Hamouda Ben Slama est un médecin et homme politique tunisien.

Biographie Carrière professionnelle Hamouda Ben Slama est médecin spécialiste en médecine interne et en médecine préventive et sociale.. Expert en économie de la santé, il est membre fondateur et secrétaire général de l'Association générale des médecins de Tunisie en 1973. Il est également secrétaire général, puis vice-président du Conseil national de l'Ordre des médecins dans les années 1970. De 1978 à 1986, il est secrétaire général de l'Union des médecins arabes.

Activités politiques Débuts En 1976, il participe à la création du journal Erraï et du Conseil national des libertés publiques, dont a notamment émané la Ligue tunisienne des droits de l'homme. Il co-fonde d'ailleurs cette dernière aux côtés d'Hassib Ben Ammar, en . et en est élu secrétaire général à son premier congrès en 1982.

En , il fait partie des libéraux qui fondent le Mouvement des démocrates socialistes. Il en est le secrétaire général adjoint jusqu'au , date à laquelle il quitte ce parti.

Ministre Proche d'Abdelfattah Mourou, de Rached Ghannouchi et de Hamadi Jebali du Mouvement de la tendance islamique, devenu Ennahdha, il choisit le rapprochement entre les islamistes et Zine el-Abidine Ben Ali lorsque ce dernier arrive au pouvoir le ..

Le , il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Santé, avant d'être remplacé par Tahar Azaiez lors du remaniement du gouvernement de Hédi Baccouche le . À cette date, il devient ministre de la Jeunesse et des Sports, à la place d'Abdelhamid Escheikh. Il est reconduit dans le gouvernement Karoui, avant d'être remplacé par Mohamed Saâd le . Il explique avoir été limogé en exemple car le régime de Ben Ali allait commencer à réprimer les islamistes. Il refuse alors un poste d'ambassadeur en Irak..

Lors des élections législatives tenues le , il est élu député dans la circonscription de Ben Arous.

Parcours post-révolution Redevenu médecin, il renoue avec la politique, après la révolution de 2011, en participant à la commission d'enquête mixte sur les violences survenues entre les Ligues de protection de la révolution et les syndicalistes de l'Union générale tunisienne du travail sur la place Mohamed-Ali de Tunis, le .

Le , il dépose au bureau de l'Instance supérieure indépendante pour les élections sa candidature officielle à l'élection présidentielle. Candidat indépendant, il déclare avoir collecté treize parrainages de constituants, dont la plupart sont issus d'Ennahdha.. Il remporte finalement 0,1 % des voix.

Références

Catégorie:Médecin tunisien du XXe siècle Catégorie:Médecin tunisien du XXIe siècle Catégorie:Ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports Catégorie:Secrétaire d'État tunisien Catégorie:Député tunisien Catégorie:Candidat à une élection présidentielle en Tunisie Catégorie:Personnalité du Mouvement des démocrates socialistes Catégorie:Date de naissance non renseignée (XXe siècle) Catégorie:Lieu de naissance inconnu