L'École normale supérieure Paris-Saclay, également appelée « ENS Paris-Saclay », « ENS-PS » ou « Normale Sup’ Saclay », est une grande école française. Elle est l'une des quatre écoles normales supérieures en France.

Ses élèves ont le titre de normaliensLe terme « normalien » désignait, à l'origine, uniquement les « élèves » et « anciens élèves » d'une école normale supérieure désignés comme tel dans les statuts des écoles, sélectionnés sur épreuves écrites et orales et nommés par arrêté ministériel. En 2020, ce terme s'applique également aux étudiants non fonctionnaires sélectionnés sur dossier, qui, à l'origine, n'étaient pas surnommés « normaliens » : l'ENS Paris-Saclay emploie les termes « normaliens élèves » et « normaliens étudiants » pour désigner les deux populations étudiantes qu'elle accueille. et sont rémunérés en échange de leur engagement décennal. Très sélective, elle forme principalement aux métiers de l'enseignement et de la recherche.

Elle enseigne les sciences fondamentales, les sciences de l’ingénieur, les sciences humaines et sociales et les langues.

Fondée en 1912 en tant qu’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET), elle devient l'École normale supérieure de Cachan en 1985, puis l'École normale supérieure Paris-Saclay en 2014, avant d'intégrer l’université Paris-Saclay comme établissement-composante en 2019, moment de sa fondation.

Parmi ses anciens élèves on compte plusieurs prix Nobel, ministres français et membres de l'InstitutAlain Aspect (Académie française, Académie des Sciences), Marc Fontecave (Académie des Sciences), Marc Yor (Académie des Sciences), Antoine Browaeys (Académie des Sciences). , ainsi que de nombreux médaillés du CNRS.

Histoire En 1891, des « sections normales » étaient annexées associées aux grandes écoles pour l'enseignement technique. Il y en avait une à l'École des Arts et Métiers, une à HEC, une à l'École de commerce de jeunes filles de Lyon et une à l'École pratique d'industrie du HavreGérard Bodé, "Chronologie de l'enseignement technique, des origines à 2000" sur le site Ressources numériques en histoire de l'éducation.ACTES DE L'ACADÉMIE NATIONALE DES SCIENCES, BELLES-LETTRES ET ARTS DE BORDEAUX, , , , 1902. https://archive.org/stream/actesdelacadmie09bordgoog/actesdelacadmie09bordgoog_djvu.txt.Bulletin municipal officiel de la ville de Paris31 août 1894. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64400965/f1.textePage.langFR.

En 1912, elles sont regroupées à Paris sous le nom d’École normale de l'enseignement technique, rattachée à l'École des Arts et MétiersFlorent Le Bot, « Quelle place pour l’ENET-ENSET-ENEP-ENS Cachan, 1891/1912-2012/2018 ? », F. LE BOT, V. ALBE, G. BODÉ, G. BRUCY, É. CHATEL, L’ENS Cachan. Le siècle d’une grande école pour les sciences, les techniques et la société, Presses universitaires de Rennes, coll. Carnot, 2013, p. 55-83. ]Florent Le Bot, « De l’ENS Cachan à l’ENS Rennes. L’alignement des planètes sur Ker Lann (1994-2014) » chap. 15 de : André LESPAGNOL, Matthieu LEPRINCE (dir.), Les mutations de l’enseignement supérieur et de la recherche en Bretagne (1945-2015). Déploiement territorial, diversifications et essais de structuration, Rennes, PUR, 2016, .].

En 1932, elle devient l'École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) en enseignant les arts et la littérature. vignette|Logo de l’ENS Cachan, jusqu’en 1995.

Elle s'installe à Cachan en 1956, puis devient l'École normale supérieure de Cachan en 1985. Elle accueille alors élèves.thumb|right|ENS Paris-Saclay, site historique de Cachan, bâtiment d'Alembert.vignette|Logo de l'ENS Cachan jusqu'en 2016.Elle intègre l’UniverSud Paris en 2007Site du Campus du plateau de Saclay. En 2014, elle devient officiellement l'École normale supérieure Paris-Saclay.

