La Fête de l'insignifiance est le dixième roman de Milan Kundera, le quatrième directement écrit en français, d'abord publié en italien en 2013 et paru le aux éditions GallimardLa Fête de l'insignifiance sur le site des éditions Gallimard..

Résumé La Fête de l'insignifiance est divisée en sept parties.

Première partie : Les héros se présentent

Alain médite sur le nombril Alain, un des cinq personnages principaux du livre, médite sur l'érotisme du corps féminin et s'interroge sur le rôle du nombril dans cet érotisme, après avoir aperçu une femme qui avait le nombril « dénudé ».

Ramon se promène dans le jardin du Luxembourg Simultanément, Ramon, autre personnage principal, se promène dans le jardin du Luxembourg et observe les passants, les statues et les sculptures.

Le cancer n'aura pas lieu Pendant ce temps, D'Ardelo va chez le médecin, qui lui annonce que les résultats des tests médicaux qu'il avait effectués auparavant sont négatifs, il n'a donc pas le cancer. D'Ardelo en est heureux et il va se promener joyeusement dans le jardin, où il va croiser Ramon.

Le charme secret d'une grave maladie Ramon et D'Ardelo se rencontrent et parlent de La Franck, qui a perdu son bien-aimé. Ensuite, Ramon annonce à D'Ardelo qu'il organise une petite fête pour son anniversaire et D'Ardelo lui ment en lui disant qu'il a le cancer.

Mensonge inexplicable, inexplicable rire Par la suite, D'Ardelo part et médite sur la raison de ce mensonge inexplicable.

Ramon en visite chez Charles Une heure après, Ramon se rend chez Charles et aperçoit le livre Souvenirs de Nikita Khrouchtchev.

La leçon de Ramon sur le brillant et l'insignifiant Puis Ramon demandera à Charles d'embaucher ses amis pour le service. À la suite de cette rencontre, Ramon se rend donc chez Charles. Il l'informe du cocktail qui aura lieu chez D'Ardelo et l'embauche avec Caliban pour faire le service. Finalement, Ramon donne une leçon sur le brillant et l'insignifiant en utilisant D'Ardelo et Quaquelique comme exemples. Il décrit D'Ardelo et Quaquelique, ses vieux amis, à Charles en nous révélant leurs caractères.

Deuxième partie : Le théâtre des marionnettes

Les vingt-quatre perdrix Charles et Caliban discutent : Charles raconte à Caliban une histoire sur Staline. L'histoire qu'il raconte est la suivante : un jour, après une de ses longues journées de chasse, Staline se vante d'avoir tué 24 perdrix en un seul tir à ses camarades. Ces derniers pensent qu'il ment alors qu'il faisait preuve d'humour.

Charles rêve d'une pièce pour le théâtre des marionnettes Charles converse avec ses amis : Caliban, Alain et Ramon. Il leur parle de ce qu'il appelle un théâtre de marionnettes. Selon lui, « les personnes célèbres laissent leurs noms dans les mémoires mais, privés de tout témoin authentique, de tout souvenir réel, ils se transforment en marionnettes ».

La révolte dans les toilettes Charles continue de raconter à ses amis son histoire sur Staline. Après avoir entendu l'histoire des vingt-quatre perdrix, les camarades de Charles rentrent dans les toilettes. Ils s'indignent du « mensonge » de Staline. Pendant ce temps, Charles les espionne et se réjouit de la colère de ses camarades. Charles explique à ses camarades que Staline racontait régulièrement cette histoire des perdrix à ses camarades afin de gêner Kalinine (dont on raconte l'histoire à la sous-partie suivante).

La fois suivante, Charles donne à ses amis une conférence sur Kalinine et sur la capitale de la Prusse Charles raconte à ses amis les différents changements de noms de la ville de Prusse qui à la fin est restée Kaliningrad (ville où a notamment vécu Kant, comme le fait remarquer Caliban). Ce nom vient du vieux militant ouvrier Kalinine qui souffrait d'incontinence urinaire et qui devait aller aux toilettes toutes les deux minutes même pendant des déjeuners officiels avec Staline ou pendant des discours devant un grand auditoire.

