L'institut de la Sainte-Union de Dour est fondé le par des dames de la congrégation de la Sainte-Union. Celles-ci sont envoyées par leur fondateur, Jean-Baptiste DebrabantCatalogue réalisé à l'occasion de l'exposition "1844 - 2014 : 170 ans d'histoire de la Sainte-Union à Dour", sous la dir. de BORTOLIN M., Dour, 3-4 mai 2014.. Aujourd'hui, cette école propose un enseignement de la maternelle au secondaire. Au niveau secondaire, elle offre des formations générales, techniques et professionnelles.

La fondation de la congrégation des sœurs de la Sainte-Union. En 1828, Jean-Baptiste Debrabant fonde la congrégation des sœurs de la Sainte-Union, lors d'une rencontre avec 9 femmes catéchistes à Douai. Ces sœurs créent des écoles destinées aux enfants les plus démunis dans le nord de la France et une première en Belgique à Kain en 1833. La Sainte-Union de Dour est fondée en 1844. L'apprentissage était centré sur l'éducation de la religion chrétienne.

Au départ, Jean-Baptiste Debrabant assure la direction de la congrégation de la Sainte-Union. En 1840, la sœur Eulalie Ramon devient la supérieure générale, elle est alors à la tête d'une centaine de femmes qui ont fait leurs vœux en tant que sœurs de la Sainte-Union.

Évolution du costume des sœurs Du  à la première moitié du , les religieuses de l’institut La Sainte-Union portaient un voile noir avec une large bande plissée blanche, ce qui caractérisait leur ordre. Elles avaient aussi un col blanc qui dépassait de leur longue robe noire qui étaient très large au niveau des manches. Une croix en argent était attachée sur leur cœur avec une épingle. Celle-ci était suspendue à une ganse de soie noire qui faisait le tour du cou.

En 1833, une croix et le nom de "Sainte Union" ont été attribués aux religieuses. Dès lors, elles commencèrent à se donner le nom de "Sœur".

Il faut attendre le Vatican II pour que le costume des religieuses se modernise un peu. Les robes sont un peu moins longues et on supprime les larges manches et le grand ruban auquel était accroché la croix. Le large plissé blanc du voile est remplacé par un liséré blanc.

La vie au pensionnat Les pensionnaires de la Sainte-Union des Sacrés-Cœurs à Dour étaient très encadrés. À l'époque, ils rentraient chez eux uniquement pendant les vacances. Les week-ends, les sœurs organisaient des spectacles durant lesquels les pensionnaires présentaient des poèmes, des morceaux de piano, du chant ou encore des saynètes. Les spectacles étaient joués dans la salle des fêtes.

Couvent de Trichères. Autrefois, les bâtiments de la Rue Neuve (actuellement Rue de Roi Albert) étaient le couvent des religieuses. En 1866, ces bâtiments sont devenus trop petits, c’est pourquoi la congrégation décida d’acheter un immeuble situé à la grand-rue à Dour. Le bâtiment possédant un clocheton surmonté d’une croix était l’ancien couvent des Dames de la Sainte-Union.

En 1872, la Direction de l’école décida de construire une nouvelle école dans le quartier ouvrier de Trichères que l’on appellera « le tordoir ». Les deux couvents seront indépendants jusqu’en 1927.

La Sainte-Union pendant la Première Guerre mondiale.

Les Anglais et les sœurs. En août 1914, pour les sœurs, l’Angleterre représentait une nation majeure et responsable de la sauvegarde des libertés dans la région. Une relation d’amitié s’est créée lorsque les religieuses ont hébergé et soigné une compagnie britannique. Dans un extrait du carnet des sœurs figure ces phrases « Combien ces chers enfants d’Albion étaient heureux et reconnaissants de nos petits dons »… ou encore «  pour cette Angleterre devenue chère pour nous, à cause du dévouement de ces guerriers à la cause du droit et de la justice, nos vœux de vrai bonheur spirituel et temporel s’élèveront chaque jour auprès du Trône de Dieu, afin de hâter le retour à la vrai foi de cette nation si grande et si généreuse  ». Ils étaient alors pour elles de vrais héros.

