Paul Scudo est un critique musical et musicographe français d'origine italienne, né à Venise le et mort à Blois le .
Biographie Paul Scudo naît le à Venise.
Il grandit en Allemagne avant d'entrer vers 1824 à l'Institution royale de musique classique et religieuse d'Alexandre-Étienne Choron. Il chante un petit rôle en 1825 dans Il viaggio a Reims de Rossini, étudie l'harmonie avec Hippolyte Chélard, et poursuit sa formation à l'école de Choron, où il devient professeur de chant en 1829 et 1830.
Après la Révolution de juillet, il travaille comme clarinettiste dans un régiment militaire, puis comme professeur de musique et de langues à Tours et à Vendôme. Il revient à Paris, où il fait carrière comme critique musical influent, collaborant à partir de 1840 à de nombreux périodiques, à la Revue des deux mondes, à la Revue indépendante, au Siècle, à la Revue de Paris, à la Revue et gazette musicale de Paris et à L'Art musical.
Dans ce cadre, Scudo est l'un des de la musique de Berlioz. Il est aussi le seul journaliste à critiquer Les Grotesques de la musique lors de leur parution en 1859. Il est vrai que, sans le nommer, Berlioz le désigne dans cet ouvrage comme , un . Dans le post-scriptum de ses Mémoires, l'auteur de la Symphonie fantastique le désigne comme un , qui l'attaque toujours avec acharnement.
Paul Scudo n'est pas plus un défenseur de Richard Wagner. Charles Baudelaire, dans un article consacré au compositeur allemand, dépeint Scudo , ainsi que l'exprime Joseph-Marc Bailbé.
Pierre Citron suppose que l'hostilité de Scudo à l'égard d'Hector Berlioz serait due à une attaque de ce dernier contre la musique italienne. Cependant, la remarque du compositeur français se révèle justifiée. Paul Scudo est interné dans un sanatorium, où il meurt en 1864Nicolas Slonimsky mentionne « l'ineffable Scudo, ce critique français dont la carrière s'acheva dans un asile d'aliénés »..
Œuvres Comme compositeur, Paul Scudo est l'auteur de nombreuses romances, genre musical dont il a écrit l'histoire (1832), sur des poèmes de Victor Hugo (dont La captive sur un poème des Orientales), Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine et Maurice-Saint-Aguet (dont Le Fil de la vierge), notamment.
Il est également l'auteur d'un roman musical, Le Chevalier Sarti (1857), et a rassemblé ses articles de critiques en plusieurs recueils : Critique et littérature musicale (1850 ; édition, 1856) ; L'Art ancien et l'Art moderne [...] (1854) ; L'Année musicale [...] (Hachette, 1860-1863) ; La Musique en 1862 (1863).
Postérité Certaines critiques de Paul Scudo ont été retenues par Nicolas Slonimsky dans son Lexicon of Musical Invective (Lexique d'invectives musicales), anthologie de critiques négatives s'attaquant à des chefs-d'œuvre de la musique classique ou à de grands maîtres de son temps :
Dans sa biographie de Debussy, le compositeur Jean Barraqué cite cette dernière critique en ajoutant ce commentaire exaspéré, à propos des mauvais musiciens de l'Allemagne moderne :
En 1893, Paul Dukas mentionne le critique pour en stigmatiser les fautes professionnelles :
Bibliographie .
, présentés par Gérard Condé , présentés par Pierre Citron . avant-propos de Gustave Samazeuilh
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Critique musical français Catégorie:Biographe français Catégorie:Naissance en juin 1806 Catégorie:Naissance à Venise Catégorie:Décès en octobre 1864 Catégorie:Décès à Blois Catégorie:Décès à 58 ans