Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.
Au , elle fusionne avec huit autres communes pour former la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.
Géographie Généralités vignette|gauche|La Nizonne en crue au niveau du moulin de Chanteranne, en février 2021. Dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, la commune déléguée de Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier forme la partie orientale de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord. Son territoire s'étend sur et elle est traversée d'est en ouest par la Lizonne, ici appelée Nizonne.
L'altitude minimale avec se trouve localisée à l'extrême ouest, là où la Nizonne quitte la commune et entre sur celle de Rudeau-Ladosse. L'altitude maximale avec 250 ou Deux valeurs différentes pour l'IGN, sur la carte et 251 sur son ancien site. est située dans le sud-est, au lieu-dit les Trois Pierres.. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement de sables, argiles ou graviers pléistocènes avec des calcaires du Crétacé dans la partie centrale du territoirePatrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, , ..
À l'écart des routes principales, le bourg de Champeaux est situé, en distances orthodromiques, neuf kilomètres au sud-ouest de Nontron et onze kilomètres au nord-est du bourg de Mareuil. Le bourg de La Chapelle-Pommier se trouve trois kilomètres au sud-ouest de celui de Champeaux.
Le territoire communal est desservi à l'est par la route départementale (RD) 84 et au nord-ouest par la RD 708.
Communes limitrophes vignette|centre|redresse=1.8|Carte de Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier et des communes avoisinantes en 2016.
En 2016, année précédant la création de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier était limitrophe de huit autres communes. À l'est, le territoire de La Chapelle-Montmoreau était distant de moins de .
Milieux naturels et biodiversité Parc naturel régional La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-LimousinParc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 16 octobre 2019. depuis la création de celui-ci en 1998Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 19 octobre 2019., adhésion renouvelée en 2011Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 19 octobre 2019..
ZNIEFF La vallée de la Nizonne est protégée dans sa traversée de la commune au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « Vallée de la Nizonne » Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 19 octobre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 19 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos »..
Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).
Sa flore est également riche de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).
Trois ZNIEFF de type I concernent également la commune : la ZNIEFF « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » présente des pelouses calcaires Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle, INPN, consulté le 19 octobre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 720020065, INPN, consulté le 19 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ». où s'épanouissent plus de dont plusieurs sont considérées comme déterminantes : la Cardoncelle (Carduncellus mitissimus), l'Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), le Fumana à tiges retombantes (Fumana procumbens), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), la Laîche humble (Carex humilis), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et le Thésium couché (Thesium humifusum), et dix-huit espèces d'orchidées terrestres : la Céphalanthère rouge Cephalanthera rubra, l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), la Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l'Orchis bouffon (Anacamptis morio), l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'Orchis guerrier (Orchis militaris), l'Orchis mâle (Orchis mascula), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l'Orchis pourpre (Orchis purpurea), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera), l'Ophrys araignée (Ophrys sphegodes), l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora), l'Ophrys brun (Ophrys fusca), l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera) et la Platanthère à fleurs verdâtres (Platanthera chlorantha). Sur le territoire de Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, les coteaux de la Nizonne concernés par cette ZNIEFF s'étendent sur environ seize hectares en deux sites distincts, à proximité du bourg de Champeaux ; une mince bande de près d'environ , le long de la Nizonne, fait partie d'une autre ZNIEFF de « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720020064, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». dans laquelle ont été recensées douze espèces déterminantes d'animaux : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), la Cistude (Emys orbicularis), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii), la Loutre d'Europe (Lutra lutra), la Rainette verte (Hyla arborea), le Triton marbré (Triturus marmoratus) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ainsi que cinq espèces déterminantes de plantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sagittaire à feuilles en flèche (Sagittaria sagittifolia) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis). Par ailleurs, espèces animales et espèces végétales y ont été répertoriées ; la ZNIEFF « Landes des Trois Pierres » qui s'étend sur est partagée avec les anciennes communes de Monsec et de Saint-Crépin-de-Richemont. Trois espèces déterminantes de rapaces y ont été recensées : le Busard cendré (Circus pygargus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) et le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) et trois autres de plantes : Droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), Narthécie des marais (Narthecium ossifragum) et Trompette de Méduse (Narcissus bulbocodium) « Landes des Trois Pierres », INPN, consulté le 17 février 2021.<ref>Carte de la ZNIEFF 720012866, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».</ref>. De plus, quatre espèces de mammifères, oiseaux et plantes y ont été recensées.
Natura 2000 La vallée de la Nizonne est aussi une zone Natura 2000 avec vingt espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive habitats de l'Union européenne FR7200663 Vallée de la Nizonne, INPN, 31 mai 2019, consulté le 25 octobre 2019.Carte de localisation de la zone Natura 2000 FR7200663, INPN, consulté le 25 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ». : dix espèces de mammifères dont huit chauves-souris (Barbastelle d'Europe, Grand murin, Grand rhinolophe, Minioptère de Schreibers, Murin à oreilles échancrées, Murin de Bechstein, Petit murin et Petit rhinolophe), ainsi que la Loutre d'Europe et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ; parmi les insectes, le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), plus six espèces déjà protégées dans la ZNIEFF du même nom, hormis l'Azuré de la croisette ; la tortue Cistude d'Europe ; le Chabot fluviatile (Cottus perifretum) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri).
Urbanisme Villages, hameaux et lieux-dits Outre les bourgs de Champeaux et de la Chapelle-Pommier proprement dits, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-ditsCommune-de-Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, Géoportail, consulté le 14 novembre 2016. :
Toponymie Les premières mentions écrites des lieux datent du sous les formes Champeus et PomiersChantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, , .. Le premier évolue en Campelli en 1365 puis Champelli en 1385, alors que l'autre est cité en 1382 sous la forme latine Capella Pomerii.
Champeaux, vient de l'occitan et signifie « les petits champs ».
En occitan, la commune porte le nom de ''Le nom occitan des communes du Périgord - Champeus e La Chapela Pomiers sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 septembre 2021..
Histoire vignette|La stèle des Bernardières marque le lieu où ont été rassemblés les ossements des soldats de du Guesclin morts en 1377 lors de l'attaque du château des Bernardières.