La Bourgogne-Franche-Comté (parfois abrégée BFC) est une région administrative située dans le quart nord-est de la France. Elle est issue de la fusion administrative, le , des deux anciennes régions de Bourgogne et de Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les « Bourguignons » et les « Francs-Comtois ».
D'une superficie de , elle est la cinquième plus vaste des treize régions de France métropolitaine et rassemble huit départements : la Côte-d'Or, le Doubs, la Haute-Saône, le Jura, la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Territoire de Belfort et l'Yonne.
Sa population s'élevait à en , ce qui en faisait la troisième région la moins peuplée et la deuxième la moins densément peuplée ().
Son chef-lieu est Dijon tandis que Besançon accueille le siège du conseil régional.
Toponymie La dénomination « Bourgogne-Franche-Comté », parfois abrégée « BFC ».., est un mot composé, formé à partir des noms des deux régions fusionnées, dans l'ordre alphabétique.
Le conseil régional a lancé en une concertation locale en ligneNom de la nouvelle région : donnez votre avis ! sur le site du conseil régional où les internautes pouvaient soumettre leurs propositions ; à la date de clôture le , avaient participé et près de 71 % des suffrages ont opté pour la conservation de l'appellation plutôt que d'autres propositions comme Burgondie ou Séquanie.
À la suite de cette concertation et de l'avis du CESER, l'assemblée régionale confirme ce choix à l'unanimité1123, 10418 La région s'appellera « Bourgogne-Franche-Comté » ! et transmettra la proposition au gouvernement qui devra être approuvée par décret en Conseil d'État, avant le ..
Aujourd'hui, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et Atout France traduisent la Bourgogne-Franche-Comté vers l'anglais en « Burgundy-Franche-Comté ».
Géographie Situation vignette|gauche|Carte de la Bourgogne-Franche-Comté.
La région est située dans le quart nord-est de la France. Elle est limitrophe des régions Grand Est au nord, Île-de-France et Centre-Val de Loire à l'ouest, Auvergne-Rhône-Alpes au sud, et elle partage une frontière avec la Suisse à l'est.
La région Bourgogne-Franche-Comté, qui résulte de la fusion de deux collectivités territoriales (Bourgogne et Franche-Comté) décidée dans le cadre de la réforme territoriale de 2014, s'étend sur . Elle est, en superficie, la cinquième des treize régions de France métropolitaine (avec 9 % du territoire métropolitain.), et possède ainsi un territoire de taille comparable à des pays tels que la Slovaquie, la Suisse ou l'Estonie. Elle est l'une des deux régions constitutives du Grand Est français avec la région Grand Est.
La composition de la région en départements est la suivante :
Géologie vignette|gauche|redresse=1.0|Carte géologique de la France Les mers du Mésozoïque de faible profondeur (inférieure à ) ont laissé dans la région un empilement de sédiments dont l'épaisseur atteint près de à la pointe nord de l'Yonne.
vignette|redresse=1.0|Les ressources minéralogiques de la région.
La région est située principalement sur l'auréole jurassique du Bassin parisien. Ce bassin sédimentaire est en effet structuré comme un mille-feuille de couches sédimentaires disposées en auréoles concentriques et reposant sur un socle hercynien. L'épaisseur importante des sédiments déposés dans les mers peu profondes du Mésozoïque s'explique par un phénomène de subsidence très active en lien avec une dynamique de divergence conduisant à la formation de rifts dont certains évoluent en ouvertures océaniques qui entraînent la dislocation de la Pangée.
Le sous-sol contient de l'argile, du grès, du calcaire (qui fournit par exemple les pierres de construction du Châtillonnais, de Comblanchien et de Molay), du gypse et des alluvions (sablières de Lure) exploités dans des carrières et de nombreuses ressources anciennement exploitées dans des mines telles que des métaux précieux, du minerai de fer et du sel gemme : dans le Jura (salines d'Arc-et-Senans, de Salins-les-Bains et de Lons-le-Saunier) et en Haute-Saône avec les salines de Gouhenans, Saulnot et Mélecey.
