vignette|Pièce de monnaie forgée par la tribu des Trinovantes à Camulodunon. Lâge du fer britannique est un nom conventionnel utilisé en archéologie pour la Grande-Bretagne qui fait référence aux phases préhistorique et protohistorique de la culture de l’âge du fer de l'île principale et des petites îles, normalement en excluant l'Irlande préhistorique, qui a eu une culture de l'âge du fer indépendante des autresCunliffe (2005) page 27.. La phase parallèle de l'archéologie irlandaise s’appelle l’âge du fer irlandais. L'âge du fer n'est pas un horizon archéologique des anciens objets communs, mais plutôt une phase culturelle localement variée.

En principe l'âge du fer britannique a commencé à partir de l'utilisation importante de fer dans les outils et les armes en Grande-Bretagne jusqu'à la culture après la conquête romaine de la Grande-Bretagne dans la partie sud de l'île. La culture romanisée s'appelle la et on considère qu’elle a remplacé L'âge du fer britannique. L'âge du fer irlandais était terminé avant l'expansion du christianisme celtique.

Les tribus qui peuplaient l'île appartenaient à la culture celtique, dite insulaire par opposition à celles du continent, des Gaulois ou des Celtibères. Les langues brittoniques et les goïdéliques sont reconnues comme celles qui forment les langues celtiques insulaires, sous-groupe des langues celtiques, où « celtique », un terme linguistique, n'implique pas l'unité culturelle durable et relie la Gaule aux îles britanniques tout au long d'âge du ferFitzpatrick (1996) page 242..

Périodisation Actuellement, plus de 100 fouilles à grande échelle des sites d'âge du fer se sont dérouléesCunliffe (2005) page 20., âge datant du jusqu'au ap. J.-C., et se chevauchant à l'âge du bronze au Cunliffe (2005) page 32.. Des centaines de datation par le carbone 14 ont été acquises et étalonnées sur quatre étapes différentes, dont les plus précises sont basées sur les séquences de la dendrochronologie.

Le plan suivant résume un tableau comparatif présenté dans le livre de Barry Cunliffe en 2005Cunliffe (2005) page 652. Les dates sont les mi-étapes des lignes transitoires de Cunliffe. Ses premières et dernières possibilités ont été utilisées pour les étapes finales. Dans le texte, l'année 750 est une date approximative pour la première étape., mais il faut noter que les anciens objets britanniques étaient plus tardifs dans l'adaptation des styles continentaux comme La Tène ou l’art celte: <center> {| class="wikitable" |- | Début d'âge du fer|| 800-600 av. J.-C.|| Parallèle au Hallstatt C sur le continent |- | Premier âge du fer|| 600-400 av. J.-C.|| Hallstatt D et la moitié de La Tène I |- | Second âge du fer|| 400-100 av. J.-C.|| La fin de La Tène I, toute La Tène II et la moitié de La Tène III |- | La fin de l'âge du fer I|| 100-50 av. J.-C.|| La fin de La Tène III |- | La fin de l'âge du fer II||50 av. J.-C. - 100 après J.-C.|| -

La Bretagne d'avant la colonisation romaine avait été décrite à gros traits par les géographes Pline l'Ancien et Strabon peu après les campagnes de Jules César, mais la fin de l'âge du fer se prolonge jusqu'au début de l'Empire romain Le De vita Agricolae de Tacite (98 apr. J.-Chr.) et la description de son contemporain Ptolémée sont les premières données historiographiques pour les Îles Britanniques. Dans certaines parties de la Grande-Bretagne tardivement romanisées, comme la Calédonie, cette période se prolonge jusqu'aux environs du .

Une preuve archéologique

Les tentatives de comprendre le comportement humain pendant cette période ont été principalement concentrées sur la position géographique des îles et leur paysage avec les canaux d'influence, qui venaient d'Europe continentale.

