L'année 2009 marque l'une des saisons sportives les plus compliquées pour Sébastien Loeb depuis les prémices de sa carrière internationale. Après avoir remporté les cinq premières manches du Championnat du monde des rallyes, l'Alsacien fait soudainement face à plusieurs coups du sort lors de la période estivale. Le barème de points en vigueur favorisant avant tout la régularité, il cède la tête du classement mondial à Mikko Hirvonen et accumule un retard comptable significatif menaçant directement ses chances de conserver le titre. C'est finalement sur le fil, lors de la dernière épreuve du calendrier, qu'il parvient à décrocher un sixième sacre consécutif au terme d'un duel serré l'opposant à son adversaire finlandais. Toujours épaulé par son coéquipier Dani Sordo, il permet également à Citroën de remporter pour la cinquième fois le titre Constructeurs. Il poursuit enfin son apprentissage sur circuit en participant au coup d'envoi de la Super Série FFSA.

Championnat du monde des rallyes Désormais premier quintuple champion du monde de l'Histoire du WRC, Sébastien Loeb affirme au coup d'envoi de cette nouvelle saison n'avoir pas d'autres objectifs que celui de décrocher un sixième sacre. Toujours engagé au sein de Citroën Sport et épaulé par l'Espagnol Dani Sordo, l'Alsacien retrouve un environnement similaire à celui des deux années précédentes. La structure sportive de la marque aux chevrons élargit quant à elle son périmètre avec la création d'une équipe satellite dénommée Citroën Junior Team ayant pour mission d'accompagner la montée en puissance de jeunes espoirs sous contrat avec le constructeur, à commencer par Sébastien Ogier. Le championnat du monde à proprement parler connaît en revanche de nombreux bouleversements régressifs, avec tout d'abord le retrait des écuries d'usine des groupes Suzuki et Subaru, laissant ainsi Ford comme seul et unique adversaire de l'armada tricolore. Les Finlandais Mikko Hirvonen et Jari-Matti Latvala, désormais matures sur le plan sportif, se posent ainsi une nouvelle fois comme les principales forces d'opposition parmi les pilotes. Le calendrier touche également un point bas inédit depuis 1996 avec la réduction du nombre d'épreuves à douze et la disparition de manches historiques comme le rallye Monte-Carlo, le rallye de Suède, le rallye de Nouvelle-Zélande et le Tour de Corse en raison de divers conflits avec les organisateurs et au nom de l'alternance décidée par la FIA.

4th Rally Ireland Pour la première fois depuis 1996, le rallye Monte-Carlo ne fait pas office de manche d'ouverture du calendrier mondial, supplanté par le rallye d'Irlande célébrant sa deuxième apparition en WRC après l'inauguration de 2007. Désormais disputée au cœur de la période hivernale, l'épreuve gaélique fait craindre aux différents concurrents des conditions météorologiques difficiles et la présence de verglas sur des routes asphalte réputées particulièrement bosselées. Vainqueur de la première édition, Sébastien Loeb adopte un rythme prudent lors de la première spéciale, organisée avant l'aube sous de fortes averses rendant les conditions d'adhérence très précaires : . Pointant en septième position, à plus de quarante secondes du leader, l'Alsacien profite d'une surface plus adaptée à ses pneus mixtes pour mettre fin au suspens et signe le scratch dans le secteur suivant. Jusqu'alors en tête, Jari-Matti Latvala ne résiste pas aux intempéries et part à la faute. Loeb monopolise le haut de la feuille des temps sur tous les tronçons restants de la première étape, amputée des deux dernières spéciales pour des raisons de sécurité, et s'empare des commandes après l'assistance de mi-parcours : . Titulaire de plus de quarante secondes d'avance sur son coéquipier Dani Sordo, le champion du monde poursuit sa série et enlève cinq des six scratchs au programme de la deuxième journée, un écart de trajectoire dans l'herbe le privant du Grand Chelem : . Désormais détenteur d'une marge supérieure à la minute, Loeb décide d'assurer ses trajectoires et limite la prise de risques. Il franchit la ligne d'arrivée sans commettre d'erreur et s'impose pour s'emparer aussitôt de la tête du classement mondial : .

Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 30 jan SS1 8 h 13 Glenboy 1 13 min 26 s 0 SS2 9 h 01 Cavan 1 8 min 31 s 5 SS3 9 h 42 Aughnasheelan 1 14 min 35 s 2 SS4 13 h 02 Glenboy 2 11 min 37 s 4 SS5 13 h 50 Cavan 2 7 min 40 s 5 SS6 14 h 31 Aughnasheelan 2 13 min 44 s 6 SS7 18 h 54 Murley Spéciales annulées SS8 19 h 39 Fardross Étape 2 31 jan SS9 8 h 13 Sloughan Glen 1 14 min 43 s 3 SS10 9 h 06 Ballinamallard 1 13 min 02 s 1 SS11 9 h 49 Tempo 1 7 min 33 s 1 SS12 13 h 57 Sloughan Glen 2 14 min 47 s 6 SS13 14 h 50 Ballinamallard 2 12 min 51 s 4 SS14 15 h 33 Tempo 2 7 min 30 s 1 Étape 3 fév SS15 8 h 35 Geevagh 6 min 12 s 3 SS16 9 h 00 Arigna 6 min 03 s 6 SS17 9 h 51 Lough Gill 6 min 30 s 9 SS18 12 h 09 Donegal Bay 8 min 24 s 1 SS19 13 h 10 Donegal Town 1 min 12 s 0

27th Rally Norway En vertu de l'alternance des épreuves voulue par la FIA, le rallye de Norvège effectue son retour au calendrier mondial pour une deuxième édition depuis son introduction en 2007 et remplace à ce titre son homologue suédois. Bien que la neige ne constitue pas sa surface de prédilection et que ses précédents résultats sur cette surface ne plaident pas en sa faveur, Sébastien Loeb se dit prêt à relever le défi tout en espérant que les conditions météorologiques ne lui seront pas défavorables lors de la première étape : . Troisième à l'issue de la Super-Spéciale d'ouverture disputée à Oslo et remportée par Petter Solberg, de retour au volant d'une Citroën Xsara WRC privée datant de 2006, l'Alsacien se retrouve à la lutte pour les commandes du rallye face à Mikko Hirvonen et distance progressivement l'ensemble des autres concurrents. L'écart entre les deux hommes se maintiendra sous les huit secondes tout au long de la première journée, le Finlandais conservant un mince avantage du fait de la position d'ouvreur dévolue à Loeb avant de lâcher volontairement du temps dans la dernière spéciale du jour dans le but de circonscrire le Français dans son rôle de balayeur pour une étape supplémentaire : . Titulaire d'une avance inférieure à trois secondes sur son rival au départ de la deuxième étape, Loeb adopte un rythme offensif et opte pour une prise de risques significative avec l'intention de faire plier le Finlandais, impressionnant ses rivaux par sa pointe de vitesse. Il s'impose sur l'ensemble des secteurs de la première boucle, construisant progressivement des écarts de quelques secondes dans chacun des tronçons. Les deuxièmes passages s'avèrent plus délicats en raison de la couche de neige ramenée sur la piste par les autres concurrents au cours de la matinée. L'Alsacien parvient malgré tout à limiter les dégâts en terminant trois des quatre spéciales de cette boucle devant Hirvonen pour finalement disposer d'une marge de quinze secondes lors du retour au parc fermé : . Le Finlandais créé la surprise le lendemain en reprenant plus de cinq secondes dès la première spéciale. Handicapé par une couche de poudreuse à balayer, Loeb avoue être limité par les conditions avant de répliquer dans le secteur suivant et reconstituer ainsi sa marge. Le duel entre les deux pilotes se poursuit, le Nordique signant trois scratchs consécutifs avant le dernier chrono du jour que l'Alsacien remporte sur le fil, établissant un écart définitif inférieur à dix secondes. Après la Suède en 2004, le quintuple champion du monde s'impose ainsi sur neige pour la deuxième fois de sa carrière et conforte sa première place au classement mondial : .

Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 12 fév SS1 20 h 00 Super Special Oslo 1 min 33 s 5 13 fév SS2 9 h 03 Opaker 1 8 min 08 s 5 SS3 9 h 36 Kirkenær 1 6 min 36 s 8 SS4 10 h 11 Finnskogen 1 11 min 58 s 3 SS5 11 h 09 Kongsvinger 1 8 min 59 s 2 SS6 12 h 51 Opaker 2 8 min 16 s 0 SS7 13 h 51 Finnskogen 2 12 min 02 s 6 SS8 14 h 45 Kongsvinger 2 9 min 11 s 8 SS9 15 h 46 Kirkenær 2 6 min 55 s 0 Étape 2 14 fév SS10 7 h 53 Mountain 1 12 min 43 s 3 SS11 8 h 58 Lillehammer 1 5 min 04 s 8 SS12 9 h 58 Ringsaker 1 14 min 30 s 8 SS13 11 h 04 Hamar 1 1 min 11 s 8 SS14 13 h 15 Mountain 2 13 min 17 s 0 SS15 14 h 20 Lillehammer 2 5 min 17 s 4 SS16 15 h 20 Ringsaker 2 15 min 10 s 2 SS17 16 h 26 Hamar 2 1 min 14 s 1 Étape 3 15 fév SS18 7 h 34 Våler 1 16 min 12 s 8 SS19 8 h 35 Elverum 1 6 min 18 s 9 SS20 9 h 23 Budor 1 10 min 13 s 5 SS21 11 h 59 Våler 2 16 min 29 s 8 SS22 13 h 00 Elverum 2 6 min 25 s 1 SS23 13 h 48 Budor 2 10 min 24 s 7

37th FxPro Cyprus Rally

Absent du calendrier depuis 2006, le rallye de Chypre effectue son retour en arborant pour la première fois un profil mixte terre/asphalte, format jusqu'alors inédit en mondial depuis le rallye Sanremo 1996 et tranchant radicalement avec celui des éditions précédentes dont les spéciales étaient réputées les plus cassantes du championnat. L'épreuve est également marquée par des changements d'ordre cosmétique au sein de la marque aux chevrons avec un rebranding de sa branche sportive, désormais baptisée Citroën Racing en remplacement de Citroën Sport, et un passage du rouge au blanc pour la couleur par défaut des livrées des voitures engagées. Spécialiste des revêtements goudronnés, Sébastien Loeb confirme sa réputation par une domination significative de la première étape, disputée sur asphalte bien que les freins, les suspensions et les pneus des véhicules utilisés par les pilotes soient destinés aux épreuves terre. Il s'adjuge ainsi les cinq premiers temps scratchs du rallye et ne manque le Grand Chelem que pour deux secondes dans le dernier chrono du jour au profit de son coéquipier Dani Sordo en raison d'un excès de prudence face à un début d'averse : . Détenteur de plus d'une minute d'avance sur Mikko Hirvonen, Loeb aborde la deuxième étape dans le rôle d'ouvreur, moins pénalisant qu'à l'accoutumée en raison des fortes pluies survenues durant la nuit. Son rival finlandais s'empare quant à lui de la deuxième place de Sordo dès la deuxième spéciale du jour et commence à refaire une partie de son retard. L'Alsacien parvient finalement à recouvrer sa marge initiale en signant le temps scratch dans Orkontas malgré un tête-à-queue, juste avant l'assistance de mi-parcours. Il parvient à limiter les dégâts dans les deux tronçons de l'après-midi, victime de problèmes de freins et d'un balayage plus pénalisant en raison des fortes chaleurs ayant asséchées les routes, et pointe au parc fermé avec une avance de cinquante secondes sur Hirvonen : . Adoptant un rythme prudent dans les trois spéciales de la dernière étape, le champion du monde assure ses trajectoires et contrôle la remontée de ses adversaires pour finalement s'imposer pour la quatrième fois consécutive à Chypre et signer ainsi la cinquantième victoire de sa carrière en WRC : . Avec ce premier succès en mondial dans une épreuve mixte terre/asphalte, Loeb devient également le premier pilote à s'être imposé sur les six surfaces différentes du championnat.

Étape Jour Heure Nom Distance Temps Étape 1 13 mar SS1 9 h 23 Panagia 1 22 min 01 s 3 SS2 10 h 21 Mylikouri 1 5 min 33 s 9 SS3 10 h 46 Gerakies 1 21 min 09 s 2 SS4 14 h 34 Panagia 2 22 min 06 s 8 SS5 15 h 32 Mylikouri 2 5 min 34 s 9 SS6 15 h 57 Gerakies 2 21 min 20 s 2 Étape 2 14 mar SS7 8 h 43 Anadiou Dam 1 11 min 09 s 2 SS8 9 h 11 Pano Panagia 30 min 31 s 3 SS9 11 h 19 Orkontas 18 min 36 s 5 SS10 15 h 17 Xyliatos 28 min 34 s 1 SS11 16 h 20 Kourdali 27 min 06 s 4 Étape 3 15 mar SS12 9 h 18 Finí 26 min 24 s 5 SS13 10 h 49 Anadiou 39 min 44 s 3 SS14 12 h 02 Anadiou Dam 2 10 min 42 s 1

43º Vodafone Rally de Portugal