La principale ressource du sous-sol est le charbon, dont l'extraction est abandonnée depuis la seconde moitié du , surtout localisée dans le sud de la Bourgogne avec les houillères de Blanzy formées de trois gisements : Blanzy, Épinac et Decize entourés de petits gisements restés indépendants : La Chapelle-sous-Dun et Aubigny-la-Ronce. L'important gisement du Sud Nivernais (son existence a été rendue publique en ) est inexploité pour ne pas nuire à l'environnement. À l'est, les bassins houillers des Vosges et du Jura comptent trois gisements sur le territoire comtois : le sous-vosgien et le bassin keupérien ont été exploités dans une moindre mesure que Blanzy, seules les houillères de Ronchamp, fermées en ayant été industrialisées ; le bassin stéphanien jurassien est uniquement prospecté et seules de faibles quantités de gaz y ont été extraites jusqu'en . De l'anthracite est extrait à Sincey-lès-Rouvray jusqu'en et du lignite anciennement exploité en Côte-d'Or, dans l'Yonne et dans le Doubs. Le sous-sol contient également du schiste bitumineux, exploité de façon industrielle jusqu'en dans la mine des Télots dans le gisement de schiste bitumineux d'Autun et plus brièvement, dans l'entre-deux-guerres, dans celle de Creveney, non loin de Vesoul.
Topographie vignette|gauche|redresse=1.0|Carte topographique et hydrographique.
Trois principaux massifs montagneux marquent le paysage. Le massif des Vosges est situé au nord-est ; le point culminant dans la région est le ballon d'Alsace (). Le Jura s'étend sur toute la limite orientale et culmine au crêt Pela (), ce dernier est également le plus haut sommet de la région. Les Vosges et le Jura se rejoignent dans la trouée de Belfort. Le Morvan occupe une place centrale dans la partie ouest ; son point culminant est le Haut-Folin ().
D'autres massifs plus modestes existent. Au nord-est du Morvan se trouve la côte d'Or, un escarpement créé par la formation d'un rift, qui culmine à d'altitude. Le Massif central atteint la partie sud de la région par le Mâconnais qui est dominé par le mont Saint-Cyr ().
Hydrographie Les principaux cours d'eau navigables sont la Saône et le Doubs. La Loire traverse le sud-ouest de la région au niveau de Nevers mais elle n'est pas praticable en raison des bancs de sable. La Seine y prend aussi sa source en Côte-d'Or. Une partie du réseau hydrographique régional prend sa source en Suisse voisine (notamment le bassin versant de l'Allan).
La région possède des dizaines de lacs, comme le lac des Rousses, lac de Chalain, lac du Vernois, lac de Lamoura, lac de Vesoul-Vaivre, lac de Saint-Point ( grand lac naturel de France), lac de Remoray, lac de Bonlieu, lac de Narlay, le lac des Settons, le lac de Pannecière et le fameux lac de Vouglans qui est la troisième retenue artificielle française avec 605 millions de mètres cubes. Dans les Vosges saônoises se trouve le plateau des Mille étangs.
Axes de communication et transports La Bourgogne-Franche-Comté est un carrefour entre l'Allemagne, la Suisse, l'Italie à l'est et l'Île-de-France, la côte atlantique française à l'ouest, mais aussi entre le Benelux au nord et la mer Méditerranée au sud.
Transports routiers vignette|L'autoroute A36 à Montbéliard.
La région est composée d'un réseau de d'autoroutes : l'axe autoroutier principal est l'A6, dite « Autoroute du Soleil », qui relie Paris et Lyon en traversant la région du nord-ouest au sud sur près de et dessert les villes d'Auxerre, Beaune, Chalon-sur-Saône et Mâcon. La seconde autoroute d'importance est l'A36, surnommée « La Comtoise », qui part de Beaune, au centre de la région, et part vers l'est pour rejoindre l'Alsace et la frontière allemande au niveau de Mulhouse. Parcourant environ au sein de la Bourgogne-Franche-Comté, elle dessert les agglomérations de Dole, Besançon, Montbéliard et Belfort. Comptabilisant sur le territoire régional, l'A39 relie Dijon au sud de la région selon un axe nord-sud qui permet de délester l'A6 en passant à proximité de Dole et Lons-le-Saunier. Partant de Beaune vers le nord, l'A31 ( en Bourgogne-Franche-Comté) permet de rejoindre la Lorraine et le Luxembourg en passant par Dijon. L'autoroute A77 dessert exclusivement le département de la Nièvre sur , selon un axe nord-sud le long de la limite occidentale de la région : elle relie Nevers à l'Île-de-France. Quelques barreaux autoroutiers de moindre importance complètent le réseau, l'A5 (), l'A19 (), l'A38 (), l'A40 (), l'A406 (), l'A391 (), l'A311 ().