Alain découvre la tendresse méconnue de Staline Une semaine s'est écoulée ; Alain et ses amis se rencontrent. Alain annonce alors la raison pour laquelle Staline aurait donné le nom de Kalinine à cette ville célèbre de Kant. Il affirme que Staline avait pour Kalinine une tendresse exceptionnelle. Voyant le visage ébahi de ses amis, il développe son hypothèse : il dit que Staline « regardait son camarade souffrant et, avec un doux étonnement, il sentait se réveiller en lui un sentiment faible, modeste, presque inconnu, en tout cas oublié : l'amour pour un homme qui souffre ».

Troisième partie : Alain et Charles pensent souvent à leurs mères

La première fois qu'il a été saisi par le mystère du nombril, c'est quand il a vu sa mère pour la dernière fois Le premier paragraphe de la troisième partie ressemble énormément au premier paragraphe de la première partie du roman : l'auteur nous rappelle qu'Alain est passionné par le nombril féminin et que ceci est un sujet qui le préoccupe beaucoup. Le nombril lui rappelle sa dernière rencontre avec sa mère quand il avait dix ans. Alain vivait avec son père dans une villa louée avec un jardin et une piscine lorsqu'un jour sa mère décide de venir les voir après plusieurs années. Sa mère était venue pour lui faire ses adieux. Il ne pouvait pas se souvenir de ce qu'ils ont dit, au contraire, il se souvient que sa mère regardait pendant un bon moment son nombril. Elle lui sourit, touche son nombril avec son index, l'embrasse et part : c'était leur dernière rencontre.

Une femme sort de sa voiture La partie ensuite change complètement de lieu et de temps : c'est un matin froid et le personnage central ici est une jeune, belle femme. Cette femme sort de sa voiture et marche vers le pont d'une rivière. Lorsqu'elle arrive au pont, elle se concentre, fait appel à sa haine et saute du pont. Elle essaie de se noyer mais ne réussit pas.

Elle tue Soudain, elle entend une voix et n'arrive plus à se concentrer pour se suicider. L'homme qui a crié saute alors dans l'eau et essaie de la sauver mais la femme l'attrape par la main et le plonge dans l'eau avant de se poser sur lui pour qu'il ne puisse pas respirer d'air. Un peu plus tard, l'homme meurt et la femme nage vers la voiture. On apprend qu'elle est en enceinte et qu'elle stresse pour son avenir.

Les Excusards Alain seul dans son studio se fâche contre lui-même vu qu’il considère qu’il fait partie des gens qui se sentent coupables et s’excusent continuellement sans raison particulière : les « excusards ». Comme il avait envie de bavarder, il appelle son ami Charles qui lui aussi fait partie des excusards. Pourtant tous les deux aimeraient appartenir aux personnes qui ne se sentent pas coupables.

Les anges Alain pense à sa mère et son ami lance le sujet des anges mais comme ni l’un ni l’autre n’ont pas de connaissances théologiques, ils ne font que des suppositions. À la fin, Alain se demande quel est le rôle du nombril.

Quatrième partie : Ils sont tous à la recherche de la bonne humeur

Caliban Caliban dans son premier métier était un acteur passionné. Mais il était longtemps au chômage comme d'autres personnes qui travaillent dans les métiers du spectacle. Charles, organisant des cocktails, l'a convaincu de travailler avec lui en tant que serveur. Caliban, voulant continuer d'exercer le métier qui le passionnait, a créé une fausse identité, comme un rôle qu'il jouerait dans son nouveau métier. Il joue alors le rôle d'un pakistanais et a même créé sa propre langue en faisant attention à la phonétique et à la construction grammaticale. Même Charles devrait savoir quelques mots de sa langue imaginaire pour la rendre plus convaincante. Ce jeu avait offert des moments drôles aux deux amis. Mais avec le temps, Caliban s'est rendu compte que personne ne faisait attention à lui et qu'il était devenu « acteur sans public ».

