Météo-France, établissement public à caractère administratif, est le service national de la météorologie et de la climatologie en France. À ce titre, il exerce les attributions de l'État en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens. Météo-France est notamment chargé de l'observation, la prévision et l'étude des phénomènes météorologiques, de l'état du manteau neigeux et de l'état de la surface de la mer et de l'émission des vigilances météorologiques pour les territoires français de métropole et d'outre-mer. Il offre par ailleurs son support au Service Météorologique d'Andorre.. L'établissement est également chargé de la conservation de la mémoire du climat et de l'élaboration de projections climatiques globales et régionales. Météo-France exerce ses activités et ses missions dans le cadre d'un contrat d'objectifs et de performance avec l'État.

Histoire Depuis le , le service national français de météorologie a existé sous plusieurs noms.. : Service météorologique de l’Observatoire de Paris, mis en place par Urbain Le Verrier en 1855, après la catastrophe navale française du 14 novembre 1854 en mer Noire, due à une tempête qui coule 41 navires ; Bureau central de météorologie (décret du - 1921) ; Office national météorologique (-1945) ; Direction de la Météorologie nationale (1945-1993).

Finalement, Météo-France est créé par le décret du comme établissement public sous la tutelle du ministre chargé des transports, par transformation des statuts de ce qui était, depuis 1976, la direction de la météorologie nationale (DMN) au sein du ministère des Transports...

Quelques jalons historiques Le , le projet d'Urbain Le Verrier de réseau de météorologie destiné à avertir les marins de l'arrivée des tempêtes, est adopté par l'Empereur . Trois jours plus tard, Le Verrier présente à l'Académie des sciences la première carte météorologique de France. ; Le , le premier ballon-sonde météo français est lancé depuis l'observatoire météorologique de Trappes, en région parisienne, sous la direction de Léon Teisserenc de Bort. ; Le , l'Organisation nationale de météorologie française diffuse la première émission de radio d'un bulletin météorologique depuis un émetteur placé sur la tour Eiffel. Dès lors, trois bulletins quotidiens sont émis. ; Le , Paul Douchy, prévisionniste de la Météorologie nationale, présente le premier bulletin météo à la télévision française. Ce bulletin hebdomadaire devient quotidien à partir de .. ; 1960 : Le KL 901, premier ordinateur de la Météorologie nationale destiné aux études de la prévision numérique du temps, est installé à Paris ; 1963 : Au Centre de météorologie spatiale nouvellement créé à Lannion, une image transmise par le satellite météorologique américain Tiros 8 est reçue pour la première fois ; 1968 : L'ordinateur CDC 6400, acquis en 1967 par la Météorologie nationale, est utilisé quotidiennement pour la prévision numérique du temps ; 1977 : Le programme Météosat débute, permettant à l'Europe de posséder ses premiers satellites d'observation météo. Le , Météosat 1 est lancé avec succès. 1980 : Le programme Aramis est lancé dans le but d'améliorer l'observation pluviographique, puis la prévision des pluies en installant des radars pour couvrir la France métropolitaine. ; 1991 : Les services centraux de prévision, de climatologie et d'informatique de Météo-France sont transférés à Toulouse, sur le site créé en 1982. Il accueille déjà l'École nationale de la météorologie et le Centre national de recherches météorologiques ; 1994 : Météo-France commence à utiliser pour les besoins de la prévision du temps une première version du modèle numérique à domaine limité Aladin. Ce modèle de prévision régional est développé dans le cadre d'une coopération internationale avec les services météorologiques d'Europe Centrale et orientale ; 1996 : Météo-France lance le projet « Radome » pour moderniser son réseau de stations d'observation au sol.. ; 2001 : Météo-France et GAI (Vaisala) rachètent l'entreprise Météorage. ; Le , Météo-France publie sa première carte de vigilance météorologique. Ce nouveau dispositif permet d'informer simultanément la population, les pouvoirs publics et les médias en cas de phénomènes météorologiques dangereux. Prévu à l'origine pour couvrir 5 types d'aléas (vent violent, fortes précipitations, orages, neige-verglas et avalanche), le dispositif n'a cessé d'être élargi depuis. En 2011, notamment, il intègre l'aléa "vagues-submersion".. En 2015, le dispositif couvre neuf phénomènes (vent violent, pluie-inondation, orages, neiges-verglas, inondation, avalanches, canicule, grand froid et vagues-submersion) ; 2008 : Le modèle AROME devient opérationnel.. Le modèle régional sur la France à très haute résolution permet de mieux modéliser les phénomènes locaux tels que les orages et les brouillards. La prévision des phénomènes dangereux s'en trouve améliorée, tant au niveau de leur intensité que de leur localisation ; 2012: Météo-France lance le projet PUMA (Programme plUri-annuel de Modernisation du réseau ARAMIS). Les anciens radars sont renouvelés en utilisant de nouvelles technologies (double-polarisation, par exemple) et de nouveaux radars sont installés afin de couvrir la totalité du territoire national (Outre-mer et région de montagne) afin d'améliorer la prévision des pluies, notamment dans le sud de la France où certains épisodes cévenols ou épisodes méditerranéens ont eu des conséquences dramatiques. ; 2014 : Météo-France se dote de deux nouveaux supercalculateurs, d'une puissance de 1 Pétaflop, soit une puissance de calcul douze fois plus importante que le système précédent. Un nouveau renforcement des moyens de calcul est prévu d'ici fin 2016 : la puissance réelle devrait être alors à nouveau multipliée par 3.. Ces performances permettent notamment d'améliorer la qualité des prévisions aux courtes échéances et des projections climatiques à long terme ; 2015 : La prévision météorologique franchit une nouvelle étape grâce au lancement de nouvelles versions.des modèles numériques utilisés par Météo-France. La résolution du modèle régional AROME, qui couvre la France métropolitaine, est dorénavant de (contre auparavant) sur la métropole, permettant de progresser dans le suivi des phénomènes météorologiques très localisés ; 2016 : mise en service opérationnel de la plateforme RhyTMME. qui agrègent les données des radars bande X de la région PACA, des données hydrologiques et géologiques afin de permettre de mieux évaluer la gravité des risques crues et inondations sur cette région. ; le modèle AROME est déployé pour les régions et territoires d'outre-mer. ; 2017 : lancement du site tempetes.meteo.fr qui liste les tempêtes ayant affecté le territoire métropolitain. ; 2018 : utilisation des méthodes d’intelligence artificielle (IA) pour la détection d’« objets précipitant » dans le modèle AROME. ; nouvelles projections climatiques de l’enneigement à moyenne altitude établissant le lien entre l’accroissement de température depuis l’époque pré-industrielle et les baisses locales d’enneigement. ; participation au rapport spécial « 1,5° C » du GIEC ; nouvelle version du compte twitter @VigiMeteoFrance dédié aux phénomènes dangereux où le relai automatique des évolutions de la carte de vigilance s’accompagne de posts précis élaborés par les prévisionnistes de Météo-France. ; 2019 : choix d'Atos pour le renouvellement des calculateurs haute performance. ; développement d’un système opérationnel de prévision des sargasses aux Antilles. ; 2020 : mise en place du consortium ACCORD. réunissant 26 pays d’Europe et d’Afrique du Nord avec pour objectif premier l’amélioration de la prévision numérique du temps (PNT) à haute résolution et à courte échéance..