Pendant la fin de l'âge du bronze, il y avait des indices de nouvelles idées qui influençaient l'utilisation du sol et la colonisation. Les systèmes de champs, maintenant appelés les champs celtiques, ont cédé leur place aux établissements qui devenaient plus permanents et se concentraient sur une meilleure exploitation des terres. Cette organisation centrale était présente à partir de la période néolithique mais elle ciblait plutôt des buts économiques et sociaux, comme apprivoiser les paysages plutôt que de construire de grandes structures cérémoniales, comme Stonehenge. Les grandes fossés, certains de plusieurs kilomètres de largeur, étaient formés avec des sites archéologiques situé à leurs bords. Ils servaient à indiquer les frontières territoriales et le désir d'augmenter le contrôle sur un vaste espace.

Vers le apparaît une preuve indiquant que la Grande-Bretagne devenait plus liée à l'Europe continentale, surtout à l'ouest et l'est de la Grande-Bretagne. De nouveaux types d’arme qui ressemblaient beaucoup à ceux du continent sont apparus, comme l'épée d'âge du bronze, dont les différents exemplaires ont été retrouvés tout au long de l'Arc atlantique. En ce temps-là, les commerçants de Phénicie ont probablement commencé à visiter la Grande-Bretagne pour la recherche des minéraux en emportant avec eux des marchandises de la mer Méditerranée. Dans le même temps, des artéfacts de l'Europe du Nord sont apparus en grandes quantités en Grande-Bretagne en provenance de l'est, par la mer du Nord. Dans ce contexte, le climat est devenu beaucoup plus humide, ce qui a causé le mouvement des fermes des bas territoires aux espaces plus hauts.

Les structures défensives datant de cette période sont souvent impressionnantes, par exemple les brochs dans le nord de l'Écosse et les castros qui apparaissaient sur le reste de l'île. Les castros les plus connus comprennent le Maiden Castle, le Cadbury Castle et le Danebury dans le Hampshire. Les collines fortifiées sont apparues pour la première fois à Wessex pendant le Bronze final, mais elles sont devenues les plus répandues entre les années 550 et 400 av. J.-C. Les premières étaient de formes simples et elles étaient souvent liées aux précédents systèmes de fossés. Sauf à Danebury, peu de collines fortifiées ont été enlevées durant la période moderne, dont 49% de leur surface a été étudiée. Pourtant, il apparaît que ces « fortifications » aient été également utilisées dans des buts domestiques, avec des exemples de stockage de nourriture et d'activité qui ont été trouvées dans l'espace de travail. D'un autre côté, ils ont pu être occupés par intermittence, comme il était difficile d'occuper les collines fortifiées en permanence avec des fermes de basse terre et leurs habitations circulaires trouvées au cours du , comme Little Woodbury et Rispain Camp. En fait, beaucoup de collines fortifiées ne sont pas du tout des « fortifications » cet elles ont peu ou pas de preuve d'occupation.

La fortification des collines est un indice des tensions croissantes entre des groupes sociaux plus structurés et plus nombreux. pendant la dernière période de l'âge du fer, ces structures indiquaient simplement une plus grande accumulation de richesse et des niveaux de vie plus élevés, même si pendant la deuxième période de cette époque, quand les collines fortifiées ont commencé à apparaître, il n'y a aucune trace archéologique qui l'indiquerait. À cet égard, elles ont pu servir comme centres plus grands destinés aux marchés et aux contacts sociaux. D'un autre côté, pendant l'invasion romaine, il est prouvé que, comme les structures défensives, ces collines n'ont pas été très utiles contre l'attaque romaine. Suétone a commenté que Vespasien avait pris plus de vingt « villages » pendant la campagne dans le West Country dans l'année 43 ap. J.-C. et il y a certaines preuves d'une violence perpétrée à cette période dans les collines fortifiées de Hod Hill et Maiden Castle dans le Dorset. Certaines collines fortifiées sont restées des implantations pour les Bretons au territoire récemment conquis. D'autres ont été réutilisées par des cultures plus tardives, comme les Anglo-Saxons durant la période du Moyen Âge.