Les vestes blanches et la jeune Portugaise Les deux amis arrivent dans l'appartement de D'Ardelo pour préparer le cocktail. Charles présente Caliban comme étant Pakistanais, un fait encore ignoré. Mais la bonne des D'Ardelo est attirée par lui. Elle est étrangère et donc se réjouit d'avoir retrouvé une autre personne étrangère. Elle peut enfin parler sa langue maternelle, le portugais. Leur communication était difficile mais finalement cette incompréhension les a rapprochés l'un de l'autre. Quand la nourriture arrive, le cocktail se prépare et Charles avec Caliban vont se changer. Une jeune fille ensuite entre dans la cuisine où il y a la bonne et commence à la critiquer. Elle, triste, prête à pleurer, annonce à Caliban que la fille de Mme D'Ardelo est méchante contrairement à sa mère. Lui, il la console et une amitié se crée.

La photo accroché au mur C'est une soirée de tristesse pour tous les personnages. Charles et Alain parlent au téléphone mais Charles étant stressé, a raccroché rapidement. Alain avait besoin de parler donc a appelé Madeleine mais n'a pas eu de réponse. Ensuite, il se concentra sur une photo de sa mère sur le mur et se souvient d'une scène avec son père. C'était une conversation qui a révélé des éléments sur sa mère qui l'a quitté.

Comment on enfante un excusard C'est une scène se passant dans la tête d'Alain, où il demande des explications à sa mère. Dans son imagination, son père avait forcé sa mère à tomber enceinte. Il a lié cela au fait qu'il se considérait lui-même en excusard.

Ramon arrive au cocktail de très mauvaise humeur Ramon ne voulait pas se trouver dans ce cocktail. Ses amis Charles et Caliban étaient ravis de le voir et voulaient qu'il reste. Après avoir fait un tour de la longue table avec les boissons, il aperçoit une belle femme d'une cinquantaine d'années nommée La Frank. La fille de D'Ardelo court vers elle quand elle la voit, voulant la consoler pour la mort de son mari, mais elle est indifférente et ne continue pas la conversation.

Alain pose une bouteille d'armagnac sur le haut de l'armoire Madeleine vient à la maison d'Alain et ils discutent beaucoup.

Appel de Quaquelique à la bonne humeur Ramon n'a rien à faire et observe les invités ainsi que leurs gestes. Soudain, il retrouve un ami appelée Quaquelique avec lequel il discute un petit peu. Il s'excuse et va parler à une femme nommée Julie qui l'intéresse. Julie part après quelques instants et le regard de Ramon se fixe sur son ami Charles qui est en train de regarder « quelque part vers le haut ».

Cinquième partie : Une plumette plane sous le plafond

Une plumette plane sous le plafond La plume vue par Charles lui rappelle l'ange auquel il pensait lors des chapitres précédents. Cela l'angoisse car cela lui fait penser à sa mère malade et à la fin qui approche. Pendant ce temps-là, La Franck lève son index et attend que la plumette y atterrisse.

Lamento de Ramon sur la fin des blagues Ramon veut profiter de la distraction que crée la plume pour s’en aller avec Julie mais ne la trouve pas. Il se dirige alors vers la sortie, seul, mais est arrêté par Caliban qui lui offre un joint. Ramon, Charles et Caliban discutent alors de leur performance.

La Franck s’en va La plume va enfin atterrir sur l’index de La Franck, le public va s’animer et La Franck va faire un discours. À la suite de cela, les gens vont applaudir et La Franck va se diriger vers la sortie.

Ramon s’en va Ramon va finir par retrouver sa bonne humeur, son regard va croiser D’Ardelo et afin de garder cette bonne humeur, il va sortir au plus vite.

L’arbre d’Eve Ramon cherche alors un taxi tandis qu’Alain est assoupi dans son studio. Il est ainsi réveillé par une voix féminine qui lui parle à propos de son modèle de la femme anombrilique.

Sixième partie : La chute des anges

Adieu à Mariana Caliban et la servante portugaise se disent au revoir et Charles fait la traduction entre le « pakistanais » et le français. On apprend les sentiments de la servante peu avant que Caliban ne doive y renoncer.

La bouteille d'armagnac dans son orgueilleuse hauteur