Le de volontaires nationaux du Finistère, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement du Finistère.

Création et différentes dénominations Le de volontaires du Finistère est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers du 7 au à Quimper. Les débris du de volontaires du Finistère disparurent après le à Saint-Louis-du-Nord, ville située dans la colonie française de Saint-Domingue.

Commandants 1792-1793 : Jacques Kerguelen de Kerbiguet, originaire de Quimperlé 1793-1793 : Joseph Granval, originaire de Quimperlé 1793-1794 : Benoît Mougeot, originaire de Vitasseau

Historique des garnisons, combats et batailles 1792 Le bataillon est formé à Quimper à partir du , avec 320 volontaires originaires de plusieurs districts. Le , le bataillon est péniblement organisé en 8 compagnies et 1 de grenadiers. Le il est passé en revue par le général La Bourdonnaye. En mai, le bataillon est équipé en armes et en vêtements, il est placé sous les ordres du général Canclaux et quitte Quimper le pour s'embarquer pour réprimer la Révolution haïtienne. Cheminant par Hennebont, le , Auray, le 6, Vannes, le 7, Muzillac, le 8, il cantonne le 9 à La Roche-Bernard (3 compagnies) et Redon (6 compagnies). Le , les 447 hommes du bataillon embarquent à Paimbœuf, mais, par suite d'un accident, 3 compagnies sont obligées de débarquer à l'île de Ré et à Rochefort et elles ne peuvent repartir que le 1er septembre pour Saint-Domingue. Le 1er septembre, les 3 compagnies quittent la France et débarque le à Port-de-Paix ou ils sont envoyés avec les 1er bataillon de volontaires de la Loire-Inférieure, le 1er bataillon de volontaires du Morbihan et le 2e bataillon de volontaires de la Charente en garnison au Cap Français. Rapidement, le bataillon est décimé par les maladies et la misère, tout comme les autres bataillons.

1793 Les volontaires subissent toutes sortent de calamités durant cette guerre désastreuse. Continuellement sur la défensive, ils sont fatigués, mal nourris, boivent du vin frelaté fait avec du bois de Campêche, couchent en plein air et dorment habillés et chaussés. Le lieutenant-colonel en chef du du Finistère Jacques Kerguelen de Kerbiguet meurt de maladie. Il est remplacé par le lieutenant-colonel en second Joseph Granval Les 19 et , le du Finistère assiste impuissant à la tentative de Galbaud puis au pillage et à l'incendie du Cap par les rebelles. Après ses évènements, il est envoyé en garnison à Saint-Louis-du-Nord. Le malades, le lieutenant-colonel Joseph Granval et 5 officiers rentrent en France pour un congé de convalescence d'un an.

1794-1795 Le , le de volontaires du Finistère, en poste à Saint-Louis-du-Nord a déjà perdu 18 officiers et 376 volontaires morts et ne compte plus que 65 hommes présents. Le , le bataillon est toujours signalé à Saint-Louis-du-Nord mais on ignore ce que devinrent ses débris après cette date. Le , alors à Brest, les officiers repassés en France, le lieutenant-colonel commandant le bataillon Joseph Granval, le capitaine Gremel commandant la Le capitaine Gremel originaire de Nancy, Le capitaine Louis-Marie Du Buisson commandant la Le capitaine Louis-Marie Du Buisson originaire de Brest avait 25 ans en 1792, Le lieutenant Pierre Chanavat de la Le lieutenant Pierre Chanavat originaire de Bédarrides dans le Vaucluse avait 29 ans en 1792, le lieutenant Yves-Marie Toutain de la Le lieutenant Yves-Marie Toutain originaire de Brest avait 22 ans en 1792 et le quartier-maitre trésorier Augustin Joseph LaudinLe quartier-maitre trésorier Augustin Joseph Laudin originaire de Bains en Haute-Loire avait 34 ans en 1792, ainsi que sept volontaires, demandent à servir dans un autre corps en raison de la disparition du . Le , ils sont affectés dans l'organisation du 1er bataillon provisoire des Côtes-de-Brest.

Personnalités ayant servi au de volontaires du Finistère Jean Étienne de Saint-Martin alors sous-lieutenant Jacques Kerguelen de Kerbiguet Né à Quimperlé, Jacques Kerguelen de Kerbiguet est élu lieutenant-colonel en chef du du Finistère le . Il meurt de maladie en 1793 à Saint-Domingue.

Bibliographie Camille Rousset : les volontaires (1791-1994) Eugène Déprez : Les volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme : Histoire de l’infanterie en France G Dumont : Les bataillons de volontaires nationaux

Liens externes

Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie et liens externes

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