thumb|right|250px|Shi Liangcai (en bas à gauche) avec John Dewey (en bas à droite) et sa femme Alice. Debout en arrière-plan se trouvent (de gauche à droite) : Hu Shi, Jiang Menglin, Tao Xingzhi et Zhang Zuoping. Photo prise à Shanghai en 1919. Shi Liangcai (史量才, - ) est un journaliste chinois connu pour avoir dirigé le journal Shen Bao et pour son assassinat sur l'ordre de Tchang Kaï-chek.
Biographie Shi est né dans le district de Qingpu à Shanghai. Il étudie à l'école de sériciculture à Hangzhou et fonde en 1904 une école de sériciculture pour femmes à ShanghaiJoan Judge, Print and Politics: 'Shibao' and the Culture of Reform in Late Qing China (Stanford University Press, 1996: ), p. 211, (en 1912, l'école se déplace à Hushuguan, à quelques kilomètres au Nord-Ouest de SuzhouLynda Schaefer Bell, One Industry, Two Chinas: Silk Filatures and Peasant-Family Production in Wuxi County, 1865-1937 (Stanford University Press, 1999: ), p. 135.). Il vit dans une belle villa au 257, rue Tongren à Shanghai de 1904 à sa mortTour of Jingan District——The Golden Tour..
Avec des journalistes du journal Shibao (« Époque orientale »), le « journal le plus diffusé dans la région de Shanghai » en 1909William Theodore De Bary, Sources of East Asian Tradition: The Modern Period (Columbia University Press, 2008: ), p. 673., Shi est un visiteur régulier d'« une association appelée Xilou (« Lieu de repos »), que le Shibao parraine et où l'on discute des réformes de la fin des QingPerry Link, review of Joan Judge, Print and Politics, Harvard Journal of Asiatic Studies 58 (1998): 581. ». Quand il reprend le Shen Bao en 1912, il poursuit son orientation libérale, tout en commençant une carrière de magnat de la presse, et rachète en grande partie en 1927 le Shishi et le Xinwen. Il élargit également ses activités en investissant dans les textiles de coton.
Il est le chef du tongxianghui (« Association de la place native ») du Jiangning jusqu'à sa mort, ainsi que d'autres associations qui « servent souvent de refuges et de ressources aux militants anti-japonais », et il n'a pas officiellement organisé de réunion de 1928 à 1933 pour éviter d'avoir à se conformer à l'oppression du règlement du KuomintangGail Hershatter, Remapping China: Fissures in Historical Terrain (Stanford University Press, 1996: ), pp. 167 and 311.. « Dans les années 1930, Shi est un fervent partisan de l'Alliance de défense des droits de l'homme établi par Madame Song Qingling, la seconde épouse du chef révolutionnaire Sun Yat-sen, avec Cai Yuanpei et Lu XunPatsy Yang and Jolin Ng, "Cheers for favorite old bars and some newbies in Tongren Road », Shanghai Daily, July 13, 2009. ». Il « reste à l'écart des débuts de l'Association du salut national anti-japonais fondée en par le Kuomintang et la Chambre de commerce auxiliaireDonald A. Jordan, China's Trial by Fire: The Shanghai War of 1932 (University of Michigan Press, 2001: ), p. 70., mais après l'incident de Mukden en septembre, il s'implique davantage, et en , il « offre ses services de directeur non-partisan à une nouvelle association anti-japonaise et utilise son journal ShenpaoJordan, China's Trial by Fire, p. 69. ».
Réputé pour son courage, il répond à ses ennemis politiques par le dicton : « Vous avez un fusil. J'ai un styloGao Yu, "Courage Acceptance Speech," 2006. ». Son opposition au pouvoir aura cependant de fatales conséquences :
L'assassinat provoque un tollé public énorme - tous les membres du conseil municipal démissionne en signe de protestation — et le gouverneur de la province du Zhejiang, Lu Diping, est même forcé de quitter sa fonction.
Références
Bibliographie Pang Rongdi (庞荣棣), Shi Liangcai: Xiandai baoye juzi (史量才 : 现代报业巨子) [Shi Liangcai: great man of the modern Chinese press], Shanghai: Shanghai jiaoyu chubanshe, 1999.
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