Villeurbanne () est une commune française située dans le centre-est de la France. Limitrophe de la commune de Lyon, elle en constitue l'une des communes de la première couronne, au cœur de la deuxième unité urbaine et de la deuxième aire d'attraction du pays. En , elle constitue, par sa population, la seizième commune de France avec . Les habitants de Villeurbanne sont appelés les Villeurbannais ou VilleurbannaisesGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008..

Géographie Situation Villeurbanne est une ville de France, limitrophe de Lyon sur la rive gauche du Rhône et qui forme aujourd'hui l'intra-muros avec cette dernière. alt=|centré|sans_cadre|350x350px|Situation géographique de Villeurbanne.

Communes limitrophes

La commune est délimitée à l'ouest par le parc de la Tête-d'Or (), au sud par le , au sud-est par Bron, à l'est par Vaulx-en-Velin et au nord par le Rhône.

Topographie et hydrographie Le territoire de la commune de Villeurbanne est situé à la pointe nord-ouest de celui qui était connu autrefois sous le nom de pays du Velin. Il s’étire du nord-ouest au sud-est depuis la rive gauche du Rhône sous la forme d’un rectangle de de long avec une largeur variant de 2,5 et pour une superficie de . Sa topographie est marquée par la présence de deux surfaces étagées entre les cotes extrêmes de 165 et : la plaine alluviale, au nord-ouest et au centre à l’altitude d’environ et la terrasse supérieure au sud-est à l’altitude d’environ . La limite entre ces deux niveaux est formée par un talus d’une hauteur de 8 à auquel tous les documents jusqu’au donnent le nom de Balmes viennoises.

Du point de vue géologique, cette topographie est un héritage des dernières péripéties de la glaciation wurmienne. Le front du glacier qui se situait alors à plus à l'est est encore marqué par le vallum morainique. Dans un premier long temps d'environ soixante mille ans, au rythme de la fusion estivale étaient libérées des quantités considérables d'eaux très chargées en limons, sables et galets qui ont déposé une nappe uniforme sur l'emplacement de la commune, comme sur l'ensemble de la future agglomération lyonnaise. Lors du retrait du glacier marquant la fin de cette phase, le débit du Rhône a fortement augmenté du fait d'une fusion accélérée et continue. Dans le même temps diminuait sa charge en alluvions et sa capacité érosive était multipliée en fonction d'une accélération de sa vitesse. Son pouvoir de creusement l'ayant ainsi emporté, son cours s'est enfoncé dans la masse des matériaux accumulés. Le fleuve a alors fixé son lit à un niveau inférieur par leur déblaiement partiel, sur une certaine largeur..

La différence d’altitude entre les deux surfaces ainsi déterminées est d’une importance capitale. Le débit du Rhône, en effet, est sujet à de grandes variations en fonction des divers épisodes climatiques : il peut passer de quelques centaines de mètres cubes par seconde en temps ordinaire (460 en moyenne) à lors des plus grandes crues. Il sort alors de son lit mineur pour s'étaler sur l'ensemble de ce qu'on appelle son lit majeur correspondant à la plaine alluviale qui est sous la menace toujours imprévisible des inondations. La terrasse des est soustraite à de tels risques.

Du point de vue hydrographique, il importe encore de souligner que, pendant de longs siècles, le Rhône a divagué sur toute la largeur de la plaine inondable. Quand il s'écoulait à son extrême gauche, c'est lui qui a modelé le talus dit des Balmes viennoises en limite de la haute terrasse. À la place de cet ancien tracé holocène, s'est installé jusqu'à notre époque le cours de la Rize qui avait son origine au moulin de Chassin dans la commune de Décines-Charpieu et se jetait dans le Rhône à Lyon dans le quartier de la Guillotière. Son débit très régulier était important, car son alimentation provenait de la nappe phréatique sous-jacente ainsi que d'apports latéraux depuis la terrasse des . En outre, son débit était grossi des eaux de débordement du Rhône avant les travaux d'endiguement. On franchissait la Rize par des ponts.. Dans un contexte assez comparable, est né le Loiret dans la plaine alluviale de la Loire, au sud d'Orléans ! La Rize elle-même se divisait en deux branches au pont des Planches, à l'aval de la centrale de Cusset. Une branche s’en détachait sur sa droite en direction du nord et dessinait un méandre contournant par la droite le quartier Saint-Jean, marquant ainsi la limite naturelle, toujours actuelle, avec la commune de Vaulx-en-Velin avant de rejoindre le Rhône en se transformant en marais.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communication et transports

Infrastructures routières alt=|vignette|Le cours Émile-Zola, vu de l'est vers Lyon. Le boulevard périphérique de Lyon dessert de nombreux quartiers de Villeurbanne, longeant la ville au nord et à l'est, rejoignant la M6 à l'ouest de Lyon, via les tunnels de Caluire, de Rochecardon et de la Duchère, ainsi que l'A7 au sud.

L'autoroute A42 y est connectée au niveau du quartier de Croix-Luizet et permet de rejoindre Bourg-en-Bresse ou Genève via l'A40. À à l'est, elle rejoint aussi l'A46 et la N346, qui constituent le contournement est de Lyon, reliant l'A7 (direction Orange) à Chasse-sur-Rhône au sud de Lyon, à L'A6 (direction Paris) au niveau de Villefranche-sur-Saône au nord de Lyon, desservant ainsi une grande partie de la banlieue est lyonnaise.

