Jean Baptiste Charles Claude Lorin est un peintre verrier français né à Chartres le Acte de naissance n° 321, vue 84/112, Archives départementales d'Eure-et-Loir. et mort dans cette même ville le .
Biographie Charles Lorin est le fils de Nicolas Lorin (1833-1882), fondateur en 1863 des ateliers Lorin de Chartres, et de Marie-Françoise Dian (1840-1928).
Il suit notamment ses études au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret).
Ses premières réalisations signées datent de 1899 et il poursuivra son activité jusqu'à sa mort en 1940. Dès 1935, il réalise aussi des vitraux selon la technique de la dalle de verreNathalie Loire, Les Vitraux en dalle de verre en France, des origines à 1940, Paris 1989, p. 41.
Il épouse le Acte de mariage n°5, vue 5/117, Archives départementales d'Eure-et-Loir. Étiennette Jeanne Piébourg (1873-?), fille d'Alfred Étienne Piébourg, architecte de la ville de Chartres. Un premier fils, Charles Étienne François, naît en , et meurt en 1917, à 18 ans, sur le champ de bataille en Belgique ; En 1900, il a un second fils, François Lorin (1900-1972), qui reprendra les ateliers Lorin après la Seconde Guerre mondiale.
Il est inhumé dans la chapelle familiale du cimetière Saint-Chéron de Chartres. Associés Les associés cartonniers connus sont les suivantsFiche "Vocabulaires-Auteurs" de Charles Lorin, référence PV004999, ministère de la Culture. :
Est également cité comme collaborateur pour l'année 1887 Gaspard Gsell.
Thèmes représentés Représentations religieuses Ces représentations sont empruntées très majoritairement au catholicisme, ce qui n'interdit pas à Charles Lorin de proposer ses services à des temples protestants, notamment à Dreux avec une représentation de la croix huguenoteOn peut en voir la photo sur cette longue page, en haut de son dernier quart . Son attribution à Charles Lorin est mentionnée ici : , ou encore à Moussac (Gard). La reproduction d'un vitrail de ce temple figure d'ailleurs dans sa plaquette de présentation des années 1930.
Vitraux du souvenir
Les vitraux du souvenir, également appelés vitraux des morts, de guerre ou patriotiques, commémorent les sacrifices des poilus lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Présents dans les églises et faisant référence aux croyances de la foi catholique, ils sont en quelque sorte les pendants des monuments aux morts civils.
Son fils aîné étant mort à 18 ans sur le champ de bataille en 1917, ce thème est manifestement cher à Charles Lorin qui le développe dans une dizaine d'édifices :
Eure-et-Loir Église Saint-Étienne-et-Sainte-Madeleine du Puiset, 1920 : verrière figurant à l'inventaire général du patrimoine culturel (baie 7). ; Église Notre-Dame de Chapelle-Royale, 1920 : vitrail représentant Jésus, la France et ses soldats ; Église Saint-Nicolas de Brezolles, 1922 : baie 10 « À la mémoire des enfants de Brezolles morts pour la patrie » ; Église Saint-Martin de Laons, 1924 : Pietà, « Laons - À ses fils morts pour la France », vingt-sept noms. Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nogent-le-Phaye, 192x : « Honneur et patrie » « En souvenir de mon fils disparu en Serbie / Mort pour la France / Priez pour lui » ; Église Saint-Martin d'Aunay-sous-Crécy ; Église Saint-Lubin de Chassant ; Église Saint-Laumer de Luisant, 1932 : « La Vierge et St Joseph ouvrent le Paradis au soldat qui là bas est mort pour le pays », « Ch. Lorin et Cie Chartres 1932 ».
Autres départements Église Saint-Aubin de Cernay, Calvados : baies 3 et 4, inscrites à l'inventaire général du patrimoine culturel. ; Église Saint-Pierre de Saint-Père-Marc-en-Poulet, Ille-et-Vilaine : Église Saint-Victor de Saint-Victor-de-Chrétienville, Eure. Eglise Saint-Piat de Roncq (Nord): poilu bras étendus au pied de la croix, sa mère penchée vers lui décerne la palme du martyr; en arrière-plan, la cathédrale de Reims en flammes et des tranchées.
Représentations profanes Ces réalisations, avérées entre 1883 et 1889., ne sont pas documentées entre 1889 et 1940.
Chronologie d’œuvres
Œuvres signées « Charles Lorin » (1899-1929) La liste ci-dessous n'est pas exhaustive : La Basilique du Bois-Chenu à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) présente trois verrières réalisées en 1899. ; L'Église Saint-Christophe de Baron (Gironde) est ornée de vitraux réalisés en 1900 : ; L'église Saint-Aubin de Pleines-Œuvres (Calvados) possède quatre verrières figurées commémoratives réalisées en 1920. ; L'église Saint-Étienne de Janville (Eure-et-Loir) dispose d'un oculus de 1921 (baie 16), répertorié dans l'inventaire général du patrimoine culturel. ; La grande verrière du mémorial des batailles de la Marne à Dormans (Jeanne d'Arc et saint Michel présentent un « poilu » au Christ glorieux) 1920-1931.
Œuvres signées « Charles Lorin et Cie » (1930-1940)
Autres œuvres référencées En France alt=Grisaille de Charles Lorin, 1924, avec fragment d'une résurrection de Lazare|vignette|gauche|redresse|Grisaille de Chartres. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive : Église Saint-Pierre d'Epiniac, Ille-et-Vilaine, 1904 : édifiée par l'architecte Arthur Regnault de 1891 à 1904, elle est ornée de 14 verrières répertoriées dans l'inventaire général du patrimoine culturel (baies 00, 03 à 14 et 16) ; Cathédrale Notre-Dame de Chartres, Eure-et-Loir, 1924 : réalisation dans le transept sud côté ouest d'une grisaille avec réemploi d'un fragment d'une résurrection de Lazare fin début (baie 34)..
Hors de France Site Ville Pays Dates Nombrede verrières Commentaires Numéros de baies Wikimedia CommonsSites externes Cathédrale de l'Immaculée-Conception La Plata Argentine Chœur et déambulatoire L'Écho républicain. New York États-Unis 1912-1914 27 (ca) Signées Charles Lorin. Du fait de la Première Guerre mondiale, les vitraux n'ont été installés qu'en 1920. Riverside Church New York États-Unis 1927-1930 À déterminer Réalisations de Charles Lorin, à partir des vitraux de Chartres ; situés dans la claire-voie, partie ouest. * .* , page 6 .* .
Publications Charles Lorin publie plusieurs articles en 1906, pour le cinquantième anniversaire de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, société dont il deviendra le président de 1935 à 1938En 1906, il est à noter que Charles Lorin est le trésorier du bureau de la société. :
Les vitraux du moyen âge, ceux de Chartres en particulier. ; Les vitraux de la Renaissance. ; Dans cet article, il conclut par la comparaison entre les deux époques, celle des vitraux du Moyen Âge et celle des vitraux de la Renaissance, de la manière suivante :
Médaillon du dans l'église Saint-Pierre de Chartres..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes
Liste de peintres verriers d'Eure-et-Loir Vitrail du souvenir Vitrail
Liens externes
Liste de références Charles Lorin dans la base Palissy
Catégorie:Peintre français de vitraux Catégorie:Maître verrier français Catégorie:Naissance en octobre 1866 Catégorie:Naissance à Chartres Catégorie:Décès en avril 1940 Catégorie:Décès à Chartres Charles Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Saint-Cheron de Chartres Catégorie:Président de la Société archéologique d'Eure-et-Loir