Le réseau routier principal est complété par de routes nationales. Reliant Nancy à la frontière franco-suisse selon un itinéraire nord-sud, la route nationale 57 parcourt à travers les départements de la Haute-Saône et du Doubs en passant par Luxeuil-les-Bains, Vesoul, Besançon et Pontarlier. La N 151 relie Auxerre à La Charité-sur-Loire () via Clamecy. La N 19 Langres-Belfort qui compte une centaine de kilomètres d'est en ouest à travers la Haute-Saône dessert Vesoul et Lure. En Saône-et-Loire, la N 79 qui traverse le département d'est en ouest sur , de Mâcon à Digoin en passant par Paray-le-Monial, la N 70 qui relie cette dernière à Montchanin sur et la N 80 de Montchanin à Chalon-sur-Saône (), constituent la portion bourguignonne de la route Centre-Europe Atlantique (RCEA). Connue pour son accidentologie élevée, elle est progressivement transformée en voie rapide à voies. La N 5 sillonne le département du Jura sur de Poligny à Champagnole et jusqu'à Les Rousses, à la frontière entre la France et la Suisse. De Besançon à Poligny, la N 83 s'étire sur une soixantaine de kilomètres.
Transports ferroviaires
vignette|gauche|Le réseau ferré de la région. vignette|Avec de voyageurs en 2024, la gare de Besançon-Viotte est la deuxième plus importante au niveau régional et le principal nœud ferroviaire de Franche-Comté.
Le réseau ferré en Bourgogne-Franche-Comté s'organise autour des principales agglomérations : Besançon et Dijon. La principale ligne est la ligne Paris–Belfort via Dijon et Besançon. Cette ligne est en LGV de Paris à Montbard (LGV Sud-Est) et de Dijon à Belfort (LGV Rhin-Rhône). Le territoire est également quadrillé par des voies secondaires, où circulent principalement des TER Bourgogne-Franche-Comté, sur un réseau de .
La plus grande gare de la région est Dijon-Ville, qui en 2023 accueille de voyageursSNCF Open Data, Lire en ligne (consulté en novembre 2024). ; viennent ensuite les gares de Besançon-Viotte ( de voyageurs en 2023SNCF Open Data, Lire en ligne (consulté en novembre 2024).), de Chalon-sur-Saône ( de voyageurs en 2023SNCF Open Data, Lire en ligne (consulté en novembre 2024).), de Belfort ( de voyageurs en 2023SNCF Open Data, Lire en ligne (consulté en novembre 2024).) et de Dole ( de voyageurs en 2023SNCF Open Data, Lire en ligne (consulté en novembre 2024).). Toutes les autres gares ont desservi moins d'un million de voyageurs en 2023. Les villes de Besançon, Belfort et Montbéliard disposent d'une deuxième gare sur la LGV Rhin-Rhône (Besançon Franche-Comté TGV et Belfort - Montbéliard TGV) et que les villes du Creusot et de Mâcon disposent d'une deuxième gare sur la LGV Sud-Est (Le Creusot TGV et Mâcon-Loché-TGV).
La mise en service de la première phase de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône en 2011 a permis de raccourcir significativement les temps de parcours. La durée du trajet entre Belfort et Paris (gare de Lyon) est ainsi passée de à Des gains de temps significatifs, www.lgvrhinrhone.com., entre Besançon et Paris de à , entre Besançon et Lyon de à et entre Besançon et Strasbourg, de à . Dans le même temps, les liaisons entre plusieurs villes de la région ont également été raccourcies, passant d'un trajet de à entre Dijon et Besançon et de à entre Besançon et Belfort. En tout, ce sont 14 gares qui sont desservies par le TGV dans la région.