Saint-Paul-Lizonne est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie Généralités Dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, en Ribéracois, la commune de Saint-Paul-Lizonne est limitrophe du département de la Charente (commune de Saint-Séverin). Elle est bordée à l'ouest par la Lizonne, et au sud par son affluent la Sauvanie. C'est une commune rurale Arrêté fixant la liste des communes rurales 2023, Recueil des actes administratifs normal , Préfecture de la Dordogne, , . qui fait partie de l'aire d'attraction de Ribérac., zonage d’étude défini par l'Insee, qui a remplacé en 2020 l'aire urbaine de Ribérac qui n'incluait pas la commune.

Traversé par la route départementale à au sud de la Dronne, le bourg de Saint-Paul-Lizonne est situé, en distances orthodromiques, sept kilomètres au sud-ouest de Verteillac, neuf kilomètres au nord-ouest de Ribérac. Elle est aussi à de Périgueux et d'Angoulême.

La commune est desservie par plusieurs routes départementales, dont une importante, la , ancienne route nationale, qui relie Ribérac à Montmoreau, la traverse aussi la commune (Saint-Séverin à Verteillac par Lusignac), et la qui longe la Lizonne. D'autres routes vicinales parcourent la commune, chahutées par le relief.

Communes limitrophes Saint-Paul-Lizonne est limitrophe de quatre autres communes dont une dans le département de la Charente. Au nord-ouest, son territoire est distant d'environ de celui de Palluaud, en Charente.

Géologie et relief Géologie Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Paul-Lizonne est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé..

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque, de roches sédimentaires du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c5a(2), date du , des calcaires packstone à wackstone crayo-marneux gris blanchâtres à subalvéolines à silex gris ou noirs. La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs : sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « - Ribérac » de la carte géologique au 1/ de la France métropolitaine. et sa notice associée..

vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de Saint-Paul-Lizonne.

Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - ) Holocène

Pléistocène

Néogène( - )  non présent Paléogène( - )  non présent Mésozoïque( - ) Crétacé ( - ) Supérieur

inférieur non présent. Jurassique( - )  non présent Trias( - )  non présent Paléozoïque( - )  non présent

Relief et paysages Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest ( à Lamothe-Montravel). Le bourg est situé sur un éperon surplombant la Lizonne et un petit affluent, la Cendronne, ruisseau temporaire qui descend de Bouteilles-Saint-Sébastien. Il se trouve à d'altitude. . Le point le plus bas de la commune est à d'altitude, à l'extrême sud-ouest, au sud-ouest du lieu-dit Pisseloube. Le point culminant de la commune, à , est au nord, sur la crête qui va vers Bouteilles-Saint-Sébastien.

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en .. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagèresUne unité paysagère est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres... La commune est dans le Ribéracois, une région naturelle possédant un relief vallonné avec des altitudes moyennes comprises autour des , sculpté par la Dronne et ses nombreux affluents. Les paysages sont ondulés de grandes cultures dont les vastes horizons contrastent avec les paysages plus cloisonnés de la Dordogne...

La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de .

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Paul-Lizonne. La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Lizonne et plusieurs de ses bras, la Sauvanie, la Cendronne, le canal de la Pude et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale.

La Lizonne, appelée Nizonne dans sa partie amont, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sceau-Saint-Angel et se jette ans la Dronne en rive droite, en limite d'Allemans et de Saint-Séverin, face à la commune de Bourg-du-Bost.. Elle marque les limites communale et départementale à l'ouest sur quatre kilomètres et demi, face à Saint-Séverin, en Charente.

La Sauvanie, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Cherval et se jette dans la Lizonne en rive gauche, en limite d'Allemans et Saint-Paul-Lizonne, face à la commune de Saint-Séverin.. Elle borde la commune au sud sur près de trois kilomètres, face à Allemans.

Autre affluent de la Lizonne en rive gauche, la Cendronne traverse le territoire communal du nord-est au centre-ouest

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR).. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martial-Viveyrol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité ZNIEFF La vallée de la Lizonne est protégée dans sa traversée de la commune au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de « Vallée de la Nizonne » Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 19 octobre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 19 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos »..

Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).

Sa flore est également riche de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).