Le de volontaires de la Charente, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de la Charente.
Création et différentes dénominations Le de volontaires de la Charente est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers du au à Angoulême.
Les débris du de volontaires de la Charente étaient toujours présent le dans la colonie française de Saint-Domingue mais on ignore ce qu'ils devinrent après cette date.
Commandants 1791-1794 : Martial Paquier, originaire d'Angoulême lieutenant-colonel en chef. 1791-1792 : Mathieu Monteil, originaire de Barjac lieutenant-colonel en second.
Historique des garnisons, combats et batailles 1791 Le bataillon est formé à Angoulême du au , avec 571 volontaires originaires des districts d'Angoulême (pour les , et ), de Barbezieux (pour les , et ) et de Cognac (pour les et ).
Le , le bataillon est passé en revue par le général de Marcé. Par suite de retards dans l'habillement et l'équipement, son départ prévu le est retardé aux 22 et , dates auquel il chemine, en deux détachements, par Limoges, Tours, Blois et Orléans.
1792 Au début de janvier, l'ensemble du bataillon, affecté à l'armée de Réserve sous le commandement du général VietinghoffVietinghoff que l'on trouve également écrit Wietinghoff ou Wittinghoff, est en garnison à Château-Thierry. Durant 4 mois il perfectionne son instruction militaire et est affecté, le aux troupes chargées de réprimer la Révolution haïtienne.
Le , le bataillon quitte la ville et passant par Châtellerault le 19, Poitiers le 20, Saint-Maixent le 22 et il arrive à La Rochelle le 26, où il séjourne assez longtemps. Durant cet arrêt, il reçoit 180 volontaires de complément du département et une compagnie d'artillerie formée à Angoulême.
Dans la deuxième quinzaine d'août, le de la Charente embarque sur les navires La Basse-Pointe, La Catherine-Aimée et Le Grand-d'Alembert et atteint Port-au-Prince le .
A peine arrivé, la fièvre jaune fait des ravages et les hôpitaux sont encombrés de soldats. Tout l'état-major est décimé par la maladie.
1793 Après avoir perdu plus de la moitié de son effectif dans les camps malsains du Cap et de Marmelade, il subit d'autres pertes, le lors du combat de la Grande-Rivière, le durant le combat du Morne-Rouge, le au camp Noguès, le pendant le combat du Grand-Boucan, le au bassin Cayman et le lors du combat du Borgne.
Le , un certain nombre des malades du renvoyés en France, périssent sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre dans le naufrage du navire La Fine.
Le , le de la Charente se bat encore contre les Espagnols à la Coupe-du-Limbé Histoire de la région du Limbé et le au camp Charron Ville de Charron, département de Artibonite en Haiti Situation de la ville de Charron, ou le bataillon perd de nombreux prisonniers qui meurent à La Guaira ou pendant leur transport en Europe.
1794-1795-1796 Le , à Port-de-Paix, le de volontaires de la Charente ne compte plus que 75 présents, plus cinq femmes mariées à des hommes du bataillon. Sur les 644 volontaires débarqués, 436 sont morts, 99 ont été faits prisonniers, 32 sont absents ou ont été congédiés et deux ont déserté Historique du corps écrit par le quartier-maître Deschamps .
Le , un effectif de 118 présents est porté sur un état de situation. On ne connaît pas le sort de ces débris, qui demeurent à Saint-Domingue après cette date.
Biographie de personnes ayant servi au de volontaires de la Charente Martial Paquier Originaire d'Angoulême, Martial Paquier sert d'abord en tant que lieutenant-colonel dans la garde nationale. Le , il est élu lieutenant-colonel en chef du de la Charente.
Il meurt à Saint-Domingue le .
Mathieu Monteil Né le à Barjac, Mathieu Monteil commence sa carrière militaire en 1769 en tant que soldat au régiment de Rouergue. Passé à la compagnie d'élite des grenadiers en 1772, il devient caporal d'un bataillon de chasseurs et est congédié en 1783. Lors de la Révolution française, il reprend du service et est élu, le , lieutenant-colonel en second du de la Charente.
Il meurt à Saint-Domingue le .
Bibliographie Prosper Boissonnade : Histoire des volontaires de la Charente pendant la Révolution (1791-1794) Camille Rousset : les volontaires (1791-1994) Eugène Déprez : Les volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme : Histoire de l’infanterie en France G. Dumont : Les bataillons de volontaires nationaux
Liens externes
Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie et liens externes
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