En 2019, elle devient établissement-composante de la nouvelle université Paris-Saclay, dont elle est la fondatrice avec d’autres grandes écoles comme AgroParisTech et CentraleSupélec.

Elle vend la même année ses locaux à Cachan et s'installe sur le Plateau de Saclay. Son nouveau bâtiment est réalisé par l'architecte Renzo Piano.

vignette vignette|Entrée de l’ENS Paris-Saclay, 2019

Enseignement L'école est habilitée à délivrer des doctorats et à préparer aux agrégations du secondaire. Ses formations visent principalement à l'enseignement et la recherche. Elle dispose de passerelles vers les études de médecine ou les grands corps de l’État.

Elle a des accords universitaires avec d'autres établissements tels que Sciences Po, HEC, l’ESSEC, l'ENSAE ParisTech ou l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Malaquais.

Départements L'ENS Paris-Saclay propose des formations en sciences fondamentales, sciences pour l’ingénieur, sciences de l’homme et de la société, au sein de dix départements d'enseignement et de recherche, auxquelles sont rattachées les unités de recherche.

Les sciences fondamentales comprennent :

le département de biologie ; le département de chimie ; le département d'informatique ; le département de mathématiques ; le département de physique.

Les sciences de sciences pour l’ingénieur comprennent :

le département Nikola Tesla (anciennement EEA, département électronique, électrotechnique et automatique) ; le département de génie civil et environnement ; le département de génie mécanique (DGM) ;

Les sciences de l’homme et de la société, comprennent :

le département d'anglais ; le département de design ; le département de sciences humaines et sociales (SHS), département pluridisciplinaire pour l’étude de l’économie, la sociologie, le management, et l’histoire.

Formations conjointes avec d'autres établissements L'ENS Paris-Saclay est partenaire du Cycle pluridisciplinaire d'études supérieures (CPES) Sciences des données, Santé et Société, délivrant un diplôme d’établissement valant grade de licence, conjointement avec l’Université Paris-Saclay, l’Institut Polytechnique de Paris et HEC Paris. Il vise à former des étudiants capables d’articuler sciences des données, sciences sociales et santé publique dans une perspective interdisciplinaire.

Recrutement Les élèves fonctionnaires-stagiaires sont recrutés à l'issue d'une banque de concours commune aux quatre écoles normales supérieures, ouverte aux élèves de classes préparatoires.

Un concours pour les étudiants en master permet d'entrer directement en deuxième année.

Les étudiants à l'université peuvent être admis sur dossier. Ils suivent le même diplôme que les élèves admis sur concours. Ils n'ont pas le statut de fonctionnaire-stagiaire mais de « normalien-étudiant ».

Classements En 2025, l'université Paris-Saclay est classée treizième université mondiale et première française dans le classement de Shanghai.

L'ENS Paris-Saclay est classée dans les dix premières grandes écoles françaises par le THE et le QS. Recherche

L'école dispose de treize laboratoires de recherche liés au CNRS et héberge la Maison des sciences sociales et des humanités Paris-Saclay (MSH Paris-Saclay) dont elle est une des tutelles :

Les laboratoires en sciences fondamentales

Laboratoire Lumière Matiére et Interfaces (LuMIn) ; Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires (PPSM) ; Laboratoire Méthodes formelles (LMF) ; Laboratoire de Biologie et Pharmacologie Appliquée (LBPA) ; Centre Borelli en mathématiques.

Les laboratoires en sciences de l'ingénieur

Systèmes et Applications des Technologies de l'Information et de l'Énergie (SATIE) ; Laboratoire de Mécanique Paris-Saclay (LMPS) ; Laboratoire Universitaire de Recherche en Production Automatisée (LURPA).

Les laboratoires en sciences sociales

Centre de recherche en design (CRD) ; Centre d'Économie de l'ENS Paris-Saclay (CEPS) ; Institut des Sciences sociales du Politique (ISP) ; Institutions et Dynamiques Historiques de l'Économie et de la Société (IDHES).

