Mareuil (nom officiel), appelée localement Mareuil-sur-Belle, est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

C'est le siège de l'une des quatre anciennes baronnies du Périgord. De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Mareuil.

Au , elle fusionne avec huit autres communes pour former la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.

Géographie Généralités Au nord-ouest du département de la Dordogne, la commune déléguée de Mareuil forme la partie sud-ouest de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.

Situé sur la route départementale 939 (l'ancienne route nationale 139), à environ trente-cinq kilomètres au nord-ouest de Périgueux et autant au sud-est d'Angoulême, le bourg de Mareuil est arrosé par la Belle.

Après avoir fait partie dès 1998 du Parc naturel régional Périgord-Limousin, Mareuil n'a pas adhéré à sa charte lors du renouvellement de celle-ci, par décret n° 2011-998 du Décret n° 2011-998 du 24 août 2011 sur Legifrance, consulté le 27 août 2011..

Communes limitrophes vignette|centre|redresse=1.8|Carte de Mareuil et des communes avoisinantes en 2016, avant la création de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.

En 2016, année précédant la création de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord, Mareuil était limitrophe de six autres communes, dont Saint-Sulpice-de-Mareuil au nord-est sur une centaine de mètres.

Milieux naturels et biodiversité En tant qu'affluent de la Nizonne, la vallée de la Belle est protégée au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « Vallée de la Nizonne » Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 7 novembre 2019.<ref>Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».</ref>.

Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).

Sa flore est également constituée de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).

Sous-ensemble de la ZNIEFF précédente, la vallée de la Belle est une ZNIEFF de type I Vallée de la Belle, INPN, consulté le 7 novembre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008183, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».</ref>. Deux espèces déterminantes y ont été identifiées, un mammifère : le Vison d'Europe, et une plante : la Fritillaire pintade.

Une autre ZNIEFF de type I « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » présente des pelouses calcaires Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle, INPN, consulté le octobre 2019.<ref>Carte de localisation de la ZNIEFF 720020065, INPN, consulté le octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ». où s'épanouissent plus de dont plusieurs sont considérées comme déterminantes : la Cardoncelle (Carduncellus mitissimus), l'Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), le Fumana à tiges retombantes (Fumana procumbens), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), la Laîche humble (Carex humilis), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et le Thésium couché (Thesium humifusum), et dix-huit espèces d'orchidées terrestres : la Céphalanthère rouge Cephalanthera rubra, l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), la Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l'Orchis bouffon (Anacamptis morio), l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'Orchis guerrier (Orchis militaris), l'Orchis mâle (Orchis mascula), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l'Orchis pourpre (Orchis purpurea), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera), l'Ophrys araignée (Ophrys sphegodes), l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora), l'Ophrys brun (Ophrys fusca), l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera) et la Platanthère à fleurs verdâtres (Platanthera chlorantha). Sur Beaussac, l'ensemble des coteaux de la Nizonne et du ruisseau de Beaussac concernés par cette ZNIEFF s'étend sur environ deux kilomètres carrés d'un seul tenant, à leur confluence.

Urbanisme Villages, hameaux et lieux-dits Outre le bourg de Mareuil proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-ditsMareuil, Géoportail, consulté le 15 novembre 2016. :

Toponymie vignette|Panneau d'entrée à Mareuil en français et occitan.

Le nom officiel de la commune, puis de la commune déléguée, est « Mareuil »Commune de Mareuil (24253), Insee, consulté le 24 avril 2017., même si localement, elle est connue sous le nom de « Mareuil-sur-Belle »Bienvenue à Mareuil sur Belle en Dordogne, site de la commune, consulté le 24 avril 2017..

En occitan, la commune porte le nom de Le nom occitan des communes du Périgord - Maruelh sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 septembre 2021..