Le quotidien durant la guerre. En février 1918, le couvent a été réquisitionné par l'armée allemande. Les sœurs vont alors occuper la gendarmerie et par la suite la « Villa des Roses » qui n'était pas adaptée à l'enseignement, elles donneront donc cours dans des bâtiments annexes.

La Sainte-Union dans l'entre deux guerres. En , les sœurs de la Sainte-Union retournent à leur couvent.

Le , sept pensionnaires sont revenues préparer les classes pour le lundi où ils accueilleront les classes du pensionnat ainsi que des salles d'enfance.

Pendant la fête de Pâque 1919, plusieurs sœurs fournissent un long travail de nettoyage de la chapelle et du pensionnat.

Le nombre d'élèves augmente ainsi que leurs difficultés causées par la guerre.

Les sœurs organiseront en 1921 un spectacle dédié à Jean-Baptiste de Brabant ainsi qu'une fête de leur Congrégation cinq ans après et également des excursions en fin d'année.

De 1918 à 1940, les sœurs accueillent et instruisent les élèves qui ne cesse d'augmenter contrairement au nombre de sœurs qui diminue. Elles sont dix-neuf en 1920, seize en 1919 et ensuite 1939 (à la suite des départs, des retraites et des décès) elles ne sont plus que sept.

En 1923, les garçons sont très peu (six) par rapport aux filles (soixante).

Elles ne peuvent pas être pensionnaires à partir de 1931.

En 1927, l'école de Saint Joseph dépend du couvent de la Sainte-Union à cause du nombre insuffisant de religieuses.

L'an suivant, l'école secondaire est fondée, elle propose des cours de coupe, d'enseignement ménager ainsi que de la sténodactylo.

Entre 1934 et 1935, l'école ouvre une section ménagère. Celle-ci est complétée l'année d'après par des cours de coupe et de travaux d'aiguille. Ces options connaîtront un bon succès.

En été 1939, La Sainte- Union organise des classes d'été dans lesquelles les élèves viennent avec leurs cahiers et leurs livres plusieurs fois par semaine.

En , l'école présentera " Les aventures de Blanche neige " au Cercle ouvrier Saint Victor qui connaitra un franc succès. La Sainte-Union pendant la Seconde Guerre mondiale.

Problèmes de ravitaillement Pendant la Seconde Guerre mondiale au moment de la pentecôte la Belgique est envahie. En conséquence les élèves ne peuvent plus aller à l'école, la plupart des élèves retournent sur les bancs en juin, et donc l'année scolaire est allongée jusqu'au . En , les sœurs d'Élouges, de Thulin, les institutrices et les évacués se réfugient à la Sainte-Union.

La Sainte-union va connaître des problèmes de ravitaillement. Les sœurs vont payer les denrées difficiles à trouver grâce à la richesse du jardin. En 1941, le charbon vint aussi à manquer mais heureusement Madame La Supérieure et la prévoyante Mère Jeanne Émilie veillent à ce que tout rentre dans l'ordre. En ce temps de guerre, toutes les écoles de Dour ainsi que certaines personnes âgées et aveugles recevaient de la soupe avec 1 ou 2 fois par mois une couque.

Les sœurs continuent d'organiser diverses activités telles que des fêtes, des chants et des prières qui permettent de remonter le moral des Dourois qui subissent de nombreuses répressions et arrestations.

La création de l'école ménagère et commerciale.

Après la seconde guerre mondiale, l'école offrait des cours du maternelle au secondaire. Seules les filles y avaient leurs places. Les cours enseignés permettaient aux jeunes filles de 14 à 16 ans de se préparer à la vie active en plus de matières un peu plus générales (géographie, éducation physique, mathématiques, français, etc.), ainsi que l'écriture, la couture et la cuisine.

La dernière communauté. Le premier directeur laïc de la Sainte-Union était Monsieur Dupas, en 1984.

Sœur Marie-George et sœur Françoise-Marie, les deux dernières religieuses, quitteront le couvent de l'Institut la Sainte-Union pour intégrer le couvent de Kain, en 1998.

