L’Angoumois est un chalutier de pêche arrière, long de , désarmé en 1992. Construit à Dieppe par les Ateliers et chantiers de la Manche (ACM) en 1969, il est lancé pour la société rochelaise de pêche à vapeur (armateur Jean-Claude Menu), avant d'être exploité par la SARMA, le dernier armateur industriel de La Rochelle.
En 1992, après 23 années de service, une grave avarie de moteur le menace de ferraillement. C'est alors que la SARMA choisit d'en faire don au Musée maritime de La Rochelle.
Le , l’Angoumois a été classé au titre objet des monuments historiques de France.
Histoire
Conception Après le Saintonge, l’Angoumois fut le deuxième d'une série de huit chalutiers de pêche arrière de équipés de rampes avec des entreponts couverts, ce qui correspondait aux nouvelles techniques de pêche de l'époque.
C’était un bateau coûteux mais très bien conçu et qui aurait dû avoir une longue carrière. Les aménagements facilitaient la vie à bord : une salle de travail pour le poisson, des couchettes plus confortables que sur les bateaux classiques (de côté, facilitant l'accommodation au roulement du navire). Il avait un fort fardage (ce qui réduit l'embarquement des paquets de mer) et les entreponts couverts offraient de meilleures conditions de travail aux pêcheurs.
Zones de pêche De 1969 à 1978, c'est la belle époque pour la pêche rochelaise de renommée. L’Angoumois s'oriente vers la pêche des poissons blancs (merlus, merluchons et dorades) en chalutant au nord (jusqu'au sud de l'Irlande), à l'ouest de l'Espagne, et à l'ouest du Portugal.
Dans les années 1980, l’Angoumois quitte l'Espagne pour le nord de l'Irlande et l'ouest de l'Écosse, où les poissons blancs sont en diminution. Après l'arrivée des Espagnols et de leurs palangriers, l’Angoumois est chassé de toutes les zones de pêche.
C'est à partir de ce moment-là, en 1984, que Jean-Claude Menu décide de s'en séparer et de le vendre à un armement grec ; mais le gouvernement refuse le visa et a subventionne la SARMA qui le rachète.
L’Angoumois devient alors la propriété de la SARMA avant de devenir un emblème du Musée maritime de La Rochelle en 1992, après une grave avarie de moteur.
Après plusieurs années passées au Musée Maritime, l'Angoumois est partiellement détruit dans un incendie le jeudi .
Équipage thumb|upright|Vue d'une des cabines de l'équipage. L’équipage se composait de douze hommes, avec les fonctions suivantes :
passerelle : un patron, un second ; machine : un chef mécanicien, un graisseur ; pont : un bosco, quatre matelots et un novice ou mousse ; un cuisinier.
Caractéristiques techniques
Dimensions Longueur : Large au maître-bau : Tirant d'eau : Jauge brute : 289,41 tonneaux Surface totale développée : Surface des ponts : Surface des superstructures + mâtures :
Capacités Cale à poisson : Capacités gasoil : Capacités eau douce :
Propulsion thumb|Intérieur du compartiment de la machine. Marque : Moteur Crepelle Puissance : diesel Auxiliaires : 2 Poyaud 4PZI 138 ch à
Notes et références
Voir aussi Liens externes L'Histoire de l’« Angoumois », Yves Gaubert.
Catégorie:Bateau de pêche Catégorie:Navire construit à Dieppe Catégorie:Bateau français Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Bateau lancé en 1969 Catégorie:Monument historique classé en 1993 Catégorie:Bateau classé monument historique en France Catégorie:Musée maritime de La Rochelle