des étendues cultivées (cultures céréalières et fourragères) associées à peu de bocage, à l'état résiduel, avec une végétation s'exprimant le plus souvent sous forme de forêts, boisements ou bosquets.. La « plaine » de Pontivy est en effet constituée de paysages monotones qui portent, selon le géographe Pierre-Yves Le RhunPierre-Yves Le Rhun, Géographie économique de la Bretagne, Ed. Breiz, 1973, la marque d'une spéculation prédominante qui a éliminé la polyculture vivrière et l'élevage au profit d'une .

Au Nord, la forêt de la Hardouinais est un massif boisé continu avec des lisières nettes, situé sur une zone plutôt plane où alternent les parcelles d'essences feuillues et de conifères. À l'ouest, les contreforts du Mené se caractérisent par une topographie vallonnée avec des lignes de crêtes rapprochées et parallèles, d'orientation Nord-Ouest / Sud Est (fonds de vallon entre 140 et d'altitude et lignes de crête culminant à plus de ). À l'est, une topographie plus plane avec une densité de bosquets et de haies moins importante, marque la plaine agricole semi-ouverte, ponctuée de hameaux et de bâtiments d'élevage..

Géologie et relief

vignette|Carte géologique du Massif armoricain. Merdrignac est situé dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique du Merdrignac se situe plus précisément dans un vaste bassin sédimentaire au relief peu marqué et aux sols pauvres. Dans ce bassin briovérien, les sédiments (formations indifférenciées constituées d'une alternance silto-gréseuse) issus de l'érosion du segment occidental la chaîne cadomienne se sont accumulés sur plus de d'épaisseur et se sont métamorphisés (schistes briovériens souvent altérés en argiles grises ou noires). Merdrignac est à l'est du massif de Plémet-Ménéac, pluton granitique qui s'est inséré dans le plateau schisteux en y développant à son contact des auréoles de métamorphisme de contact (micaschistes à andalousite, cornéennes).. Des placages de limons éoliens couvrent régulièrement tous les interfluves et une bonne partie des versants E. Thomas, A. Carn, avec la collaboration de J.-M. Rivière, Notice explicative de la feuille Saint-Méen-Le-Grand à 1/50 000, éditions du BRGM, 2008, p. 46.

Hydrographie

vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MerdrignacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le Meu, l'Yvel, le Gréhédan, le ruisseau de la Ramée, le Duc. et divers autres petits cours d'eau..

La Rance, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé ..

Le Meu, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé ..

L'Yvel, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans le Ninian à Taupont, après avoir traversé ..

Le Gréhédan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Meu à Gaël, après avoir traversé ..

Le ruisseau de la Ramée, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Gomené et se jette dans l'Yvel sur la commune..

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Hardouinais, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang du Marais ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Merdrignac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Merdrignac, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,9 %), forêts (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,1 %), prairies (8,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,9 %), zones urbanisées (3,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Medrinniaco en 1118, Medrenniaco en 1164., Medrignac et Merdrignac au , Medreniac et Meidrignac en 1201, Medregnac en 1220, Merdregniac en 1229, Medreignac en 1245, Medregniac et Merdreigniac en 1251, Merdrignac en 1255, Medregniac en 1269, Medregnac vers 1330, Medrignac en 1479 et en 1490..

Dans ce toponyme, -ac représente le suffixe vieux-celtique -ako-s passé sous la forme ac- en gallo-romain et correspondant exact du breton -ec (écrit -eg dans les noms de lieu en breton moderne). Pour l'étymologie, le premier -r- fait difficulté, d'autant qu'il n'apparaît pas dans toutes les formes anciennes. On hésite donc entre une explication par le nom d'un fondateur gallo-romain *Maternu(s), plus précisément avec un diminutif *Materinius, ou bien un gallo-roman *martiriacum désignant un établissement doté d'un cimetière paroissial. Le groupe -tr- a résisté, peut-être sous l'effet du breton.

En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Merdrignak en 1847, Merdrignac en 1905 et 1933, Merdrigneg en 1936, 1973 et 1977, Merdrignag en 1936, Merinieg en 1973 et 1977, Merenieg en 1977, 1978 et 1979. La forme bretonne normalisée est Medrigneg : conseillée depuis 1993, elle se base sur les premières attestations connues du nom de la commune (voir ci-dessus). Le suffixe -eg correspond en breton moderne au suffixe roman -ac .

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 20,0 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 372.

Histoire Préhistoire Des traces d'habitats, datant successivement du néolithique, de l'âge du bronze ainsi que de l'époque gauloise, ont été mises au jour en 2019. sur le territoire de la commune.

Origine Merdrignac est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait jadis outre le territoire actuel de Merdrignac, ceux de d'Illifaut et de Trémorel.

La famille de Merdrignac existe aux . Son nom s'écrit, en latin, de Merdrinniaco en 1118, de Merdrenniaco en 1164 (Mor., Pr. I, 539, 654). La seigneurie de Merdrignac est pourvue d'une mesure propre dès 1255. La paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Merdrignac avait pour subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel. Sa cure était à l'alternative. Merdrignac élit sa première municipalité au début de 1790.

Moyen Âge

En 1351, le seigneur de Merdrignac, Jean de Beaumanoir, fut le principal héros du combat des Trente livré entre Josselin et Ploërmel. En 1426, Merdrignac comptait cent soixante familles, dont quinze familles nobles. En 1626, Merdrignac fut très éprouvé par une épidémie de peste (277 morts, soit un dixième de la population environ). En 1633, une nouvelle épidémie fit 222 morts. Il y eut de nouvelles épidémies en 1639, 1651 et 1661. En 1630, Merdrignac comptait près de . En 1770, elle en comptait . En 1790, elle en comptait . Dès le début du , il y avait à Merdrignac un médecin résident, ce qui était alors très rare en Bretagne intérieure.

Temps modernes