Charles Maximilien de Belleforière de Soyécourt (vers 1619-1679), était un noble picard familier de Louis XIV.

Biographie Famille Charles Maximilien de Belleforière était le fils aîné et héritier de Antoine Maximilien de Belleforière, marquis de Soyécourt, et de Judith de Mesme. Il fut marquis de Soyécourt, baron d'Itres, comte de Tilloloy et Tupigny, seigneur de Roye et de Guerbigny et autres lieux. Il embrassa la carrière des armes.

Il épousa par contrat du , Marie-Renée de Longueil - fille du second président au Parlement de Paris, surintendant des finances, chancelier de la reine-mère Anne d'Autriche - dont il eut trois enfants : Jean Maximilien de Belleforière-Soyécourt (après 1656-), colonel du Régiment de Vermandois, tué à la Bataille de Fleurus, pendant la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, Adolphe de Belleforière-Soyécourt (après 1656-), capitaine-lieutenant des gendarmes du Dauphin, tué lui aussi à la bataille de Fleurus, et Marie-Renée de Belleforière, seule héritière après la mort de ses frères, qui épousa, le , Thimoléon Gilbert de Seiglière, réalisant ainsi l'union des deux familles.

Carrière militaire En 1648, il se distingua à la bataille de Lens et en 1652, il leva un nouveau régiment de Soyécourt. Il fut gouverneur de la ville et de la citadelle de Rue ()Père Anselme (op. cité), 8-734 et 737..

Le , il fut nommé Maréchal de camp puis grand maître de la garde-robe le de la même année. En 1661, il devint maître de camp de cavalerie et fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit ().

Un courtisan Le , il fut pourvu de la charge de grand veneur de France sur démission du chevalier Louis de Rohan (Montbazon) et devint ainsi l'un des six grands officiers de la couronne. Familier de la cour, il garda la faveur de Louis XIV qui fit de lui son aide de camp lors des sièges de Tournai, Douai et Lille (1667) au cours de la Guerre de Dévolution.

Molière se serait inspiré de Charles Maximilien pour le personnage de Dorante dans sa comédie-ballet, Les Fâcheux. C'était le courtisan par excellence par son adresse, la distinction de ses manières, son originalité, sa magnificence.

Il mourut à Paris le et fut enterré aux grands Augustins. Sa veuve mourut en son château d'Amy, en Picardie, le .

Ses armes étaient de sable semé de fleurs de lys d'or.

Pour approfondir Bibliographie Père Anselme, Hist. de la maison royale de France, to 8 (1733), p 734-39 (Bellefouriere, généalogie).

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Notes et références

Catégorie:Personnalité française du XVIIe siècle Catégorie:Histoire de la Picardie Charles Maximilien Catégorie:Grand veneur de France Catégorie:Décès en juillet 1679