Directeurs puis présidents : 1945-1956 : 1957-1969 : 1970-1980 : 1981-1985 : 1986-1987 : 1988-1994 Bernard Decomps : 1994-2000 : 2000-2008 : 2009-2012L'école a son directeur - Site de l'association des anciens élèves et élèves de l'ENSET et de l'ENS de CachanNouveaux statuts de l'ENS Cachan - Site de l'association des anciens élèves et élèves de l'ENSET et de l'ENS de CachanJean-Yves Mérindol est nommé directeur de l’ENS Cachan - Site de l'ENS Cachan, août 2009Arrêté du 22 mai 2012 portant nomination à la présidence de la République - Legifrance Pierre-Paul Zalio : 2012-2022 Camille Galap : 2022 (administrateur provisoire) Nathalie Carrasco : depuis 2022

Culture L'École normale supérieure Paris-Saclay est dotée d'un véritable théâtre professionnel de 160 places : la Scène de recherche. Il est dirigé par Ulysse Baratin (depuis ).

La Scène de recherche propose une programmation de spectacles mêlant arts et sciences et est ouvert au grand public autant qu'aux étudiants et aux chercheurs. Elle pilote également une formation diplômante d'un an en recherche-création (ARRC).

Personnalités liées à l'ENS Paris-Saclay

Enseignants

Olivier Wieviorka, professeur d'histoire contemporaine à l'ENS Paris-Saclay depuis 2000, spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Frédéric Lebaron, professeur de sociologie à l'ENS Paris-Saclay depuis 2016, et actuellement directeur du département de SHS.

Étudiants

Philippe Aghion (économiste à l'université Harvard, membre du Conseil d'analyse économique, médaille d'argent du CNRS en 2006, professeur au Collège de France depuis 2015, prix Nobel d'économie en 2025) Aurore Avarguès-Weber (chercheuse en sciences cognitives) Alain Aspect (physicien, membre de l'Académie des sciences, de l'Académie des technologies, de l'Académie nationale des sciences américaine, médaille d'or du CNRS en 2005, prix Nobel de physique en 2022) Catherine Baratti-Elbaz (biologiste, maire du de Paris) Béatrice Barbusse (sociologue et handballeuse professionnelle) Laurent Batsch (ancien président de l'université Paris-Dauphine) Geneviève Berger (directrice générale du CNRS de 2000 à 2003, Chief R&D Officer de Unilever) Véronique Buat (astrophysicienne) Étienne Camy-Peyret (syndicaliste) Nathalie Carrasco (chimiste puis présidente de l’ENS Paris-Saclay) Thomas Cazenave (homme politique, député de la première circonscription de Gironde à partir de , puis ministre chargé des Comptes publics depuis le ) Bernard Charlès (président du conseil d'administration de Dassault Systèmes) Gérard Creuzet (ancien directeur général d'EDF, membre de l'Académie des technologies) Patricia Crifo (économiste à l'École Polytechnique et au CREST) Max De Paz (écrivain) Erwan Dianteill (anthropologue) Jean-Louis Duchet (linguiste) François Euvé (jésuite, rédacteur en chef de la revue Études) Marc Fontecave (chimiste, membre de l'Académie des sciences, de l'Institut et professeur au Collège de France, médaille d'argent du CNRS en 2004) Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences et de l’environnement) Sarah Gensburger (historienne, sociologue) Jean Dominique Giacometti dit Dometti (artiste-plasticien) Guy-Rachel Grataloup (artiste) Christian Grataloup (géographe) Julie Grollier, médaille d'argent du CNRS Pierre Hardy (styliste, directeur de création chez Hermès) Aurélie Jean (numéricienne, fondatrice de In Silico Veritas) Geoffroy de Lagasnerie (philosophe, sociologue). Jakuta Alikavazovic (romancière) Michel Lallement (sociologue, titulaire d'une chaire au CNAM) Jacques Lévy (géographe) Marie-Noëlle Lienemann (femme politique) Nicolas Lhernould (évêque) Thierry Madiès (économiste à l'université de Fribourg, membre du Conseil d'analyse économique) Pierre Maille (président du conseil général du Finistère, ancien maire de Brest) Georges Minois (historien français, spécialiste du Moyen Âge et de l'histoire des mentalités) Yvon Pesqueux (économiste, titulaire d'une chaire au CNAM)