Les départementales D137 et D29 terminent leur course dans Villeurbanne.

Les principaux axes intra-muros sont, du nord au sud, le boulevard du 11-novembre-1918 et l'avenue Albert-Einstein, l'avenue Roger-Salengro, le cours Émile-Zola, le cours Tolstoï, la rue Jean-Jaurès et la rue Léon-Blum, la route de Genas, et sont tous plus ou moins orientés est-ouest.

L'axe nord-sud est principalement servi par le boulevard Laurent-Bonnevay (périphérique), et secondairement par de multiples petites rues.

Réseau cyclable vignette|Station Vélo'v à INSA Einstein Le réseau de pistes et bandes cyclables est dense à Villeurbanne. La ViaRhona traverse la commune depuis le Parc de la Feyssine jusqu'à Saint-Jean, en direction du Parc de Miribel-Jonage.

La commune dispose depuis 2005 d'un système de vélos en location dénommé Velo'v qui maille le territoire grâce à de nombreuses stations.

Transports urbains

La Métropole de Lyon et le département du Rhône disposent du premier réseau de transports en commun hors Île-de-France. avec de voyages par jour dont voyages par jour et par an en 2022 pour le seul réseau métro.

Le SYTRAL, autorité organisatrice de la mobilité du département du Rhône et de la Métropole de Lyon, est chargé par cette dernière de la mission d'établissement du plan de déplacements urbains, donc des « déplacements doux » et du développement des transports en commun. Ceux-ci sont exploités sous la marque TCL via un cahier des charges et une délégation de service public.

Le métro vignette|Station République sur la ligne de métro A Deux lignes du métro de Lyon desservent Villeurbanne.

La ligne A relie Vaulx-en-Velin - La Soie, et sa connexion avec le Rhônexpress, à Perrache et sa gare ferroviaire. Six stations sont situées sur le territoire communal de Villeurbanne : Charpennes-Charles Hernu (correspondance ligne B, T1, T4 et C2) République - Villeurbanne Gratte-Ciel (correspondance T6) Flachet - Alain Gilles (correspondance C23) Cusset Laurent Bonnevay - Astroballe (correspondance TB11 et C3)

La ligne B relie la station Charpennes-Charles Hernu, située à la limite avec le de Lyon, à la station Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud à Saint-Genis-Laval. Elle dessert notamment la gare de Lyon-Part-Dieu.

Le tramway vignette|Une rame du tramway T1 à la station INSA-Einstein Le T1 relie IUT Feyssine à Debourg et dessert le nord de Villeurbanne sur , dont 5 au sein du campus de la Doua. Il rejoint notamment la gare de Lyon-Part-Dieu. Le T3 relie la gare de Lyon-Part-Dieu à la ville de Meyzieu et dessert au sud de Villeurbanne, dont la station Gare de Villeurbanne. Le T4 relie la Doua Gaston Berger à l'hôpital Feyzin-Vénissieux et dessert depuis Charpennes jusqu'au campus de la Doua, utilisant la même infrastructure que T1. Le T6 relie la Doua Gaston Berger à Debourg dans le 7e arrondissement de Lyon via les Gratte-Ciel, la Place Jules-Grandclément, la Gare de Villeurbanne et les Hôpitaux Est de Bron. Le tramway Rhônexpress, utilisant la même ligne que T3 (ancienne ligne de chemin de fer de l'est lyonnais), relie la gare de Lyon-Part-Dieu à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry en desservant la station Vaulx-en-Velin - La Soie à la limite de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin, et assurant ainsi la correspondance entre l'aéroport et la ligne A du métro.

Les lignes de bus vignette|Un trolleybus de la ligne C2 Enfin, plus d'une dizaine de ligne de bus du réseau TCL desservent les différents quartiers de la ville : Le trolleybus TB11 traverse Villeurbanne d'ouest en est au sud de la ville, et relie la station Laurent Bonnevay à la gare Saint-Paul, dans le quartier du Vieux Lyon, en desservant au sein de la ville. La ligne dispose depuis 2019 d'un site propre intégral. dans sa traversée de Villeurbanne (Cours Tolstoï et rue Léon Blum). Le trolleybus TB12 relie depuis le 28 février 2026 la gare de Lyon-Part-Dieu à la station Kimmerling - Genêts via la place des Maisons-Neuves et la gare de Villeurbanne. La grande majorité de son parcours est effectuée en site propre. Le trolleybus C2 dessert la commune sur sa frange est dans le quartier de Charpennes-Tonkin. Le trolleybus C3 relie la station Laurent Bonnevay, au nord de Vaulx-en-Velin. La ligne C11 dessert la partie sud de la ville de la place des Maisons-Neuves à Laurent Bonnevay. La ligne C23 relie la station Flachet à la Cité internationale via le Cours Lafayette et les Cordeliers. Les lignes C8, C9, C15, C16, C17, C26 et 7, 16, 25, 27, 37, 57, 67, 69, 70, N83, PL1, PL4.

Projets d'extension du réseau sur Villeurbanne D’ici , la nouvelle ligne T9 reliera en 36 minutes Vaulx-en-Velin - La Soie à Charpennes, en passant par les quartiers de Villeurbanne Saint Jean, Les Buers, Croix Luizet, la Doua et de Charpennes Tonkin. La ligne sera en correspondance avec :