Histoire Moyen Âge Les vieux seigneurs de Mareuil, toujours barons, sont mentionnés pour la première fois au , dans une chronique en latin, qui cite Guillaume I de Mareuil ; il était témoin en 1099 pour un charte de Raimond, évêque de Périgueux. Un peu plus tard, on trouve un Hélie de Mareuil, diacre de Périgueux. Le grand livre de l'historien RichardAlfred Richard, Histoire des Comtes de Poitou, 1903, tome II fait mention de Hervé de Mareuil, un grand personnage dans l'histoire du Poitou, ami du prince anglais qui deviendra le futur roi, au temps de Vulgrin Taillefer. Hervé est désigné comme , et témoin pour Eléanor en Angleterre. En , il était témoin pour le traité de paix entre Jean sans Terre et le comte de Thouars.

Un autre haut personnage fut Raymond de Mareuil, évêque de Bordeaux en 1142. Il s'agit de Raymond III, fils d'Aldebert III, donc six générations plus tard.

À la bataille de Bouvines, en 1214, on retrouve Hugues et Jean de Mareuil qui capturent Ferrand, comte de Flandres. Hugues et Jean avec une bannière de 10 chevaux, reçoivent de Philippe Auguste la baronnie de Villebois, en Angoumois, et la famille deviendrait alors de Villebois-Mareuil. Selon un historien, il s'agirait de Mareuil, dans la MarneMais l'auteur M. Barthélemy se trompe en mentionnant un Mareuil en Vendée..

Plus tard, un Raymond de Mareuil est mentionné dans les chroniques de Froissart, seigneur de Mareuil, de Villebois et de Montmoreau (1356-1393), marié à Jovide de Montchaude, dame de Vibrac et d'Angeac.

Puis un autre grand seigneur fut Guy II de Mareuil (1466-1519), seigneur de Mareuil, baron de Villebois, seigneur d'Angeac, Vibrac, Bourzac et Pranzac, de Dompierre, Louayres et Saint-Christophe, sénéchal d'Angoumois. Marié à Philippe (ou Philippine) Paynel de Hombie, dame d'Olonde (1473), et Catherine de Clermont-Dampierre (1513).

Époque contemporaine

En 1827, les anciennes communes de Saint-Pardoux-de-Mareuil et Saint-Priest-de-Mareuil ont fusionné avec Mareuil.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il faut attendre 1942 pour que la résistance s'organise sous l'impulsion de Dominique Vives, Mareuillais de souche. C'est à partir du hameau du Repaire, qu'il commande à un groupe d'une quarantaine de volontaires. La rue des Martyrs, et une stèle qui s'y trouve, commémorent ces hommes, des Mareuillais.

Au , Mareuil fusionne avec huit autres communes pour former la commune nouvelle de Mareuil en Périgord dont la création a été entérinée par l'arrêté du , entraînant la transformation des neuf anciennes communes en « communes déléguées »..

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Dès 1790, la commune de Mareuil est le chef-lieu du canton de Mareuil qui dépend du district de Nontron jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Nontron.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015.. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme, renommé canton de Brantôme en Périgord en 2020.

Intercommunalité Fin 1995, Mareuil intègre dès sa création la communauté de communes du Pays de Mareuil-en-Périgord. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes Dronne et Belle.

Administration municipale La population de la commune étant comprise entre 500 et au recensement de 2011, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2014Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 3 décembre 2016.Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 3 décembre 2016.. Seuls quatorze d'entre eux siégeront au conseil municipal de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français de 2020.

Liste des maires puis des maires délégués vignette|centre|L'hôtel de ville de Mareuil.

Jumelages vignette|Panneau de jumelage à Mareuil.

Patricia Négrier, Le jumelage est désormais officiel, Sud Ouest édition Périgueux du 21 novembre 2012..

Population et société Démographie

Les habitants de Mareuil se nomment les MareuillaisNom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 22 novembre 2016..

Démographies de Saint-Pardoux-de-Mareuil et de Saint-Priest-de-Mareuil Jusqu'en 1827, les communes de Saint-Pardoux-de-Mareuil et de Saint-Priest-de-Mareuil étaient indépendantes, avant de fusionner avec Mareuil.

Démographie de Mareuil