La famille Dubigeon de Nantes est une famille dont les membres ont joué un rôle important dans l'industrie de cette ville au et au . Son nom est attaché aux chantiers Dubigeon.
Julien Dubigeon (1711-1781)
Charpentier de marine, Julien Dubigeon, natif de Cugand le , crée à Nantes le premier chantier naval de sa famille en 1745Dictionnaire biographique de Nantes et de Loire-Atlantique, par Bernard Le Nail, Le Temps éditeur, Am Amzer, Pornic, 2010, .
Théodore Dubigeon (1803-1875) vignette|Théodore Dubigeon (1803-1875) Né à Nantes le et mort à Chantenay (au lieu-dit « Bas chantiers Crucy ») le , Théodore Auguste Eugène Dubigeon devient armateur. Associé à son père, il lui succède à la direction des chantiers navals Dubigeon.
Maire de Chantenay de 1852 à 1870, il est président du conseil d'arrondissement de Nantes. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
Sa fortune est évaluée à plus d'un million et demi de francs. Il se fait construire la propriété de l'Angebardière à Vertou.
Eugène Dubigeon (1832-1891) Né le à Nantes de Théodore Dubigeon (1803-1875) et d'Angélique Anne Julie Douaud, Eugène Dubigeon reçoit le prix d'honneur en mathématiques spéciales au lycée de NantesDUBIGEON Eugène et sort diplômé de l'École polytechnique.
Ingénieur civil, il est associé à son frère Adolphe à la tête des chantiers navals Dubigeon, à la suite du retrait de son père ; il impulse la construction de bateaux en fer.
Il devient conseiller municipal de Nantes en 1865.
Adolphe Dubigeon (1842-1910) vignette|Adolphe Dubigeon (1842-1910) Né le à Chantenay-sur-Loire de Théodore Dubigeon (1803-1875) et d'Angélique Anne Julie Douaud, Adolphe Théodore Dubigeon est élève de l'École centrale des arts et manufactures et devient ingénieur-constructeur.
Armateur et associé en 1875 avec son frère Eugène, polytechnicien, il se retrouve seul à la tête des chantiers navals Dubigeon en 1891. Possédant une clientèle importante au sein des armateurs nantais (Crouan, Bureau, Brunellière, Guillon...), il construit également des torpilleurs et des sous-marins pour la Marine française.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1895.
Il meurt le à Nantes, dans son hôtel particulier du du boulevard Delorme (aujourd'hui boulevard Gabriel-Guist'hau). Il a hérité de la propriété de l'Angebardière.
Il avait épousé Léoncine Greslé, fille de Charles Greslé (1820-1875), négociant armateur, adjoint au maire de Nantes, et de Marie-Louise Romefort.
André Dubigeon Avoué à Nantes, il est maire de Treillières de 1959 à 1970.
Yves-Marie Dubigeon (1927-2007)
Loïc Dubigeon (1934-2001)
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Claude Delaunay, « La famille Dubigeon et son histoire: de 1675 à nos jours » (1994) « Les Dubigeon : La formation d'une dynastie », dans Enquêtes & documents, Numéro 17, Centre de recherches sur l'histoire du monde atlantique (1990) Bruno Cailleton, « La construction navale civile dans l'amirauté de Nantes au : Nantes, Basse-Indre, Indret, Paimbœuf. Infrastructures, hommes, fonctionnement (1999) « Série Vie locale, Volume 8 » (1982) Didier Pineau-Valencienne, « Dans la boucle de l'hirondelle: Mémoires d'entreprise » (2004) Yves Rochcongar, "Capitaines d'industrie à Nantes au ", éditions MeMo, Nantes, 2003
Articles connexes Chantiers Dubigeon Liste de navires construits aux chantiers Dubigeon Maison des Hommes et des Techniques
Liens externes
Des armateurs aux capitaines d'industrie, dans L'Express Nantes Patrimonia : Dubigeon
Catégorie:Famille liée à Nantes Catégorie:Dynastie industrielle Catégorie:Famille d'armateurs Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière La Bouteillerie