Rudeau-Ladosse est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie Généralités Située dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, dans le nord-est du Ribéracois, Rudeau-Ladosse est une commune rurale Arrêté fixant la liste des communes rurales 2023, Recueil des actes administratifs normal , Préfecture de la Dordogne, , . bordée au sud par la Nizonne.

En bordure de la route départementale , le petit bourg de Rudeau est situé, en distances orthodromiques, huit kilomètres au nord-est du bourg de Mareuil et onze kilomètres au sud-ouest de Nontron. Le hameau de Ladosse se trouve trois kilomètres et demi plus au nord-nord-ouest.

Le territoire communal est également desservi par la .

Communes limitrophes Rudeau-Ladosse est limitrophe de trois autres communes : Connezac au nord, Lussas-et-Nontronneau au nord-est et Mareuil en Périgord de l'est au nord-ouest en passant par le sud.

Géologie et relief Géologie Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Rudeau-Ladosse est située dans le deuxième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de roches calcaires très dures du Jurassique que la mer a déposées par sédimentation chimique carbonatée, en bancs épais et massifs..

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée j4, date du Callovien, une alternance de calcaires plus ou moins crayeux à pelletoïdes, oncolithes et trocholines et de calcaires oolithiques, bioclastiques et granulaires. Vers le sud, les bancs oolithiques sont plus massifs (formation de Rocamadour-Cabrerets et Saint-Géry). La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « - Nontron » de la carte géologique au 1/ de la France métropolitaine. et sa notice associée..

vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de Rudeau-Ladosse.

Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - ) Holocène

Pléistocène  non présent Néogène( - )  non présent Paléogène( - ) Oligocène

Éocène  non présent Paléocène  non présent Mésozoïque( - ) Crétacé ( - ) Supérieur

inférieur non présent. Jurassique( - ) Supérieur  non présent Moyen

Jurassique inférieur  non présent Trias( - )  non présent Paléozoïque( - )  non présent

Relief et paysages Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest ( à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre à l'extrême ouest, là où la Nizonne quitte la commune et entre sur celle de Mareuil en Périgord, et à l'est, au nord du cimetière de Rudeau...

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en .. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagèresUne unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres. et 14 sous-unités.. La commune fait partie du Périgord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs..

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de .

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Lizonne, le ruisseau de Beaussac et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale.

La Lizonne, appelée Nizonne dans sa partie amont, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sceau-Saint-Angel et se jette ans la Dronne en rive droite, en limite d'Allemans et de Saint-Séverin, face à la commune de Bourg-du-Bost.. La Nizonne borde la commune au sud sur sept kilomètres, marquant la limite avec la commune nouvelle de Mareuil en Périgord (anciennes communes de Puyrenier et de Saint-Sulpice-de-Mareuil).

Son affluent de rive droite le ruisseau de Beaussac marque la limite au nord-ouest avec l'ancienne commune de Beaussac sur plus de deux kilomètres et demi. Il a un affluent en rive gauche qui traverse la commune d'est en ouest sur quatre kilomètres et demi, servant de limite territoriale à l'est sur face à Lussas-et-Nontronneau, puis sur plus d'un kilomètre au nord-ouest face à Connezac.

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Parc naturel La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-LimousinParc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 16 octobre 2019. depuis la création de celui-ci en 1998Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 16 octobre 2019., adhésion renouvelée en 2011Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 16 octobre 2019..

ZNIEFF vignette|La Nizonne au pont de Lavergne. vignette|La Nizonne au pont de la RD 708.

Les vallées de la Nizonne et de son affluent le ruisseau de Beaussac sont protégées dans leur traversée de la commune au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « Vallée de la Nizonne » 720008181 - Vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720008181, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN »..

Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).

Sa flore est également constituée de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).