thumb|right|David Wilmot La clause Wilmot est un projet législatif qui aurait interdit l'esclavage dans tout territoire soustrait au Mexique pendant la guerre américano-mexicaine ou dans la zone aussi connue sous le nom de Cession mexicaine (dont certains de ses défenseurs prétendaient qu'elle incluait aussi des territoires contestés au sud du Texas et au Nouveau Mexique à l'est du Rio Grande).

David Wilmot, membre du Congrès, introduit la clause pour la première fois à la Chambre des représentants des États-Unis le comme un cavalier législatif sur un projet de loi d'une dotation de lors des négociations finales visant à résoudre la guerre américano-mexicaine. Le projet de loi passa à la Chambre des représentants mais pas au Sénat où le Sud avait une plus grande représentation. Il fut réintroduit en et passa encore une fois à la Chambre mais ne fut pas validé par le Sénat. En 1848, une tentative de l’intégrer dans le traité de Guadalupe Hidalgo échoua également. Le conflit régional sur l'esclavage dans le sud-ouest continuera jusqu'au compromis de 1850.

Contexte Après que la tentative précoce d’acquérir le Texas par traité n’obtient pas l'approbation nécessaire de deux-tiers du Sénat, les États-Unis annexent la république du Texas par une résolution commune du Congrès qui a seulement besoin d'un vote majoritaire dans chaque Chambre du Congrès. Le président John Tyler signe le projet de loi le , le dernier jour de son mandat présidentiel. Conformément aux attentes de beaucoup de personnes, l'annexion provoque la guerre avec le Mexique. Après la prise du Nouveau Mexique et de la Californie, dans les premières phases de la guerre, l’intérêt politique se concentre sur le nombre de territoires qui seraient acquis aux dépens du Mexique. La solution pour cela est la détermination du statut futur de l'esclavage dans chaque nouveau territoire.

Les deux partis politiques majeurs œuvrent depuis longtemps à l’exclusion des problèmes relatifs à la question polémique de l'esclavage du champ politique nationale. Les Démocrates réussissent généralement à représenter dans leur parti ceux qui essayent de pousser un problème purement régional comme des extrémistes qui sont bien en dehors du cadre normal des politiques traditionnellesSilbey page 123. Cependant, à la moitié du mandat de James Knox Polk, le mécontentement des Démocrates avec son administration est plus important que d'autres problèmes dans l’aile du parti démocratique, appelé les Barnburners qui est dirigé par Martin Van Buren. D’après l’opinion de beaucoup, Martin Van Buren refuse déloyalement la nomination du parti en 1844 lorsque les délégués du sud ressuscitent une loi de convention, utilisée dernièrement en 1832, qui exige que le candidat doit recevoir deux-tiers des votes des délégués. Beaucoup dans le nord sont également mécontent avec le dit tarif de Walker qui réduise les taux du tarif. D'autres sont opposés au veto de James Knox Polk d’un fleuve populaire et des projets de loi pour améliorer le port et d'autres encore sont mécontents avec la décision de l’Oregon avec la Grande-Bretagne où il semble que James Knox Polk n'a pas poursuit le territoire du nord avec la même vigueur qu’il a déployée pour acquérir le Texas. James Knox Polk est vu de plus en plus comme celui qui applique strictement la loyauté au parti principalement pour servir les intérêts du sudMorrison p.42. Johannsen pg. 202. Potter pg. 22–29.

thumb|left|La clause Wilmot étaient vu comme bloque de trébuchement pour les candidates à la présientielle comme Zachary Taylor Les Patriots sont face à un autre scénario. La victoire de James Knox Polk (démocrate) sur Henry Clay (parti Whig) dans l'élection présidentielle de 1844 prend les Whigs du sud par surprise. L'élément clé de cette défaite, qui s'est répercuté sur les rivalités locales dans le Sud et au Congrès en 1845 et en 1846, est l'échec du parti à prendre une position forte en faveur de l'annexion du Texas. Les membres du parti Whig sudiste sont réticents à répéter leurs erreurs au Texas, mais en même temps, les Whigs des deux sections se rendent compte que la victoire et l'acquisition territoriale souligneraient encore le problème de l'esclavage et des territoires. Particulièrement dans le sud, il y a déjà la prise de conscience ou peut-être la peur, que les vieilles questions économiques qui définissent le système du deuxième parti sont déjà discutées. Leur but politique est d'éviter tout débat régional sur l'esclavage qui montrerait les divisions régionales dans leur partiCooper pg. 225–229..

Introduction et débat sur la clause

Samedi, le , le président Polk formule une demande auprès du Congres de pour faciliter les négociations avec le Mexique à propos de l'accord final de la guerre. La demande est faite sans alerte publique après l’échec de Polk de faire approuver le projet de loi sans débat au Congrès. Puisque le Congrès prévoit d'ajourner ce lundi-là, la direction démocratique parvient à ce que le projet de loi soit immédiatement traité dans une séance de nuit spéciale. Le débat ne devrait pas durer plus de deux heures sans compter le discours individuel qui dure plus de dix minutesPotter p. 18-19.