Fonctionnement vignette|Ancien siège de Météo-France, quai Branly à Paris (2011), vendu puis détruit pour laisser place à un « Centre spirituel et culturel orthodoxe russe » comportant une cathédrale orthodoxe. vignette|Entrée de la Météopôle à Toulouse, en mai 2025, siège de la majeure partie des services opérationnels et de recherche de Météo-France. Les orientations stratégiques des missions et des activités de Météo-France sont fixées dans le cadre de contrats d'objectifs et de performance avec l'État... Son budget de d'euros en 2025. est alimenté par l'État français au titre de sa subvention pour charges de service public (SCSP, ), les redevances aériennes (), la subvention au titre de la contribution à l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT, pour ), des recettes commerciales ( hors filiales), d'autres financements publics () et des contrats de recherche ().

Après avoir été situé 1 quai Branly à Paris, son siège se trouve 73 avenue de Paris à Saint-Mandé depuis . Une grande partie de ses services comprenant environ , soit plus d'un tiers de l'effectif total est installée à Toulouse depuis 1982. L'établissement compte sept directions interrégionales en métropole et cinq outre-mer, basées en Martinique (assurant la gestion et la coordination pour la Guadeloupe, les îles du nord Saint-Martin, et St-Barthélemy et la Guyane), en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Les plans de rationalisation et de maîtrise des dépenses engagés par Météo-France à partir de 2008 ont conduit à une diminution des effectifs et à la fermeture des deux tiers des implantations locales de l'établissement.. Ces plans sont associés à une diminution de 17 % de 2012 à 2021 de la dotation de l'État à euros courants, qui est passée de 211,35 millions d'euros en 2012. à 174,7 millions d'euros en 2021 .. Le nombre d'implantations locales de Météo-France est passé de en 2008 à 55 en 2017 avec la fermeture de 53 sites entre 2011 et 2016. Ce nombre s'est réduit à 37 sites (et 4 référents territoriaux installés hors d'un centre) en Métropole en 2022.. Parallèlement, l'effectif des personnels a diminué de 29 % entre 2008 et 2022, passant de en 2008. à en 2022. Une partie de ces baisses d'effectifs (baisse du plafond d'emploi de 450 équivalents temps plein) se sont déroulées de 2017 à 2022 dans le cadre du programme « Action publique 2022 » lancé en par le gouvernement d'Édouard Philippe, dont les organisations syndicales avaient réclamé l’abandon.. En 2018, un rapport parlementaire de la commission des Finances estime que c'est alors la structure même de l’établissement qui se trouve remise en cause par cette baisse du plafond d'emploi de 450 équivalents temps plein.. Le Conseil exécutif de la collectivité de Corse présidé par Gilles Simeoni a publié le , après les orages violents du 18 août dont les rafales de vent associées ont fait cinq morts en Corse, un communiqué dans lequel il pose la question : « Les baisses des effectifs au sein de Météo France ont-elles diminué la qualité de la surveillance, notamment en période nocturne ? »..

Météo-France est signataire du Pacte PME..

Administration et direction Météo-France est dirigé par un président-directeur général et administré par un conseil d'administration. Ce dernier comprend neuf représentants de l'État nommés pour quatre ans par le ministre chargé des transports, quatre personnalités nommées pour quatre ans par décret sur proposition du ministre chargé des transports et choisies en raison de leur compétence, et six représentants élus du personnel de Météo-France.

Le président-directeur général est choisi parmi les membres du conseil d'administration. Il est nommé pour quatre ans. Depuis , Météo-France est dirigé par Virginie Schwarz.. Le directeur général adjoint est, au , Alain Soulan..

Anciens directeurs Les anciens directeurs ou présidents-directeurs généraux de l'établissement comptent parmi eux : Bureau central météorologique Éleuthère Mascart, de 1878 à 1908 ; Alfred Angot, de 1908 à 1921. Office national météorologique Émile Delcambre, de 1921 à 1934 ; Philippe Wehrlé, de 1935 à 1944 ;