Options que propose l'école Dans la section générale de transition, il y a les options latin, mathématique, sciences et langues modernes. La section technique de transition propose les options sciences sociales et éducatives et en technique de qualification, se trouvent les options secrétariat-tourisme ainsi que technicien(ne) en comptabilité. Enfin, en professionnel, il y a les options suivantes : auxiliaire administrative et d'accueil, aide familiale, de très petites entreprises ainsi que soignant(e).

Evolution de la Sainte-Union En 1968, madame Andrée Dejaegere (Sœur Andrée Noël, directrice de l'établissement) émet l'idée d'ouvrir un cycle supérieur ; jusque là, les élèves fréquentaient les 3 premières années de l'enseignement secondaire, appelées, à l'époque "école moyenne" puis quittaient pour aller suivre le cycle supérieur dans une autre école afin de pouvoir poursuivre des études supérieures ou universitaires. Les élèves qui restaient pouvaient faire une année de finalité , "la 4ème finalité" qui pouvait les préparer à entrer dans la vie professionnelle comme employée de bureau. Une section professionnelle permettait une formation pratique : coupe couture et activités ménagères.

Ainsi donc, en , la première année du cycle supérieur "techniques commerciales" est organisée pour un groupe d'élèves terminant "l'école moyenne" ; parmi elles, certaines obtiendront leur certificat d'enseignement technique secondaire supérieur en . Ce certificat leur permettra d'accéder aux études supérieures ou à l'université. Pour l'entrée à l'université, l'examen de maturité était nécessaire et pour les diplômés de l'enseignement technique, ce certificat de maturité devait être obtenu auprès de jury central.

En 1972, madame Andrée Dejaegere (Sœur Andrée Noël), décide de se lancer dans la création du rénové (enseignement de type 1). Cette innovation change à jamais la physionomie de l'institut : d'école professionnelle et technique, elle devient une école présentant les trois types d'enseignement cité ci-dessus. Ces différents changements entrainent une augmentation sans cesse croissante du nombre d'élèves. D'où, un besoin sans cesse croissant de locaux : sous la surveillance de Jean-Pierre Legrain, puis de Ghislain Formule, l'école se lance dans une série impressionnante de travaux.

En 1998, les dernières religieuses (sœur Françoise-Marie et sœur Marie-Georges) quittent définitivement Dour.

Six ans après, l'école primaire déménage pour aller s'installer dans les anciens bâtiments des Câbleries, rue du roi Albert.

En 2011, Pierre Dupas quitte l'école après 27 années de direction. Il est remplacé pendant un an par Ghislain Formule, auquel succédera Manu Bortolin.

En 2022, celui-ci quitte ses fonctions et est remplacé par Sébastien Cornard.

Sous la direction de ces derniers, l'école continue : à s'étendre (location d'une prairie voisine pour terrain de sports, aménagement d'un nouveau parking rue Fleurichamps, achat d'un nouveau terrain pour y aménager de nouvelles classes modulaires et accessibles aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu'un nouveau terrain de sport en 2014-2015); à évoluer : ouverture en d'une section littéraire et d'une section langues modernes au troisième degré de l'enseignement général, en attendant la réforme du premier degré prévu pour 2015.

La cour a été fortement agrandie et recouverte de macadam. Un vaste préau y a pris place le long du bloc C.

Cette ancienne classe de dactylographie, après avoir été aménagée durant de nombreuses années en chapelle, est à présent occupée par le bureau de Madame Préseaux, l'actuelle sous-directrice.

La façade principale de l'école a subi de grandes modifications telles que la démolition du clocher de la chapelle, l'enlèvement des grilles et du portail, ainsi que la transformation d'une des entrées de l'école en une cabine électrique.

Le préau aménagé en 1960 en même temps que le bloc B (salle de gym...) a été remplacé en 2013 par 4 vestiaires.

Dans les années 1980, la Cour d'Honneur a été réaménagée en un parking pour les membres de la direction, de l'économat et du secrétariat.