L'église Saint-Martin-au-Val est une église située dans l'ancien hôpital Saint-Brice à Chartres, département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

L'église, la plus ancienne de Chartres, prend place au centre d'un sanctuaire gallo-romain de six hectares fouillé depuis 2006 et objet de fouille programmée à partir de 2011.

Avec l'église Saint-Pierre, elle fut l'un des lieux habituels d'inhumation des évêques de Chartres. En témoignent par exemple le tombeau de Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac (1780-1802) et le gisant de Claude-Hippolyte Clausel de Montals (1824-1852).

Historique gauche|alt=Chapiteau creusé en bénitier (iie ou ive-ve siècle) provenant de l'église, musée de Chartres.|vignette|Chapiteau ( ou -) creusé en bénitier, provenant de l'église, musée de Chartres. Les époques de construction de l'église sont les , ainsi que le .

À l'origine, il s'agit d'une église conventuelle, elle est le seul vestige de son monastère. Celui-ci est cité pour la première fois dans la vie de saint Lubin qui y est inhumé.

Elle semble donc prendre place sur une église plus ancienne (cf. sarcophages trouvés lors des fouilles, et chapiteau présent dans la crypte).

En 1128, le monastère est rattaché à l'abbaye de Marmoutier de Tours dont elle devient un prieuré.

En 1568, l'église et le couvent sont dévastés par les calvinistes : l'église est incendiée, les sépultures et les tombeaux sont violés, les bâtiments conventuels ravagés. Les bâtiments sont à nouveau pillés lors du siège de la ville en 1591.

En 1648, l'église est totalement restaurée et amputée de plusieurs travées sur une vingtaine de mètres.

En 1663, l'église et le terrain sont achetés pour la communauté des capucins de Chartres : les bâtiments conventuels sont reconstruits, le sol de l'église rehaussé de .

Vendu comme bien national à la révolution, le couvent est alors transformé en hospice dont l'église conventuelle devient la chapelle.

En 1845, Ferdinand de Reverdy lègue ses biens aux hospices de Chartres avec la charge de restaurer la chapelle de Saint-Martin-au-Val dans son état primitif : d'où les importants travaux de remaniement au qui voient la création de la nouvelle façade, le rabaissement des sols et la reconstruction des absidioles entre 1858 et 1864. Une rue proche de la chapelle lui rend hommage.

Alors que l'église abbatiale était fermée depuis les années 80, Philippe Christory, évêque des lieux, a rouvert ses portes le et y a même célébré la messe de Noël..

Description Église de plan roman, orientée, longue de et large de , elle est d'une superficie de .

L'abside circulaire comporte trois chapelles absidiales, deux autres sont accolées aux bras du transept.

La façade occidentale est datée du avec deux petites tours, placées aux extrémités.

La nef comporte aujourd'hui trois travées, soit quatre de moins qu'au . Par rapport à la nef, le chœur est surélevé et le déambulatoire abaissé.

Cimetière clos alt=Le cimetière clos devant le chevet de l'église.|vignette|Le cimetière clos devant le chevet de l'église. A l'est de l'église, le long de la rue Georges-Brassens, se tient un petit cimetière clos rendant hommage aux bienfaiteurs de l'édifice, dont celle de Ferdinand de Reverdy (1796-1852). À chaque sépulture est adjointe un panonceau relatant les relations de la personne avec le lieu. Ce carré contient également les tombes de : Marie-Charlotte Midy, veuve Renouard de Saint-Loup (1767-1834)Une rue du quartier Saint-Brice porte également le nom de Renouard de Saint-Loup. ; Édouard Auguste Demolliens (1836-1898), ancien aumônier de Saint-Brice ; Père Pierre Louis Bordier, dont le monument est élevé en « témoignage de leur reconnaissance par messieurs les administrateurs, sa famille, ses nombreux amis, les vieillards, les orphelins et les sœurs de Saint-Paul ».

Situation actuelle Une première campagne de fouilles est réalisée en 1858-1862 (avant de procéder aux travaux de reconstruction, bel exemple de fouilles préventives) qui met au jour dans la nef dix sarcophages mérovingiens correspondant à une période encore mal connue à Chartres..

En raison de nouvelles fouilles réalisées à partir de 2013, le culte est suspendu, sans que l'église ne soit désaffectée. Après restauration, elle rouvre ses portes juste avant Noël 2025 et la fête de la musique 2026 y accueille un concert avec l'Instrumentarium et le chœur médiéval de Chartres..

Protection alt=Plaque des Monuments historiques.|vignette|Plaque des Monuments historiques. Édifice L'édifice est classé monument historique depuis 1886.

Séraphin-Médéric Mieusement photographie l'extérieur de l'église à une date indéterminée, probablement à l'occasion de son classement en 1886 :

En 1893, Paul Robert, gendre de Mieusement, poursuit les travauxde son beau-père et photographie l'intérieur de l'édifice :

Objets Sont également classés monuments historiques les objets suivants : une statue de saint Sébastien en bois sculpté et peint du , hauteur . ; une série de stalles en bois ciré du ..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Sanctuaire gallo-romain de Saint-Martin-au-Val Liste des monuments historiques de Chartres

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