Reine Garde (1810-1883) est une félibresse, romancière, goguettière et poète française, écrivant en français et langue d'oc.
Biographie Reine Garde est née à Nîmes.. Couturière et commerçante en mercerie à Aix-en-Provence, elle collabore à l'Armana prouvençauArmana prouvençau, 1859. La corduriera de z-Ais est considérée par Frédéric Mistral comme précurseur du Félibrige Avèm aussi la poeto ouvriero Reino Gardo, qu’a mandat quouquis broudaries per nouetro festo.M-T e R Jouveau : Correspondances Mistral-Gaut (1852-1888). Le dimanche 21 aout 1853, à Aix, elle est présente au Roumavagi deis Troubaires (Pèlerinage des troubadours)Histoire du félibrige ; une des trois troubarello, avec Hortense Rolland et Léonide Constans emé très troubarello, midamisello Rèino Garde, Leounido Constans e Ourtènsi Rolland (Frédéric Mistral, Mémoires)Frédéric Mistral "Memori e raconte", page 200.
Après une lecture de Jocelyn, elle part pour Marseille pour y rencontrer Lamartine. Dans la préface de Geneviève : Histoire d'une servante, le poète relate cette rencontre et leur conversation. Reine Garde y raconte simplement sa vie de servante, puis commerçante et couturièreGeneviève : Histoire d'une servante Dédicace à Mademoiselle Reine Garde Couturière, autrefois servante à Aix-en-Provence Alphonse de Lamartine. Imprimerie de Wittersheim, rue de Montmorency, Paris 1850. Lire en ligne sur Gallica.
Lamartine a détruit la fin de la poésie de Reine Garde Vers à mon chardonneret, où elle parle de l’ensevelissement de son oiseau familier et l’espoir de le revoir au ciel. Lamartine fait lui-même l’aveu d’avoir fait disparaître la fin du poème de Reine Garde dont il donne le contenu : « Et cela finissait par deux ou trois strophes plus tristes encore et par un espoir de revoir au ciel son oiseau enseveli pieusement par elle, dans une caisse de rosier, sur sa fenêtre, fleur qui inspirait tous les ans au chardonneret ses plus joyeuses et ses plus amoureuses chansons. Je regrette de les avoir égarées ou déchirées en quittant MarseilleAlphonse de Lamartine, Préface-dédicace à Reine Garde de : Geneviève, histoire d'une servante, Imprimerie de Wittersheim, Paris 1850, page 17.. »
Reine Garde obtient en 1856 le Prix Montyon de l'Académie française, elle meurt le à NîmesActe de décès (avec âge et lieu de naissance) à Nîmes, n° 1178, vue 214/382..
Œuvres En français Essais poétiques, Avec une notice biographique et littéraire sur l'auteur, Paris, Garnier frères, 1851 Lire en ligne Marie-Rose, histoire de deux jeunes orphelines, Paris, Le Normand, 1855. Couronné par l'Académie française (Prix Monthion, )page de titre édition de 1858. Lire en ligne sur Gallica Nouvelles poésies de Reine Garde, couturière ; avec une notice de M. Charles Nisard, Paris, Étienne Giraud, 1861 Lire en ligne Hélène, ou l'Ange du dévouement, Paris, R. Buffet, 1869
En langue d'oc Poésies provençales, (en fin de Marie-Rose, histoire de deux jeunes orphelines) Poésies provençales Poème en occitan, traduction en regard Eis Troubaires assemblas a-z-Aix Lou 21 avoust 1853 Eis Troubaires... La vouliero de Madamo Onier Armano prouvençau, 1859 sur Gallica
Notes et références
Annexes Bibliographie François Gimet Galerie d'ouvriers poètes, 1856 (Reine Garde, page 187 et suivantes) .
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