Le massacre de la synagogue Kehilat Bnei Torah de Har Nof est un attentat terroriste commis le par deux Palestiniens de Jérusalem-Est dans une synagogue du quartier orthodoxe de Har Nof de l'ouest de Jérusalem.

Il fait six morts (cinq rabbins et un policier druze) et sept blessés parmi les fidèles. Les deux terroristes ont été tués.

Déroulement Peu avant 7h00, durant la Sha'harit (prière du matin), deux terroristes attaquent les fidèles en prière à coups de hache, de couteau ainsi qu'avec deux pistolets. Ils ont été tués lors d'un échange de tirs avec des policiers arrivés sur place.

Quatre rabbins sont assassinés : Moshe Twersky, 59 ans, responsable de la Yeshiva « Torat Moshe » ; Kalman Levine, 55 ans ; Aryeh Kopinsky, 43 ans ; et Avraham Shmuel Goldberg, 68 ans. Les quatre victimes ont une double nationalité : israélienne et américaine pour les trois premiers ; britannique pour le quatrièmeTel-Avivre.com, 18 novembre 2014. Le policier druze Zidan Saif, également tué, est enterré dans son village, , en présence du Président israélien Reuven RivlinIsraël Cool, 20 novembre 2014 . Le rabbin Haim Yehyel Rotman, touché de plusieurs coups de hache à la tête, décède le , à l'âge de 55 ans, après être resté un an dans le comaIsrael National News, Har Nof massacre claims another victim.

Il s'agit de la première attaque contre un lieu de culte juif à Jérusalem et l'attentat le plus meurtrier en Israël depuis 2008. Elle s'est produite dans une synagogue du quartier de Har Nof, à Jérusalem-Ouest, considéré comme un bastion du Shass, un parti ultra-orthodoxe. L'attentat est intervenu au surlendemain de ce que les Palestiniens ont dénoncé comme un «crime raciste», celui d'un chauffeur de bus palestinien, Youssef Ramouni, retrouvé pendu dans son dépôt de Jérusalem-Ouest.

L'attaque a généré des violences en Cisjordanie occupée, où des colons israéliens ont attaqué une école près de Naplouse, dans le nord, et jeté des pierres sur les automobilistes palestiniens près d'Hébron, dans le sud. Dans ce contexte, le ministre de la Sécurité intérieure israélien Yitzhak Aharonovich a décidé de faciliter la possibilité pour les militaires et les «gardiens d'école ou de jardins d'enfant» de conserver leurs armes en dehors de leur service.

Les auteurs de l'attaque sont deux cousins, Ghassan et Odeih Abou Jamal, âgés respectivement de 32 et 22 ans travaillant comme ouvriers dans le bâtiment. L'aîné était marié et père de trois enfants. Dix membres de leur famille ont été arrêtés.

Réactions Israël : Nétanyahou et plusieurs de ses ministres ont violemment pris à partie le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a sans tarder condamné l'attentat, lui en faisant porter la responsabilité « directe ». États-Unis : le Président des États-Unis Barack Obama condamne l'attaque, ainsi que le secrétaire d'État américain John Kerry qui condamne un . Lors d'une réunion à Londres avec le ministre des Affaires Étrangères britannique, il parle d'acte terroriste. Il écrit également aux dirigeants palestiniens pour leur enjoindre de condamner l'attaque ; Union européenne : Federica Mogherini, chef de la Police Étrangère de l'Union Européenne condamne l'attaque, qualifiée d' ; L'Organisation des Nations unies critique également l'attentat ; France : le président François Hollande dénonce et .

De nombreux autres pays ont également condamné l'attentat.

Dans le monde arabe, ce massacre suscite des réactions variées : Palestine : Mahmoud Abbas, président de l'Autorité Palestinienne, condamne l'attentat ; Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et le Jihad islamique palestinien saluent l'attentat ; Jordanie : si des membres du parlement jordanien observent une minute de silence à la mémoire des , le gouvernement jordanien condamne l'attaque. Le Premier ministre jordanien adresse ses condoléances aux familles des terroristes ;

Notes et références

Har Nof Catégorie:Attentat palestinien Catégorie:Attentat à Jérusalem Catégorie:2014 en Israël Catégorie:Novembre 2014 synagogue de Har Nof synagogue de Har Nof