Le Club du Faubourg est un tribune libre organisant des débats sur des sujets d'actualité, fondé par Léo Poldes à l'été 1918. Ce club est très actif jusqu'en 1939 et perdure jusqu'en 1973.
Inauguré au lendemain de la Première Guerre mondiale, le Club du Faubourg organise des débats et des conférences publics, avec des orateurs du monde politique, social, intellectuel et artistique français. Son fondateur défend avant tout la liberté d'expression comme principe de fonctionnement. Des personnalités célèbres y sont intervenues, comme Paul Vaillant-Couturier, Louis Aragon, Édouard Herriot, l'aviateur Dieudonné Costes, Henri Barbusse, l’abbé Desgranges, Joseph Kessel, Léon Daudet, Paul Painlevé, Victor Margueritte, mais aussi des étrangers comme Chou En-Lai ou le futur Hô Chi Minh.. Lors de son apogée, à partir de 1923, le Club du Faubourg organise trois séances par semaine: le lundi, le jeudi et le samedi.
L'entre-deux-guerres est la période principale d'activité du Club du Faubourg. L'exil de Léo Poldès en 1940 a totalement interrompu ses réunions, qui n'ont repris qu'après la fin de la guerre.
Activités Les activités du club consistent en des réunions, tenues trois fois par semaine (s'y ajoutait un banquet mensuel), où, sur divers sujets (d'un à une dizaine à peu près), est mené un débat public, après une courte conférence, avec des orateurs invités ou inscrits, parfois très célèbres, parfois moins, et un public encouragé à intervenir. Les débats d'actualité abordent des sujets qui vont de la politique à la littérature ou à la médecine, ou encore prenant la forme de débats sur des spectacles (danse, chant...) présentés auparavant au Club. D'une manière générale, la diversité des orateurs et du public est explicitement recherchées : en effet, au départ, l'ambition affirmée de Poldès était de combattre toutes les formes de sectarismes. La fréquence des débats, ainsi que l'existence d'une Fédération des tribunes libres (FTL) visant à mettre en place des Clubs semblables en province et à l'étranger, et qui y réussit dans certains cas, semblent indiquer un certain succès public de cette initiative.
Les activités du club s'interrompent en 1940 lors de l'exil de Léo Poldès, et reprennent de manière moins régulières après la guerre, jusqu'à la mort du fondateur en 1971 et même quelques années après, grâce à sa veuve Lorenza Mario qui en était déjà administratrice. Cependant, les quelques témoignages dont on dispose sur cet après-guerre tendent à prouver que l'activité était moindre : une seule séance hebdomadaire dans une salle moins grande, l'accueil de célébrités comme l'Abbé Pierre ou Pierre Mendès France, mais seulement des habitués qui se sont peu renouvelés depuis les années 1930. De plus, la FTL n'existe plus. Les archives du Club du Faubourg, se trouvant au domicile de Léo Poldès, sont saisies par les Allemands en . Longtemps à Mosco, elles ont été rapatriées à Paris.
Voir aussi Liens externes Lucien Descaves au Club du Faubourg Renée Dunan au Club du Faubourg Le Faubourg, organe officiel du Club du Faubourg Claire Lemercier, Le Club du Faubourg Tribune Libre de Paris 1918-1939, Mémoire présenté à l'Institut des Études Politiques de Paris, en 1995, préparé sous la direction de Nicolas Offenstadt [https://maitron.fr/spip.php?article126800 Biographie de Léo Poldès sur Le Maitron] Léon Laleau, Maurice Rostand intime, Les Éditions du Monde moderne, 1926, pp. 54-70. Une polémique opposa pendant plusieurs mois Léo Poldès à Marie Laparcerie, directrice de la Tribune libre des femmes (rapportée par Pierre Bonardi, L'Ami du lettré 1927, pp.50-51)
Références
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