vignette|Pilier d'Ashokan à Vaishali, Bihar, Inde. Construit par l'empereur Ashoka vers 250 avant J.-C. L'ashokavadāna est texte bouddhique de l'Inde ancienne, écrit en sanskrit, qui narre les principaux événements de la vie de l'empereur Ashoka, célèbre pour avoir favorisé le développement du bouddhisme en Inde durant le avant l'ère commune. Les récits réunis dans cet ouvrage relèvent à la fois de l'histoire et de la légende, et se rattachent au genre de contes édifiants appelé Avadāna.

On y apprend notamment que Ashoka aurait construit stupas. L'ouvrage se trouve en partie dans le Divyavadana. Seule sa version chinoise donne le texte en intégralitéRobert E. Buswell Jr. & Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton, Princeton University Press, 2014 , page 71..

Le texte On trouve de très nombreuses narrations de l'histoire d'Ashoka, en sanskrit, mais aussi en pali, chinois, tibétain, japonais, birman, thaï, singhalais, parmi d'autres langues d'Asie. Le texte sanskrit fait partie de la vaste anthologie du Divyavadana, mais les deux traductions en chinois (à partir de deux manuscrits sanskrits différents) que l'on connaît, le A-yü wang chuan, traduit vers 300 ECIl s'agit du texte traduit par Jean Przyluski (v. Bibliographie) et le A-yü wang ching, traduit en 512, prouvent bien que le texte existe aussi sous la forme d'ouvrage indépendant. On connaît aussi des versions en khotanais, une langue iranienne.

Origine et enjeux Le bouddhologue John Strong explique que la version sanskrite qu'il traduit a sans doute été compilée dans le milieu bouddhiste du Nord-Ouest de l'Inde au cours du de notre ère. Ce texte reflète les croyances et conceptions que l'on retrouve dans la littérature populaire sanskrite des Avadâna, auxquelles se sont ajoutées des influences plus lointaines venues du Sri-Lanka et de l'Asie du Sud-Est, où Ashoka était vu comme le paradigme du roi parfait. Il soulève aussi un certain nombre de questions importantes pour le bouddhisme en Asie sur la nature du pouvoir royal bouddhique, les liens entre la communauté monastique (sangha) et le pouvoir, la valeur de la pratique des mérites (punya), la place de la dévotion dans le bouddhisme.

Notes et références

Notes

Références

Bibliographie

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