Le peuple de l'âge du fer britannique

Le mouvement celtique du continent L'historien romancier Tacite a décrit les Bretons comme ceux qui descendaient des gens arrivés du continent, en comparant les Calédoniens (dans L'Écosse des temps modernes) avec les Peuples germaniques voisins, les Silures du pays de Galles avec les colonisateurs Ibères, et les habitants de la Britannia au sud-est avec les tribus de la Gaule. Cette interprétation de la migration a façonné longtemps les vues tardives des origines de l'âge du fer britannique et aussi la formation des nations contemporaines. Une preuve linguistique déduite des langues celtiques survivantes en Grande-Bretagne du nord et de l'ouest est premièrement apparue pour soutenir cette idée ; et les changements dans la culture matérielle que les archéologues ont observé pendant la fin de la préhistoire ont été systématiquement associés à une nouvelle vague des envahisseurs. Dès le début du , ce scénario d'invasion a été juxtaposé à la vision diffusionniste. Vers les années 1960, ce dernier modèle semblait avoir gagné un soutien commune.g. Grahame Clarg (1966); mais après l'attaque a pris sa place dans les années 1970.

Il y avait certainement une grande migration des peuples de l'Europe centrale vers l'ouest pendant le début de l'âge du fer. La question sémantique qui se pose est de savoir si ces mouvements doivent être décrits comme des « invasions » ou simplement comme des « migrations ». Il y a des exemples d'événements qui peuvent être qualifiés « d’invasions », comme l'arrivée en Bretagne du Sud des Belges dès la fin de la comme décrit dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules de César, même si des événements de courte durée peuvent être invisibles dans des archives archéologiques, ce qui dépend dans ce cas là de l'interprétation de Aylesford-Swarling pottery (une partie de la tradition de la poterie tournée répandue à Kent, Essex, Hertfordshire et Bedfordshire avant )Cunliffe (2010) page 116.. Malgré le débat entre l’« invasionniste » et le « diffusionniste », la preuve des échanges avec le continent pendant l'âge du fer britannique reste incontestéeCunliffe (2005): "As usual the ball has been swung too far...".

Démographie Les estimations de la population diffèrent, mais le nombre d’habitants pendant l'âge du fer en Grande-Bretagne pouvait atteindre trois ou quatre millions vers le , , Ces habitants étaient concentrés plus densément dans les terres agricoles du sud. La densité de peuplement et la pénurie de terres peuvent avoir contribué à la tension croissante pendant cette période. La pyramide des âges pour l'âge du fer britannique était une pyramide classique, avec peu de gens âgés de plus de cinquante ans. L'espérance de vie à la naissance était d’environ 25 ans, mais à l'âge de 5 ans elle était d’environ 30 ans. Dans la plupart des endroits, ces âges étaient plus bas pour les femmes et un peu plus hauts pour les hommes tout au long de la deuxième période de l'âge du fer, ce qui peut être expliqué par un taux de mortalité assez élevé chez les femmes pendant l'accouchement. Pourtant, l'âge moyen pour les deux sexes étaient presque le même à la fin de l'âge du fer. Cette interprétation dépend de l'opinion que la guerre et le conflit social ont augmenté à la fin de l'âge du fer, ce qui semble être bien attestéé dans les archives archéologiques, au moins pour la partie sud de la Grande-Bretagne.

Au début de l'âge du fer, la poterie de Wessex répandue dans la partie sud de la Grande-Bretagne, comme le style typique de All Cannings Cross, présente un groupe socioéconomique consolidé dans la région. Toutefois, vers 600 av. J.-C. ce groupe semble s’être divisé en sous-groupes différents avec leurs styles particuliers de poterieCunliffe (2010), page 120. Entre 400 et 100 av. J.-C. il y a preuve d’une émergence des identités régionales qui émergeaient et de l'augmentation considérable de la populationCunliffe (2010), page 598 .

L'Albion selon Ptolémée