Jacques Corbineau est un architecte et sculpteur français du . Il fait partie d'une famille d'architectes français : les Corbineau. On les trouve simultanément en Anjou et au comté de Laval.
Biographie
On ne connait pas les liens familiaux formels entre Jacques Corbineau, Étienne et Pierre Corbineau, qui étaient aussi architectes. Son frère Charles ne figure que dans les comptes de BrissacOn ne connait que peu de chose sur lui. Il est marié à Catherine Guillot dont le nom rappelle les architectes employés au à l'agrandissement de l'église de la Trinité de Laval et peut-être à la construction du portail de l'église Saint-Vénérand de Laval en 1615, Charles Corbineau travaille au château de Brissac avec son frère, il a pour collaborateur Nicolas Malherbe marié à Anne Corbineau. Il meurt avant 1620..
Château de Brissac
Il s'installe à Angers lorsqu'il est choisi par Charles II de Cossé pour reconstruire le Château de Brissac où il mène des travaux, qui commencent en 1614, et s'arrêtent avec la mort du duc en Robert Dauvergne, Le château de Brissac au XVIIIe siècle, 1945, p. 26, .. Une partie seulement de l'édifice prévu initialement est construit.
Port-Louis En parallèle, il dirige la construction de la nouvelle Citadelle de Port-Louis de 1616 à 1621. L'aide apportée par son frère Charles, et son beau-frère Léonard Malherbe permet sans doute de mener ses deux chantiers importants de front. Palais du Présidial d'Angers Il revient ensuite à Angers où il termine le , la grande porte du Jehan Louvet, clerc du greffe civil du Présidial d'Angers note : (Revue de l'Anjou, 1856, tome I, .).
Parlement de Bretagne Germain Gaultier assure alors la direction du chantier du Palais du Parlement de Bretagne, mais décède alors, accidentellement, sur son chantierL'hypothèse exprimée dans plusieurs ouvrages dont celui de J.-M. Richard selon laquelle la construction est alors reprise par Étienne Corbineau, entrepreneur lavallois est erronée. La signature du devis de 1627 n'est pas celle d'Étienne Corbineau, et le nom de l'architecte lavallois ne figure dans aucun des documents. Jacques Salbert indique qu'il reste possible qu'Étienne Corbineau ait participé au chantier de Rennes, mais sous les ordres de Jacques Corbineau. Étienne Corbineau s'occupe alors jusqu'en 1626 de la construction du Monastère des Ursulines de Laval.. Jacques Corbineau est désigné comme son successeur en 1624Bourde de la Rogerie, Germain Gaultier, architecte et sculpteur, 1571-1624, 1930, .. Il est retenu à Rennes du On trouve plusieurs documents à ce sujet : le daté de 1624, mais non signé. Le daté du 5 septembre 1625 et signé J. Corbineau, le du 18 janvier 1627., date de sa désignation au début de l'année 1627, où par défaut de trésorerie le chantier est pratiquement abandonnéIl est possible, comme l'indique Bourde de la Rogerie, que Jacques Corbineau soit aidé par Léonard Malherbe, et par Étienne et Pierre Corbineau, dont on ne connait pas de travaux à cette période..
Cathédrale de Nantes Il est pressenti en 1626 pour diriger des travaux d'architecture militaire à Vannes où il est appelé le , mais refuse le Guyard-Jomard, La Ville de Vannes et ses murs, Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, 1887, .. Anticipant la fermeture du chantier de Rennes, il remporte l'adjudicationAnatole Louis Théodore Marie Granges de Surgères, La Cathédrale de Nantes, dans Réunions des sociétés des Beaux-ARts des départements, 1898, . des voûtes de la nef de la cathédrale de NantesAvec Guillaume Belliard, mari d'Andrée Corbineau, René Lemeunier, Michel Poirier et Marin Godenier.. Cette construction l'occupe jusqu'en 1630. Il reconstruit au même moment les Halles de Nantes en 1628Et non pas en 1618, comme indiqué par R. Dauvergne.. Le chapitre de Nantes satisfait du travail accompli lui demande de construire le transept méridional. Ce chantier durait encore en 1637, après la mort de Jacques Corbineau. Carmes de Nantes Il avait obtenu auparavant le marché de construction du jubé des Carmes de Nantes. Le chœur était fermé par un jubéDubuisson-Aubenay, Itinéraire de Bretagne, 1836, tome II, .fait de tuffeau et présentant des colonnes de marbre, œuvre des architectes Jacques Corbineau et Guillaume BéliardÉgalement auteur du jubé de la cathédrale de Nantes., réalisée en 1631, et financée par un legs de Jean de Rieux, marquis d'AsséracUn document de 1631 cité par Georges Durville sans ses Études sur le Vieux Nantes, tome II, indique . Les architectes sont désignés en fin de texte : .
Notes et références
Source Jules-Marie Richard, « Les constructeurs de retables », Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1906. Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux XVII et XVIII siècles : Études historiques et artistiques, Presses universitaires de Rennes, 1976.
Voir aussi Retable lavallois
Catégorie:Architecte français du XVIIe siècle Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVIe siècle) Catégorie:Date de décès non renseignée (XVIIe siècle) Catégorie:Sculpteur français du XVIIe siècle Catégorie:Architecte lié à Nantes