David Wilmot, un membre du Congrès démocrate de la Pennsylvanie, et un groupe d'autres Démocrates Barnburner, y compris Preston King de l'État de New York, Hannibal Hamlin du Maine, Gideon Welles du Connecticut et Jacob Brinkerhoff de l'OhioEarle p. 233. 1. Brinkerhoff est accusé par quelques historiens d'avoir été l'acteur principal de la clause., se sont déjà rencontrés lors des rendez-vous stratégiques en août. Wilmot a un accord pour supporter l'administration de Polk et il est proche de beaucoup de personnes du sud. Vu qu’il est très probable que Wilmot n'aurait pas de problèmes à sortir vainqueur du débat dans la Chambre des représentants, il est élu pour présenter l'amendement pour l'approbation du projet de loi qui porterait son nomSilbey p. 124. Potter p. 21. Richards p. 150. Le démocrate William L. Yancey, qui fait partie d’un groupe non organisé de politiciens extrémistes du Sud en faveur de l’esclavage, considère Wilmot comme le membre du Congrès qui vient du nord auquel on peut avoir confiance. Walther p. 91. Wilmot dit la phrase suivante à la Chambre des représentants dans une langue inspirée par l'ordonnance du Nord-Ouest de 1787 :

Pourvu que, comme condition formelle et fondamentale pour l'acquisition d'un territoire de la république du Mexique par les États-Unis, en vertu de tout traité qui pourrait être négocié entre eux, et pour l'utilisation par l'exécutif de l'argent ici approprié, ni l'esclavage ni servitude involontaire doivent jamais exister dans n’importe quelle partie de ce territoire, à l'exception de la criminalité, dont le parti doit d'abord être dûment reconnu coupable.

thumb|250px| Ligne de compromis du Missouri. Les frontières modernes entre les États sont montrées comme référence. William W. Wick, démocrate de l'Indiana, essaye d'éliminer la restriction totale de l'esclavage en proposant un amendement selon lequel la ligne de compromis du Missouri de la latitude 36°30' est simplement prolongée à l'ouest du Pacifique. C'est rejeté avec 89 contre 54 des voix. Le vote pour ajouter la clause au projet de loi est alors demandé et elle passe avec 83 contre 64. Un ultime effort de la part des personnes du sud d'ajourner le projet de loi entier est voté avec 94 contre 78 et ensuite le projet de loi entier est approuvé avec 85 contre 80. De façon inquiétante, ces votes s’orientent de manière écrasante plus aux lignes régionales que partisanesMorrison p. 41. Potter p. 22. Richards p. 152.

Le Sénat traite le projet de loi très tardivement dans la séance de lundi. Les démocrates du sud espèrent que la clause Wilmot soit rejetée. Ils renvoient le projet de loi à la Chambre des représentants pour obtenir une approbation rapide du projet de loi sans restrictions sur l'esclavage. Le Whig John Davis de Massachusetts essaye d’empêcher cet effort en prenant la parole jusqu'à ce qu’il soit trop tard pour renvoyer le projet de loi à la Chambre des représentants, en forçant le Sénat d'accepter ou de rejeter l'appropriation avec la clause. Dû à une différence de huit minutes sur la montre officielle de la Chambre des représentants et du Sénat, la Chambre des représentants ajourne le vote et le Congrès est officiellement hors sessionPotter p. 22-23.

Le problème réapparait à la fin de l'année quand Polk renouvèle sa demande, dans son message annuel au Congrès, avec la somme de trois millions de dollars dont il a besoin. Polk souligne que l’objectif initial de la guerre n’a jamais été l’acquisition de territoires (une opinion fortement contestée par ses adversaires). Cependant pour avoir une paix honorable, il faut une compensation territoriale aux États-UnisMorrison p. 53. Le projet de loi de trois millions de dollars est le seul article de commerce à la Chambre des représentants du jusqu'au . Preston King réintroduit la clause Wilmot, mais cette fois-ci, l'exclusion de l'esclavage s’est étendu seulement au-delà le territoire du Mexique y compris « tout territoire sur le continent d'Amérique qui devrait être acquis au-delà ». Cette fois-ci le représentant Stephen A. Douglas, démocrate d'Illinois, réintroduit le projet pour étendre simplement la ligne du compromis du Missouri vers la côte ouest et c’est encore battu avec 109 contre 82. Ensuite le projet de loi de trois millions de dollars avec la clause passe la Chambre des représentants avec 115 contre 106. Au Sénat, qui est mené par Thomas Hart Benton (Démocrate), le projet de loi passe sans la clause. Lorsque le projet de loi revient à la Chambre des représentants, celui du Sénat prédomine. Chaque Whig du nord supporte encore la clause, mais 22 Démocrates du Nord votent avec le SudRichards p. 152-153. Johannsen p. 204. Silbey p. 130-131.

En 1848, le traité de Guadalupe Hidalgo qui arrête la guerre, est soumis au Sénat pour approbation. Douglas, qui est maintenant au Sénat, est parmi ceux qui ont rejoint le Sud pour contrer les efforts visant à attacher la clause Wilmot au traitéContrairement à des projets de loi d'approbation, qui doivent constitutionnellement être présentés à la Chambre des représentants, le débat implique cette fois-ci seulement le Sénat puisqu’un traité est en jeu.. Dans le débat de l'année précédente à la Chambre des représentants, Douglas affirme que tout le débat sur l'esclavage dans les territoires est prématuré; ils n’ont pas de temps pour traiter ce problème que lorsque le territoire est vraiment organisé par le CongrèsJohannsen p. 216-217. Lewis Cass (Démocrate) en dans sa lettre connue à A. O. P. Nicholson en Tennessee, définit plus loin le concept de souveraineté populaire qui deviendrait bientôt l'alternative démocrate dominante à la clause Wilmot:

Répercussions

right|thumb|400px|Une animation qui montre le statut libre /l'esclave dans les États des États-Unis et dans leurs territoires, de 1789 à 1861, y compris la clause Wilmot proposée.